Réussir

les 8 qualités d'un leader

Que vous avez peut être sans le savoir

Introduction

Etre un leader, cela s’apprend

Les périodes économiques se suivent et ne se ressemblent pas !

Si lors des premières révolutions industrielles, il était successivement nécessaire de développer un leadership entrepreneurial puis charismatique, aujourd’hui il s’agit de développer un leadership inspirant.

Les qualités que l’on reconnaissait aux leaders historiques, cèdent la place à un leadership moins « tout puissant », ayant le « pouvoir sur… », à un leadership influent, ayant le « pouvoir de faire ensemble… ».

La nuance est parfois difficile à percevoir car nul leader d’hier ne fonctionnait de manière monolithique. Beaucoup avaient aussi des qualités parmi celles décrites dans cet article.

Cependant, pour faire un bon leader aujourd’hui – sachant que cela s’acquière et se travaille pour tout le monde – mieux vaut freiner ses instincts de toute puissance et investir profondément au moins 3 des fonctions suivantes…

tout en cherchant à développer aussi les autres (à l’infini), ce qui fera de vous un leader hors pair !

08/ L’humilité

Par ordre décroissant, commençons par l’humilité, qui vous permettra de toucher plus efficacement l’émotion de vos interlocuteurs. Les gens en général aujourd’hui aiment à suivre des modèles qui leur permettent de penser qu’ils peuvent aussi progresser eux-mêmes à l’infini. Si par manque de réflexion personnelle et de discernement sur votre rôle, vous vous érigez en statue de Commandeur, vous allez être un modèle inatteignable et par conséquent, un modèle que l’on critique sans cesse, quand on ne s’en détourne pas complètement. Vos collaborateurs, clients, publics qui vous suivent, doivent penser, chaque fois que vous prenez la parole, que vous cherchez à transmettre quelque chose sans tirer la couverture à vous mais plutôt en sachant, que vous connaissez les risques tout en vous engageant à agir quoi qu’il advienne.

 

07/ Discernement

Ceci amène la deuxième qualité d’un leader aujourd’hui : le discernement. C’est la capacité à bien juger les décisions à prendre, que ce soit par rapport aux personnes, aux situations ou à l’environnement. Vous démontrez votre capacité à prendre le temps d’écouter et de comprendre un problème, puis d’explorer différentes solutions. Autrement dit, vous démontrrez votre flexibilité, votre conviction et votre créativité dans un monde complexe. Plutôt que d’agir par opportunisme, vous démontrez au contraire que vous avez une vision en tête et des options basées sur une connaissance suffisante du terrain pour agir à bon escient. Vous pensez de manière différenciée, pour ne pas dire « critique » au sens positif, de manière à explorer les meilleures options.

 

06/ La créativité

C’est aussi cette fonction « discernement » qui vous conduit à œuvrer de manière créative, astucieuse ou par sérendipité (l’art de trouver ce que l’on ne cherche pas). L’économie d’aujourd’hui est de plus en plus basée sur le service, sur l’information et sur la relation client. Le dirigeant ne peut pas asseoir son pouvoir sur la connaissance infaillible de sonmarché, parce que la demande fluctue au gré des influences, des tendances, des attentes irrationnelles et émotionnelles des clients. Le secteur de la mode communiquait récemment sur l’introduction de l’IA dans la définition des tendances des prochaines saisons, tout en commentant que la créativité des Maisons, reste le seul vrai garant du succès de chaque collection. Un leader aujourd’hui doit avoir autant d’intuition que de force à expérimenter des idées. Cela ne l’empêche pas de prendre des précautions, d’avoir un plan B ou C ou même de tenir un cahier des charges mais il doit aussi prendre le risque de créer des nouveaux modèles d’action avec ses équipes.

 

05 / L’altruisme

La créativité ne saurait être une idée individuelle pour autant si vous voulez garder votre rôle de leader. Les autres doivent d’abord sentir que vous vous souciez d’eux à travers vos propositions et la relation de confiance que vous créez. En affaires, cela signifie que vous voulez que les gens autour de vous fassent mieux, se sentent mieux et progressent. Ayez des idées, communiquez autour de ces idées mais sans vous attirer tout le crédit : l’effet ne sera que court terme ! Préférez développer une culture de l’empowerment, c’est-à-dire qu’à partir d’une idée, d’une mission, d’un objectif que vous fixez, donnez aussi les moyens à vos collaborateurs d’augmenter sans cesse leur autonomie pour avoir un retour d’expérience juste et suffisant. C’est à ce prix que vous récolterez ensuite les meilleures informations du marché. L’altruisme est une qualité de leadership incroyable, loin, très loin de celle que vous pourriez traditionnellement associer à la puissance ou la force.

04/ Éloquence

L’altruisme ne va pas sans l’éloquence. La capacité de parler et d’écrire de façon convaincante a pris de l’importance à l’ère des communications numériques. Les gens s’attendent à ce que les dirigeants communiquent. Ils veulent comprendre et connaître l’univers et la philosophie de ceux à qui ils accordent leur confiance. Un discours éloquent peut conclure un accord. Une note éloquente adressée au personnel peut apaiser les craintes, atténuer la dissidence ou inspirer les gens à atteindre de nouveaux sommets. Pratiquez votre écriture et cherchez à développer votre influence pour devenir un leader plus efficace et plus persuasif.

 

03/ La tolérance

« Faites ce que je dis, ne dites pas ce que je fais ! » n’a plus court aujourd’hui. Pour être un leader, il faut être plus que jamais exemplaire à l’ère des réseaux sociaux. Demandez aux aspirants politiques ce qu’ils en pensent ! Aujourd’hui le pouvoir se mesure à votre capacité à faire confiance, c’est-à-dire à permettre à vos interlocuteurs de prendre des risques calculés. Ils doivent simplement connaître la règle : s’informer, communiquer, lancer l’alerte si besoin… Pour prendre les risques, ils doivent 1) connaître la règle ;  2) sentir qu’ils ne vont pas le payer inconsidérément dans leur carrière. (Précaution d’usage ici : nous parlons entre personnes « raisonnables ». Si vous repérez un cas tordu, nul besoin de vous mettre en danger en tant que leader !). L’enjeu autour de vous est que les personnes puissent expérimenter différents processus de réussite. Leurs erreurs renforcent leur expertise et nourrissent la créativité et l’inspiration de toute l’équipe.

 

02/ L’optimisme

La tolérance s’accompagne d’optimisme. Il n’est pas question d’un optimisme sans lucidité mais d’une alchimie intérieure qui laisse place à l’espoir et à la foi dans la capacité de chacun à progresser. L’optimisme du leader c’est aussi sa capacité à avancer dans l’inconnu en ayant foi dans le fait que tôt ou tard les choses prendront la forme espérée au départ,. C’est aussi de comprendre que le chemin parcouru, quels que soient les obstacles, sera toujours une occasion d’apprendre et de développer sa créativité ou ses talents. Les dirigeants optimistes inspirent et motivent profondément les personnes autour d’elles.

 

01 /L’empathie

J’ai eu l’occasion d’écrire ou de m’exprimer déjà sur le sujet, et je le ferai encore, tant l’empathie est un sujet d’une grande subtilité et d’une grande importance. De fait, un leader doué d’empathie a une précieuse capacité de comprendre ce qui motive profondément chacun de ses interlocuteurs. Là où le discours général entraîne, le dialogue profond et empathique avec chacun, débloque littéralement presque toutes les résistances. C’est par conséquent à mes yeux la première des qualités personnelles d’un leader aujourd’hui. Pourquoi ? Parce qu’une équipe doit rester à l’écoute du marché [réf. Début de cet article]. Cependant l’adage « parler moi de moi, il n’y a que cela qui m’intéresse » (comme le disait Sacha Guitry), reste et restera vrai. Chaque interlocuteur a besoin de sentir qu’il est compris et accepter tel qu’il est. Et la ligne directe vers sa motivation s’appelle son cœur, ses émotions, ses motivations affectives, la compréhension de ses résitances. Nul besoin d’être formé pour cela. L’empathie du leader se développe d’autant mieux vis-à-vis des autres qu’il sait faire preuve d’écoute et de compassion pour lui-même au départ. La raison en est simple : tout ce que l’on tait au fond de soi, on le projette tôt ou tard sur l’autre. En dehors du champ managérial ou entrepreneurial du leader, l’avantage de l’empathie pour ce dernier, est aussi de savoir entendre ses clients même dans ce qu’ils ne disent pas ! C’est tout de même précieux aujourd’hui, face à une économie de l’information et du service…

La bonne nouvelle c’est que chacune de ces qualités se développe de manière volontaire et à l’infini. Si vous pensez en avoir moins de 3 au départ ou les avoir toutes mais de manière peu développée, il ne tient qu’à vous d’évoluer. Soit vous trouverez l’occasion d’évoluer rapidement dans votre secteur actuel, soit vous serez doté pour créer par exemple votre propre entreprise.

Si cet article ne vous a pas encore convaincu, je vous propose de reprendre le tableau ci-dessus et de voir en quoi les 8 qualités décrites dans cet article, peuvent vous être utiles pour développer vos fonctions de leader dans le monde d’aujourd’hui.

Débat

Le leadership est-il une question de genre ?

On ne parle jamais de leadership au masculin, alors pourquoi devrait-on parler de leadership au féminin ?

Un bon leader, quel que soit son genre, est une combinaison de qualités et de compétences acquises (parfois innées), uniques pour chaque individu.

Le problème encore trop fréquent est que les femmes se voient prodiguer des conseils sur la base d’un modèle de leadership masculin très stéréotypé : « Il faudra que tu sois plus dure… plus distante… plus autoritaire… (rayer la mention inutile) ».

Les nouveaux enjeux de marché décrits ci-dessus, pourraient avoir raison de ces stéréotypes et faire évoluer les hommes comme les femmes dans leurs qualités de leaders “influents” et “transmetteurs”.

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