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Toute la vérité sur le brown-out

Introduction

Entre effet de mode et réalité, quel est ce phénomène qui envahit notre champ professionnel ?

L’information sur internet a cette particularité de créer des effets inflationnistes sur certaines informations, qui finissent par créer soit le problème lui-même soit par lui donner une résonance surdimensionnée. Depuis quelques années nous entendons parler du brown-out, comme une pathologie qui vient s’ajouter à celle du burn-out (épuiser toutes ses batteries) et du bore-out (mourir d’ennui). Quelle est la part de vérité entre phénomène à la mode dans la littérature RH et réalité croissante sur le terrain ?

 

Les cadres, PDG et avocats d’affaires seraient les plus touchés

 

Le brown-out est aujourd’hui considéré comme une pathologie, qui conduit à un affaiblissement psychique profond. Le métier que l’on exerce perd tout son sens et finit par atteindre notre propre vie et nos relations. En cause l’accélération des technologies qui enlève de l’intérêt aux métiers décisionnels en particulier.

Les victimes ? Des personnes brillantes, formées, capables d’avoir des responsabilités et de les assumer mais qui perdent le sens de leur mission. Le premier à avoir mis cela au grand jour, est David Graeber, anthropologue et militant anarchiste américain, qui a développé en premier le concept dans un article paru dans la revue britannique Strike! en 2013.

Il explique que le progrès technologique, à défaut d’avoir réduit le temps de travail hebdomadaire, a fini par créer plus de tâches et plus de métiers inutiles. Les premiers touchés selon lui, sont les cadres dans l’industrie, les PDG ou encore les avocats d’affaires, sur qui il a basé son étude. Une étude publiée par Corporate Balance Concepts, menée auprès de 1 000 dirigeants américains a conclu en effet en 2013 que 40 % d’entre eux souffraient de brown-out.

En dehors de ce chiffre, s’il est indéniable aujourd’hui que 55% des salariés juge que le sens au travail s’est dégradé, selon une étude réalisée en 2018 par le Cabinet Deloitte. Mais en dehors de ces chiffres, il est bien difficile d’établir la réalité sur la croissance de ce syndrome.

 

Des précautions à prendre

 

Hormis ces maigres chiffres, vous ne trouverez à lire que des précautions pour palier au brown-out si vous en souffrez :

–        Sortir de sa routine

–        Avoir une activité physique régulière

–        Veiller à son hygiène alimentaire et la qualité de son sommeil

–        Changer de secteur d’activité ou de métier si vraiment on se sent devenir aussi cynique qu’irritable à tout bout de champ.

 

VOTRE MENTORING OFFERT

Trois clés pour retrouver du sens en milieu de carrière

 

  • Retrouvez votre motivation à travers un projet qui vous correspond pleinement avec l’expérience
  • Apprenez par des exercices simples à vous reconnecter à vos intuitions
  • Renouez avec une ambition qui vous ressemble en milieu de vie

Au-delà  des précautions…

 

Au-delà des précautions personnelles que chacun peut prendre, il est bien évident qu’il ne s’agit pas de céder à la panique.

Le monde du travail est en train d’évoluer à toute vitesse et force chacun à l’adaptation rapide. Cela entraîne nécessairement des peurs et des tensions qui proviennent à la fois de l’envie de progresser mais aussi de la crainte de faire autrement, sans connaître le périmètre des futures fonctions qui se dessinent.

Il revient à chacun et en particulier à ceux qui s’ennuient dans leurs responsabilités actuelles, de prendre un certain recul sur leur vie et de se réapproprier leurs valeurs pour faire évoluer leurs projets et leurs ambitions.

L’avenir du travail repose sur une réaventure et un réenchantement des fonctions, qui ne vont pas de soi. Il n’appartient pas moins et pas plus à l’organisation qu’au salarié de se poser des questions pour pivoter et développer les compétences.

Le brown-out n’est peut-être que la manifestation d’une fin d’époque et d’une nouvelle civilisation du travail qui appelle au courage, à l’imagination et à la volonté d’innovation.

 

Les 11 symptômes du brown-out décrits par le magazine Cadremploi

 

1. Vous travaillez sans pour autant éprouver d’intérêt pour ce que vous faites. Le travail en lui-même est une corvée et ne vous stimule pas intellectuellement.

2. Vous avez l’impression que votre to-do-list ne réduit jamais et qu’il y a toujours plus à faire.

3. Vous ne prenez plus en main votre carrière ni de décisions importantes pour vous-même

4. En réunion, vous contribuez au minimum et voyez d’abord les risques plutôt que les opportunités.

5. Vous avancez toutes les excuses possibles pour les éviter

6. Vous vérifiez vos mails dès le réveil et avant de dormir. Vous êtes collé à votre smartphone le week-end et même en vacances ou entre amis.

7. Vous souffrez physiquement. Vous n’êtes plus en forme, vous mangez gras, ne dormez pas assez et avez abandonné le sport.

8. Vous avez perdu votre sens de l’humour et tendez vers un comportement passif agressif. Si quelqu’un (au travail ou ailleurs) vous demande comment vous allez, vous avez tendance à répondre de manière monosyllabique.

9. Votre vie de famille n’est plus ce qu’elle était. Vous rentrez le soir pour regarder la télévision et montrez peu d’intérêt pour votre époux ou votre épouse et vos enfants. Vos relations amicales s’étiolent et vous ne vous y intéressez plus.

10. Vous ne détestez pas vos boss, mais selon vous ils sont colériques et imprévisibles. Vous ne savez jamais s’ils vont apprécier ou non votre travail.

11. Et finalement, le dernier des symptômes du brown out est la relation au patron. La confiance relationnelle a disparût. Aujourd’hui vous avez peur de ses réactions et ne savait jamais à quoi vous en tenir.

 

=> Vous pouvez laisser un commentaire ci-dessous pour partager vos solutions ou expériences autour du brown-out.