Réussir

POURQUOI PAS VOUS ?

Pourquoi n’y a-t-il aucune vertu à vivre en deçà de vos potentiels et à vous cacher derrière vos peurs…

Introduction

Cela fait peut être cliché mais sans confiance en soi, il est difficile de réussir tout ce que vous désirez

Pourtant des milliers de personnes freinent leurs élans, trouvent de bonnes raisons de ne pas agir, se démotivent, perdent du temps à éviter l’échec plutôt que de faire des expériences clés.

Pourquoi pas vous ? Pourquoi ne pourriez-vous pas réussir tout ce que vous désirez le plus ?

Voici quelques retours d’expérience pour faire sauter vos verrous.

Préférez la persévérance à des objectifs inatteignables

 

Laissez-moi vous raconter une histoire qui illustrera parfaitement ce que je cherche à vous dire ici.

Il y a quelques années, je me promenais dans le quartier japonais de San Francisco avec mon mari.

Il connaissait mon désir de lancer l’académie et ayant longtemps voyagé et travaillé au Japon, il en connait la culture et les coutumes animistes.

En passant devant un magasin de déco, il s’arrête et me propose de m’offrir un Daruma.

Je ne connaissais rien à ces poupées de papier mâché (1). Elles ont pour vocation de fournir à leur détenteur, les encouragements nécessaires à persévérer dans leur quête de la réussite et dans l’atteinte de leurs objectifs.

(1) D’après l’histoire, les poupées Daruma représentent un prêtre indien Bodhidharma. … Bodhidharma est l’initiateur du bouddhisme Chan en Chine et du bouddhisme zen au Japon. La légende raconte qu’après sept années d’intense méditation dans une grotte, Bodhidharma aurait atteint l’illumination, appelée satori.

Le principe est simple, en le recevant, vous dessinez un premier œil au feutre noir, sur l’une des orbites laissées vierges à cet effet. Le jour où vous atteignez votre objectif, vous dessinez le deuxième œil et votre poupée prend vie, comme le symbole de votre réussite grâce à vos efforts endurants.

J’étais alors pétrie d’un idéalisme sur mon projet (sur lequel je reviendrais plus loin dans cet article) et plutôt que de comprendre le message de mon mari et du Daruma, j’ai dessiné le premier œil de ma poupée en projetant un objectif complètement irréaliste.

Bien entendu, avec le recul, je ne m’en veux pas de ne pas avoir (encore) atteint cet objectif mais j’en tire une conclusion utile pour cet article.

 

Il est invraisemblable, irréaliste, inconcevable, de développer ses potentiels sans comprendre que cela va demander avant tout de l’endurance et de la persévérance.

 

Et il est encore plus irréaliste pour cela de se fixer des objectifs ambitieux, démesurés, inatteignables, en voulant se mesurer à soi-même. Cela ne marche tout simplement pas !

Pourquoi ?

Cela introduit mon deuxième point.

 

Réussir fait tout simplement peur

 

J’ai suffisamment changé de métiers, de statuts professionnels, de postures de travail dans ma vie, pour vous dire que même si vous désirez profondément repousser vos potentiels plus loin, nous nous heurtons tous au début, à la peur de réussir.

Le signe le plus évident est que nous nous fixons souvent intérieurement des motivations ultra positives, qui n’ont tout simplement aucun sens, parce que nous sommes dans l’incapacité d’y croire à 100% au moment où nous les émettons (notre cerveau résiste).

Si vous vous dites par exemple : « c’est dur mais je dois rester motivé.e », je vous garantis que vous ne le resterez pas longtemps.

 

Si vous vous dites : « Je suis fait.e pour la réussite ! », vous n’y croirez tout simplement jamais.

 

C’est pour cela que je trouve toujours suspectes, toutes les propositions de valeur commerciales, qui nous vendent le bonheur, la réussite, la liberté, à pas cher ou avec une méthode rodée. C’est si facile de promettre la lune à qui souffre de ses propres peurs !

Le premier pas à faire avec soi-même est « tout simplement » d’admettre, qu’au démarrage (et même à l’étape de conception) d’un projet, nous avons tout simplement peur, sans exception, de nous tromper, d’être libre, de nous singulariser, de ne pas être compris, reconnu, considéré pour le meilleur de ce que nous avons à apporter.

Nous vivons de plus dans une société cruelle, critique, toujours prolixe à émettre un jugement sur ce qui n’est pas conforme à… ; dans l’ordre de … ; dans la ligne de machin…

 

Si vous voulez dépasser cette peur, commencez par l’admettre dès le démarrage de votre projet : vous économiserez beaucoup de temps et d’énergie.

 

Concentrez-vous ensuite, non pas sur ces peurs (irrationnelles dans 80% des cas) mais sur ce que vous désirez avant tout à travers ce projet.

Ainsi ne vous répétez pas « C’est dur mais je dois mais je dois resté.e motivé » mais dites-vous le plus souvent possible « C’est dur, c’est certain mais ce que je désire, c’est d’abord et avant tout de me prouver que je peux rester motivé.e pour donner du temps à mon projet ».

Ne vous répétez pas non plus « Je suis fait.e pour la réussite » mais dites-vous régulièrement : « Ce que je désire par-dessus tout, c’est réussir, quelles que soient les expériences qu’il me sera nécessaires de faire pour parvenir à cette réussite ».

En parlant de votre désir et en admettant de facto que votre parcours ne sera pas forcément linéaire, vous admettrez plus facilement la réalité qui s’impose à vous pour progresser et accéder à votre désir tout en tenant la distance.

 

Ne passez pas votre temps à talonner un modèle de référence

 

Ce que j’entends par là, c’est qu’au démarrage d’un projet, d’une transition, d’un objectif qui nous tient à cœur, nous avons tous besoin de nous référer à un modèle.

Ce modèle peut être une idée de la réussite, une personne qui a réussi, une philosophie ou un courant qui nous séduisent… et auquel nous allons nous identifier un moment, comme un adolescent qui cherche ses propres modèles pour voler enfin de ses propres ailes.

Cependant ce ne sont que des points de départ inspirants et qui donnent du courage de quitter une situation souvent connue et confortable.

 

Le but doit toujours rester de créer sa propre formule de réussite et d’y travailler pour la trouver.

 

Ainsi, si je reviens à mon histoire de Damaru, je peux vous certifier que je n’ai toujours pas peint le deuxième œil de ce dernier, parce que le premiers œil que j’avais dessiné n’était en définitif qu’une forme d’imprécation à la réussite d’un modèle, qui ne peut en rien être le mien.

Je n’ai pas quitté un modèle de travail et de vie qui ne me satisfaisaient plus autrefois, pour adopter un autre modèle pré mâché. J’ai fait tous ces efforts pour créer mon propre modèle de vie et surtout pour repousser mes potentiels.

Quel est l’intérêt de repousser ses potentiels, me direz-vous ?

Il n’est pas de se prouver que l’on existe ou « qu’on le vaut bien »  mais de faire des expériences plus enrichissantes pour soi, tout en élevant sans cesse sa conscience.

Finalement, l’intérêt majeur que j’y vois [à repousser ses potentiels], c’est aussi d’augmenter sans cesse sa confiance en soi, en comprenant que nous ne sommes pas sur terre pour vivre en deçà de nos possibilités mais au contraire, pour progresser aussi loin que nous le désirons.

Pour ne pas conclure

Je terminerai donc en disant que vous pouvez vous aussi réussir tout ce que vous désirez

Tant que vous prenez conscience qu’il n’y a aucune vertu à vivre pour autre chose que ce qui vous appelle au fond de vous-même.

Pour garder confiance en vous et développer vos potentiels :

>> ne vous mettez pas à l’épreuve : faites l’expérience du chemin et non de l’objectif  ;

>> acceptez, d’entrée de jeu, votre peur de réussir et invitez vos désirs, le plus souvent possible à prendre le dessus (lire aussi “comment reprogrammer son subconscient“) ;

>> adoptez des modèles de départ pour vous booster mais sachez rapidement vous en distancer pour trouver vos propres clés de réussite et d’harmonie.

Et surtout, surtout, donnez-vous du temps.

Je finirai peut être par dessiner le deuxième œil de mon Daruma, mais pour le moment je m’en fiche un peu : le chemin me convient parfaitement.

J’apprends suffisamment tous les jours et je n’ai pas encore le sentiment d’avoir atteint un plafond de potentiels.

Cela m’aide à me sentir vivante, vibrante et pleine d’énergie.