MINDFULLNESS

Est-ce possible de vivre son identité profonde dans sa vie professionnelle ?

Introduction

Vous savez déjà ce que vous voulez être depuis l’adolescence

Mais vous vous appliquez à le repousser sans cesse. Alors parlons des vraies raisons pour lesquelles vous ne faites pas ce que vous rêveriez de réaliser ou de vivre.

Avertissement !

Ne lisez surtout pas cet article si vous pensez que vous n’avez aucun pouvoir d’action sur votre existence et que les autres portent toutes les responsabilités de ce qui vous arrive.

Ne lisez pas non plus cet article si vous pensez que vous avez toujours fait les bons choix et que vous êtes assez opportuniste pour saisir les bonnes occasions qui se présentent sur votre route.

Lisez uniquement ce qui suit, si vous avez un tant soit peu conscience que la vie a des hauts pour prendre confiance en vous et des bas, pour vous faire avancer à une degré de conscience plus élevé…

Vous n’arrivez pas à vous détacher du regard des autres

Et parfois même alors que vous atteignez la quarantaine, vous êtes toujours relié à l’opinion familiale (en rejet ou en fusion avec ce que pense les membres de votre clan, sur ce qui est la réussite ou ce qui ne l’est pas en particulier).

Autant nous sommes bien d’accord, il est fondamental d’avoir un modèle familial pour grandir et trouver un équilibre personnel, autant il est aussi grand temps en milieu de vie, de prendre conscience des projections de parties d’eux-mêmes sur nous.

Pourquoi ne peut-on pas le faire avant ? Pourquoi aussi maintenant ?

La plupart du temps on sent les projections en question sur soi, mais s’inscrire dans une réussite de vie tout en se détachant des modèles fondateurs, n’est pas impossible ! Cependant c’est non seulement difficile mais très souvent douloureux. Alors on préfère vivre avec ces projections, tout en sachant qu’elles ne nous appartiennent pas en vérité, jusqu’au jour où notre réussite est suffisante et que nous nous interrogeons sur leur bien fondé.

Souvent par loyauté familial, on en arrive à mal vivre ce que l’on considère alors comme un rejet du modèle familial, alors que c’est à la fois naturel et nécessaire à cette période de vie.

Que faire ?

Faire la différence entre « rejeter ses modèles » notamment parentaux et s’affranchir psychologiquement de conditionnements qui nous empêchent de créer notre propre vie.

Vous n’arrivez pas à vous convaincre que vous pouvez y arriver

 

Entre sentiment d’imposture et bonnes raisons de ne pas bouger l’équilibre de ceux que vous aimez aujourd’hui, tout est bon pour vous éviter depuis des années d’affronter la peur.

Devenir soi est la chose la moins naturelle qui existe au monde et la moins enseignée parce qu’elle va à l’encontre de l’ordre social. Alors n’attendez rien de personne dans ce sens. C’est une chose que l’on désire et que l’on accomplit. C’est une chose qui prend du temps et qui est pavée de doutes et de retours arrière. Mais c’est une chose qui vous emmène vers plus de force et plus de richesses de vie, à tous les niveaux.

Le seul antidote à la peur et au doute, sont le travail et la constance. Toute chose que l’on tend à oublier parfois dans notre vie douillette à mi parcourt de carrière.

Que faire ?

Arrêter de se demander ce qui se passerait si vous échouez.

Penser au contraire au pire des scénarii qui pourraient vous arrivez si vous échouiez.

En tirer les deux ou trois choses que vous ne supporteriez absolument pas de vous-même en cas d’échec.

Tout faire pour les éviter, en vous faisant aider, en vous formant, en ayant une stratégie mesurable, en prenant des décisions d’ajustement progressives… Bref en vous soignant et en vous donnant du temps et des moyens d’apprendre à devenir ‘vous’.

 

Quittez à tout jamais Fantasmes Land

 

Vous avez sans doute entendu un ancien, à l’automne, voire l’hiver de sa vie, vous donner le conseil suivant : « si c’était à refaire, je serais » ou « j’aurais » ou « je ne ferais pas… ». Cela fait des best-sellers, comme l’ouvrage de Bronnie Ware : Les 5 regrets des personnes mourantes.

Franchement, ce livre que je trouve par ailleurs admirable, m’a toujours questionné sur le fait que statistiquement, autant de personnes pouvaient dire : « je regrette de ne pas avoir écouté mes désirs… » ; « je regrette de ne pas m’être assez occuper de ma famille… », etc. comme si cela allait aider leurs prochains à éviter ces impasses.

Je constate au contraire que l’on peut déduire de telles « statistiques » parce que la majorité des êtres préfèrent vivre à « Fantasme Land » plutôt que se réveiller un jour et de comprendre qu’ils ne doivent plus vivre potentiellement mais activement leur Etre profond.

Alors j’en suis arrivée à la conclusion que la majorité préfère vivre de leurs fantasmes plutôt que de quitter un jour le conformisme et le confort d’une vie certes pas très riche mais après tout, pas trop risquée non plus.

A ce rythme on en arrive à une peu viscérale du changement, que savent parfaitement exploités des centaines d’acteurs autour de nous.

Que faire ?  Si vous préférez vous sentir bien tout le temps, ne faites surtout rien ! Mais si vous souhaitez vivre une aventure humaine qui soit le reflet de votre propre dynamique, de votre cœur et de votre sagesse, alors arrêtez de penser que la vie passe par l’idée de se sentir bien à 100% et épousez vos peurs, vos doutes et vos négations pour ne surtout plus les éviter mais vivre avec en intelligence de situation.

 

En résumé

 

Vous n’allez pas tout à coup découvrir des choses extraordinaires sur vous-même ou réaliser tout à coup que vous êtes fait pour autre chose. Quelle importance d’ailleurs. Laissez ce discours à la cohorte de coaches qui veulent vous le faire croire. Vous êtes ce que vous êtes devenu et c’est ainsi. Maintenant, est-ce suffisant ? Est-ce ce que vous désiriez profondément ? Y-a-t-il autre chose à accomplir pour vous ? Considérez alors ce que l’expérience vous a apporté et servez-vous de votre expérience comme tremplin mais du moment présent comme point de départ. Il n’y a rien d’autre à faire : juste à Etre !