Sortez la tête de l’eau et augmentez votre impact personnel

Sortez la tête de l’eau et augmentez votre impact personnel

Sortez la tête de l’eau et augmentez votre impact personnel

Pas un leader que je rencontre sans me dire combien il est occupé. Un peu, beaucoup, énormément, passionnément, à la folie : cela varie en fonction de l’impact que chacun recherche. Derrière le déclaratif « je suis tellement occupé(e), que… » se cache très souvent un raisonnement erroné. Pourquoi et comment pouvez-vous arrêter d’être « occupé » et vous concentrer à augmenter votre impact de leader ?

gestion du temps

Leçons de vie

Je suis adepte de la marche et en particulier dans le désert. J’ai appris trois choses importantes au contact de cette nature particulière et de ses habitants.

  • Le ciel est étoilé toutes les nuits : à nous de lever le nez.
  • Le désert se déplace sans cesse : à nous de nous ajuster.
  • Les chemins ne mènent nulle part en apparence : à nous de changer de perspective.

Mes conclusions : tout problème bloquant demande :

  • De prendre de la hauteur
  • De comprendre les forces en action
  • De changer notre manière de voir les choses.

Il en va exactement de même pour arrêter d’être sans cesse débordé, au point ne plus voir quel impact nous créons réellement ou pas dans nos fonctions de leader.

gestion du temps

Les risques

Il y a des risques à se laisser entraîner sans cesse dans l’activisme et dans tout type d’activités, sans discernement. Au départ on perd simplement le fil de nos priorités. Nous avons encore le temps d’y remédier mais si nous ne le faisons pas, nous évoluons vers le stress. Puis le stress s’auto-alimente, en se nourrissant de nouvelles urgences : nous plongeons dans le multi-tâches, désordonné et sans cohérence, sinon de remplir un vide toujours plus grand. Cela nous conduit à décharger une adrénaline trop importante qui nous conduit à développer un goût pour le « toujours plus occupé », « toujours plus urgent ». C’est ainsi que l’on oublie de servir notre projet professionnel, en donnant le meilleur de notre énergie à notre employeur ou à nos clients !

Où se cache l’erreur ?

Dans notre cerveau évidemment : il y a presque une forme de procrastination qui s’élabore sournoisement en nous pour ne pas développer notre véritable ambition. Cela exigerait de notre part la prise de risque et de se singulariser. Pourtant avant cela, notre principale erreur est de ne pas se référer à notre tableau d’ensemble (réf. « le ciel étoilé ») : quel est notre grand projet professionnel ? Sans ce dernier et quelques outils, il est compliqué dans le feu de l’action et au jour le jour, de gérer les priorités (réf. « savoir nous ajuster ») et surtout de définir spontanément dans notre tête, si celles-ci nous rapprochent ou nous éloignent de notre dessein (réf. « savoir changer de perspective »).

Les symptômes sous-jacents

« Être toujours trop occupé » est un symptôme. Parfois les leaders sont bien organisés mais toujours « très occupés » malgré tout, ce qui dissimule un manque de concentration et même disons-le, une difficulté à assumer la tâche, somme toute harassante, de réflexion stratégique et de décisions à prendre. Difficile de prendre du recul, c’est certain mais pensez aux décisions que vous avez prises les trois derniers mois par exemple. Vous ont-elles aidé à développer vos objectifs personnels et en quoi cela vous a permis d’augmenter votre impact (créer plus d’autonomie, plus d’influence, plus de compétences) et celle de votre équipe ? Le tableau ci-dessous peut vous y aider. Vous le connaissez certainement. Il n’en reste pas moins un outil intéressant pour faire la part des choses et prendre du recul. Ensuite reportez-vous à la matrice suivante, pour savoir comment gérer votre temps judicieusement.

gestion du temps

Evitez la zone où vous ne faites aucune différence

Une manière simple de comprendre où se situe la valeur que vous créez, est de tenir compte à la fois de l’urgence de vos activités et de l’impact que vous créez, réellement. C’est ce qui vous permet d’évaluer périodiquement où vous apportez la plus grande contribution. Le but ici est de consacrer autant de concentration et d’efforts que possible dans le quadrant 2, où vos tâches créent beaucoup de valeur, et sans que vous ayez à travailler dans l’urgence permanente. Il y aura toujours des activités à suivre qui se retrouveront dans le quadrant 1 mais l’idée est bien entendu de les réduire considérablement, en redéfinissant vos priorités, en déléguant ou en repoussant à plus tard. Si vous êtes un éternel « occupé », votre défi est de sortir au maximum du quadrant trois qui ne requière que de l’adrénaline en surdose. C’est là que vous passez votre temps à gérer des listes de tâches sans créer de valeur et surtout, où vous ne faites aucune différence. 65 % de vos activités doivent figurer dans le quadrant deux (fort impact, forte valeur ajoutée) et faire l’objet d’une planification soignée. Gardez cette feuille de route en tête et redresser la barre aussitôt que possible lorsque vous sentez que vous glissez dans le quadrant 1 et pire, dans le quadrant 3.

gestion du temps

En résumé

Dans l’ordre décroissant :

Objectif N° 3 : Concentrez-vous sur l’activité qui vous apporte le plus d’impact et de valeur dans 65% des cas.

Objectif N° 2 : Faite la différence en sélectionnant les activités sur lesquelles vos compétences vous permettent d’apporter le plus de valeur.

Objectif N° 1 : le plus important ! Sachez clairement ce que vous souhaitez développer à titre personnel et au titre de votre équipe.

Tout part de là pour générer les idées d’avenir qui vous tiennent à cœur. 👇

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Les secrets de notre cerveau pour résister à nos désirs les plus profonds

Les secrets de notre cerveau pour résister à nos désirs les plus profonds

Etes-vous sûr de vous sentir à la hauteur du prochain défi qui vous attend ?

Tout savoir sur les secrets de votre cerveau pour résister à vos désirs les plus profonds et comment contourner la difficulté pour rester motivé dans vos fonctions de leader.

Quelque chose d’intéressant se passe dans le cerveau humain lorsque nous obtenons ce que nous voulons. Lorsque nous imaginons les objectifs que nous souhaitons atteindre, nous le faisons souvent en espérant qu’ils amélioreront notre qualité de vie de manière tangible. Cependant cela se passe rarement ainsi. Pourquoi et comment y remédier dans vos fonctions de leader ?

défis et leadership

Le cocktail neurologique imprévisible

Sur le plan neurologique, lorsque nous obtenons quelque chose que nous désirons vraiment, nous commençons simplement à en vouloir davantage. De nouvelles recherches sur la nature de la substance chimique de la dopamine ont mis en relief sa complexité. On la croyait «l’hormone du plaisir » mais on découvre qu’elle joue un rôle dans le fait de repousser le désir toujours plus loin. Face à un projet qui demande un certain investissement personnel sur le long terme et qui nécessitera forcément de dépasser des obstacles, le rôle de la dopamine peut donc amener à saboter nos efforts pour continuer à avoir du plaisir de désirer plus et non d’obtenir. Notre cerveau nous pousse alors à croire qu’une fois l’objectif atteint, nous allons perdre ce plaisir et nous mène inconsciemment à penser que de toute façon « nous ne sommes pas à la hauteur du défi ». Il nous détourne alors sur un autre objectif “désiré” et la dopamine jouera à nouveau son rôle, en nous aidant à désir plus, jusqu’à ce que l’on se rapproche à nouveau de l’objectif, sans pour autant chercher à leur concrétiser.

👉Dans La  molécule de More, le Dr. Daniel Z. Lieberman explique que les experts qui ont étudié l’hormone ont découvert que nous sommes obsédés par les choses que nous désirons et blasés lorsque nous les obtenons. Ainsi des gens très motivés sur un projet, vont rarement jouir de leur succès. La dopamine ne procurerait pas le plaisir mais le « plaisir » de vouloir en avoir toujours plus.

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Le responsable : la dopamine

Imaginez  : vous avez réuni tous vos talents et votre courage pour obtenir ou créer un projet professionnel que vous désirez (ou tout autre chose).  Vous êtes passé à l’action et vous rencontrez une série d’obstacles, que vous pouvez 9 fois sur 10 surmonter mais dans votre tête, ils restent insurmontables. Un cocktail toxique neurologique s’accumule alors, avec pour effet de vous asséner des préjugés sur vous-même ou sur vos aptitudes, de plus en plus fréquents. Vous commencez à redouter l’échec, d’autant plus cruellement que personne ne vous a poussé à désirer et à prendre des risques. Vous commencez à diffamer l’objet même pour lequel vous travaillez depuis un moment. Cela se traduit par : « je ne suis pas … » dans votre tête (je ne suis pas assez compétent ; je n’ai jamais été assez bon dans ;  c’est trop tard ; cela n’a plus de sens pour moi ; les autres ne comprennent pas …). Que ce soit vous qui le pensiez ou que vous preniez les premières critiques de plein fouet, c’est la même chose. C’est toujours un travail d’auto-diffamation car dans le cas contraire, vous pourriez mettre les critiques en perspective (je ne dis pas que c’est facile !). En vous, un processus d’auto-sabotage se met en place pour nourrir votre cerveau d’un plaisir permanent : celui encore une fois de désirer plutôt que d’accomplir. “Pourquoi lutter ? Mieux vaut passer à quelque chose de moins difficile ou moins risqué ! “, se répète votre cerveau, en boucles. De vous-même, vous annulez tous vos efforts passés, en croyant sincèrement que ce n’est pas  votre voie.

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Comment déjouer les jeux de pouvoir de notre cerveau sur notre motivation ?

Qu’est-ce que le génie ? Avoir un but élevé et vouloir les moyens d’y parvenir.

(Friedrich Nietzsche)

Le problème c’est que cela peut se produire une fois, deux fois, trois fois même mais lorsque cela se heurte à un projet qui a du sens pour soi et qui correspond souvent à une transition de vie professionnelle nécessaire, cela amène beaucoup de souffrances et de perte de confiance en soi. C’est souvent ce qui se passe en milieu de carrière, au moment même où il est nécessaire de prendre un virage. Alors quelle est la solution ? Elle réside dans la prise de conscience :  arrêter de « vouloir » mais se donner tous les moyens de passer à la phase de réalisation. Cela passe nécessairement par un biais cognitif qui sera ce que l’on désire « être » profondément. Comme tout cela peut être encore flou tant que l’on ne travaille pas sur soi un minimum, il faut en tout état de cause garder en tête différentes informations :

#1  Ne pas se faire piéger par le syndrôme de “l’herbe est plus verte ailleurs”

Lorsque nous désirons quelque chose, c’est souvent parce que nous pensons que cela changera notre vie. Il y a souvent un côté irréaliste à penser que ce que nous désirons va nous “sauver” de la situation actuelle (de l’ennui, des soucis actuels, de la peur…). Cependant tout changement passe par des phases d’apprentissage et donc d’échecs. Si nos désirs restent ancrés dans le fantasme d’une vie meilleure, le premier échec nous semblera insurmontable.

👉 Conseil : ne jamais choisir sur la première “bonne idée” qui nous vient en tête. Choisir à partir de beaucoup de “bonnes idées”.

 

#2 Ne pas céder au jeu des comparaisons

Il faut avoir conscience que pendant toute la période (parfois longue) durant laquelle nous allons chercher à réussir, notre cerveau va en quelque sorte passer sa vie à justifier et valider notre position de vie, ne serait-ce qu’avec l’intention de « nous protéger » de souffrances excessives (la remise en question n’est jamais simple, admettons-le !). C’est une des raisons pour lesquelles nous développons l’envie des autres, en particuliers ceux qui ont réussi là où nous désirons réussir nous-même. Nous les affublons de critiques sans ménagement ; Nous pensons que « nous pouvons faire tellement mieux qu’eux », « plus facilement » ;  « qu’ils sont déjà dépassés ». Nous devrions au contraire, sans chercher à nous comparer, apprendre de ceux qui nous inspirent la réussite que nous recherchons pour nous même, sans devenir esclave de l’image qu’ils projettent sur nous. Ils sont forcément eux-aussi en recherche de progression sur d’autres plans que nous n’avons pas encore atteints mais qui nous concerneront un jour. Le jour où nous nous rendons compte que nous n’avons plus besoin de nous en inspirer, c’est que nous avons fait notre chemin intérieur et que nous avons augmenté nos compétences. Cependant, au moment où la réussite commence à poindre le bout de son nez, notre cerveau va nous tendre un troisième piège !

« Tu vaudras aux yeux des autres ce que tu vaux d’abord à tes propres yeux »

(Proverbe Latin)

#3 Ne pas céder au syndrôme de l’imposteur

 Si nous tenons suffisamment dans l’effort et commençons à atteindre notre objectif, nous allons ressentir des peurs irrationnelles de ne pas être à la hauteur des enjeux qui se présentent alors à nous et de notre légitimité à occuper la place qui nous revient. Nous allons commencer à nous dire « que nous ne sommes pas prêt » pour la grande bascule, que « ce n’est pas le moment de faire éditer notre livre » ou de « créer notre entreprise » ou de « prendre la direction de… » ou de “parler à notre N+1 de la suite…” … Pourquoi ? Parce que notre cerveau nous envoie une série d’informations inconscientes qui nous font craindre l’échec.  Face à un projet qui vous tient à cœur, ce n’est pas le moindre des défis qui nous attend ! C’est peut-être le plus difficile : passer de l’idée d’« agir pour » (agir pour réussir vraiment !) à l’idée de « prospérer enfin » (c’est-à-dire de recueillir le fruit de nos efforts passés, sans s’endormir dessus certes mais sans craindre non plus de tout perdre).

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Cesser de s’égarer

La véritable force est celle que nous exerçons à chaque instant sur nos pensées, nos sentiments et nos actes

(Morikei Ueshiba, fondateur Aïkido)

Cela reste difficile de se percevoir soi-même et encore plus de percevoir les mécanismes secrets de notre cerveau mais l’idée, c’est de cesser de s’égarer et d’accomplir des actes constructifs à la hauteur des efforts engagés sur la durée. Il est encore plus difficile de reconnaître que très souvent, les choses que nous envions chez d’autres sont le reflet de nos désirs les plus profonds ; Ceux que nous ne nous permettons pas (encore) d’obtenir et d’assumer pleinement. Maintenant que vous êtes au fait que votre cerveau est « conçu » pour vouloir toujours plus, déjouez autant que possible ses mécanismes ravageurs sur vos efforts. Accrochez-vous, croyez dans vos ressources personnelles pour dépasser les obstacles ; Ne désirez pas sans cesse : jouissez de ce que vous vivez maintenant dans le processus qui vous mène à réaliser et accomplir pleinement vos projets et développer des méthodes pour réaliser vos ambitions et votre vision de leader 👇

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Cessez d’être autocritique

Cessez d’être autocritique

Cessez d’être auto-critique !

Nous connaissons tous des personnes qui exigent beaucoup d’elles-mêmes mais il est parfois difficile d’admettre que nous aussi, nous nous identifions à nos attentes et que celles-ci sont trop élevées. Parmi les leaders c’est un cas fréquent, qui renforcé par le stress, alimente un besoin de dépassement permanent. Certains, selon leur position dans la hiérarchie, vont reporter ce besoin sur les autres et ne supporter aucune erreur ou défaillance, comme si chacun devait être à tout instant un modèle de performance absolue. D’autres vont s’en prendre à eux-mêmes et bien que leur parcours professionnel soit tout à fait honorable, voire remarquable, ils vont avoir tendance à l’autocritique, comme un moteur censé les pousser de l’avant. « Après tout pour réussir, il ne s’agit pas de s’écouter mais d’avoir de la volonté et de l’endurance », pensent-ils. C’est une stratégie déterministe mais qui a ses limites lorsque la personne ne répond pas à ses propres attentes élevées et finit par se réprimander au lieu de comprendre sur quoi elle butte.

autocritique du leader

Qu’est-ce que l’autocritique saine pour un leader ?

L’autocritique saine intervient lorsque nous réalisons pourquoi nous avons échoué et comment nous aurions pu l’éviter. Elle nous permet alors d’assumer nos responsabilités, de corriger nos erreurs ou comportements et de repartir sur de nouvelles bases, même si parfois cela demande des ajustements successifs pendant quelques temps. L’autocritique devient dans ce cas, un moyen d’autoévaluation aussi bien des points positifs que négatifs, de nos activités, comportements ou sentiments.  Elle permet alors d’éviter de renforcer notre ego dans une situation qui nécessite au contraire du discernement de notre part et des actions correctives. On sait que l’autocritique est positive lorsqu’elle aboutit à un apprentissage ou à un dépassement de soi, notamment sur des projets à long terme qui nécessitent de rester motivé. Elle devient négative, voire toxique, lorsqu’elle aboutit à un cycle perpétuel de remises en cause personnelles, qui éveillent constamment deux émotions liées à l’autocritique : la honte et l’humiliation. Elle favorise alors un processus déjà en place au départ lié à une faible estime de soi-même.

autocritique du leader

Existe-t-il des moments où un leader est plus sujet à l’autocritique ?

Le leadership est une position qui amène une forme de solitude, d’incertitude et de stress qu’il est parfois difficile de combler selon les périodes de vie. L’autocritique tend alors à devenir plus courante pour certains, comme dirait l’adage « pour serrer les dents, le temps que les difficultés passent ». Cependant ce ne peut pas être une stratégie à long terme, au risque de développer une forme de jugement excessif vis-à-vis de soi, des comportements sévères voire punitifs, une vision surdimensionnée de ses propres lacunes ou encore, de développer de la rumination et de l’anxiété. L’autocritique systématique aboutit à une moindre motivation et finalement à une perte  de performance. En s’aggravant l’autocritique systématique amène à un état d’inhibition qui empêche d’agir pour atteindre ses objectifs. Comment briser le cercle des pensées négatives sur soi et retrouver la confiance ?

autocritique du leader

Qui critique quoi ?

Si vous êtes fréquemment sujet à l’autocritique alors que vous êtes un leader compétent et toujours prêts à vous former et à progresser, c’est que vous avez besoin de porter attention au processus qui s’anime en vous dans ces moments-là et de le modifier progressivement, par une pratique constante de l’une ou l’autre des méthodes qui suivent dans cet article. En tout premier lieu, avant d’appliquer quelque recette que ce soit, demandez-vous ce que cache votre besoin d’autocritique et ce qui vous déçoit réellement. J’ai longtemps été sujette à l’autocritique jusqu’au jour où j’ai compris quelles étaient mes véritables attentes en tant qu’entrepreneure et en tant que femme : celles d’être heureuse et créative. Tant que cela n’avait pas été clarifié au fond de moi, j’avais tendance à substituer ces besoins en fuites permanentes vers des objectifs multiples et à travailler énormément en ne supportant aucune défaillance autour de moi, encore moins en ce me concernait. Epuisant à la longue :  tout simplement ! Quelle est votre « fuite » à vous ? Certains vont chercher le succès de manière effrénée alors qu’ils recherchent tout simplement à prouver leur valeur. D’autres vont vouloir être des spécialistes experts à l’excès, alors que leur attente fondamentale est d’être d’abord et avant tout compétent et reconnu comme tel. D’autres vont être dans un combat permanent, pour des tas de causes possibles, alors que leur besoin premier est de se protéger eux-mêmes… Lorsque vous êtes dans l’autocritique vous vous incriminez d’abord et avant tout de ne pas vous donner à vous-même ce dont vous avez besoin. Lorsque vous avez trouvé, donnez un nom à votre « critique » et chaque fois que vous relevez sa présence dans votre vie, rappelez-vous de votre véritable attente. Le jour où j’ai cessé l’autocritique pour tout et rien, j’ai acquis plus de profondeur, de créativité, de patience et de tempérance dans mes missions professionnelles.

autocritique du leader

Entraînez-vous

Ne nous cachons pas la face, la route peut être longue mais voici quelques astuces pour vous aider.

1️⃣ Évitez de généraliser

Tout le monde ne note pas vos défauts et vos manques. Cessez de penser que chacun voit vos failles et vos atermoiements intérieurs. C’est loin d’être le cas. Concentrez vous sur le premier point (réf. “qui critique quoi ?”).

✨ J’ai accompagné une fois un DG qui rencontrait des difficultés relationnelles fortes avec son président. Le président était lui-même accompagné par une autre personne que moi. Mon client, soumis une très forte pression et un stress élevé, parce que son poste était remis en question, s’autocritiquait durement sur le fait qu’il était un animateur d’équipes et non un politicien.  Or j’ai appris plus tard que c’était à la fois son expérience d’animateur d’équipes et sa capacité à être un fin politicien qui avait au contraire séduit son président, qui lui reprochait tout autre chose.✨

2️⃣ Pratiquez le jeu du « si »

« Et si à la place j’avais fait comme ceci ou comme cela… que se passerait-il à la place de ma situation actuelle ? Envisagez plusieurs hypothèses et testez les la fois suivante.

3️⃣ Elevez vos attentes

Cela peut paraître contre-intuitif mais en fait, en occupant vos pensées négatives par des un projet personnel, avec des buts élevés en lien avec vos valeurs, vos besoins profonds ou votre éthique professionnelle, vous transposez naturellement une énergie négative, en énergie constructive. Vous vous mettez alors dans un état d’esprit de construire votre voie professionnelle et de solliciter vos propres qualités pour cela. Fixez vous un but et prenez les commandes de votre avenir professionnel👇.

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Le brown-out des leaders

Le brown-out des leaders

Le brown-out des leaders : comment éviter que vos fonctions perdent tout leurs sens ?

 

Les cadres, PDG et avocats d’affaires seraient les plus touchés. Depuis quelques années nous entendons parler du brown-out qui vient s’ajouter à celle du burn-out (épuiser toutes ses batteries) et du bore-out (mourir d’ennui). Le brown-out est aujourd’hui considéré comme une pathologie, qui conduit à un affaiblissement psychique profond. Le métier que l’on exerce perd tout son sens et finit par atteindre la vie privée et les relations. 

Brown out

En cause l’accélération des technologies qui enlève de l’intérêt aux métiers décisionnels en particulier. Les victimes sont principalement des personnes brillantes, formées, capables d’avoir des responsabilités et de les assumer mais qui perdent le sens de leur mission. Le brown-out est causé par la réalisation de tâches répétitives, non stimulantes et dévalorisantes. La personne a alors l’impression que son travail est non seulement inutile, mais en plus qu’il étouffe son potentiel. Le premier à avoir mis cela au grand jour, est l’anthropologue et militant anarchiste américain David Graeber, à l’occasion d’un article paru dans la revue britannique Strike! en 2013. Il explique que le progrès technologique, à défaut d’avoir réduit le temps de travail hebdomadaire, a fini par créer plus de tâches et plus de métiers inutiles. Les premiers touchés selon lui, sont les cadres dans l’industrie, les PDG ou encore les avocats d’affaires, sur qui il a basé son étude. Une étude publiée par Corporate Balance Concepts, menée auprès de 1 000 dirigeants américains a conclu en effet en 2013 que 40 % d’entre eux souffraient de brown-out. 55% des salariés en France jugent que le sens au travail s’est dégradé, selon une étude réalisée en 2018 par le Cabinet Deloitte. Mais en dehors de ces chiffres, il est bien difficile d’établir la réalité sur la croissance du Brown-out.

Le brown out

Pourquoi les leaders sont-ils plus touchés ?

Les premières causes peuvent être relatives à l’hygiène de vie, notamment parce que 77%* des cadres dirigeants s’avèrent hyperactifs sur les appareils numériques et ont du mal à s’endormir, s’ils sont utilisés jusqu’au moment du coucher. Ils amènent un manque de récupération pendant la nuit, qui peut jouer sur l’humeur du lendemain. La seconde cause fréquente est que des personnes jusqu’ici expertes dans leur domaine se retrouvent à gérer des responsabilités managériales ou commerciales, qui prennent de plus en plus le pas sur l’expertise métier, voire technique. La vigilance est donc de rigueur lors des promotions, lorsque l’on prend en charge des fonctions ou des dossiers qui sont trop éloignés des fonctions habituelles. Le risque est d’être débordé par le travail et le peu d’engagement des autres autour de soi.

* Source Cadre Emploi.

Comment le Brown-out se manifeste-t-il ?

Les symptômes sont en général dissimulés et n’empêchent pas pendant un long moment la personne de fonctionner et de donner l’impression d’être bien dans son poste.  Si vous ressentez de plus en plus plusieurs des manifestations suivantes, posez vous la question de savoir si vous ne souffrez pas de brown-out :

  • le sentiment d’absurdité, d’inutilité et d’aberration du travail à réaliser ;
  • la perte d’attention lors de la réalisation des tâches ;
  • la perte du sens de l’humour dans les relations professionnelles ;
  • la démotivation progressive avec irritation et apathie ;
  • la crise existentielle et remise en question professionnelle et personnelle ;
  • l’anxiété, voire la dépression.

En résumé si vous avez le sentiment de perdre votre motivation quotidiennement, vous êtes probablement déjà en brown-out. Vous n’avez plus envie de vous investir. Vous regardez les réunions comme un théâtre où se joue une comédie à laquelle vous ne voulez plus prendre part, même si vous y passer du temps. Vous n’avez plus aucune envie de vous investir pour les projets en cours ou pour l’entreprise.  Votre vie familiale et sociale est impactée à force de  ressasser que votre vie professionnelle n’est pas un lieu d’accomplissement.  A la longue, vous vous cherchez de plus en plus de raisons de vous trouver des occupations en dehors de votre cadre professionnel, voire familial. Certains vont jusqu’à démissionner sur un coup de tête et chercher à se reconvertir. 

Les 11 symptômes du brown-out

1. Vous travaillez sans pour autant éprouver d’intérêt pour ce que vous faites. Le travail en lui-même est une corvée et ne vous stimule pas intellectuellement.

2. Vous avez l’impression que votre to-do-list ne réduit jamais et qu’il y a toujours plus à faire.

3. Vous ne prenez plus en main votre carrière ni de décisions importantes pour vous-même

4. En réunion, vous contribuez au minimum et voyez d’abord les risques plutôt que les opportunités.

5. Vous avancez toutes les excuses possibles pour les éviter

6. Vous vérifiez vos mails dès le réveil et avant de dormir. Vous êtes collé à votre smartphone le week-end et même en vacances ou entre amis.

7. Vous souffrez physiquement. Vous n’êtes plus en forme, vous mangez gras, ne dormez pas assez et avez abandonné le sport.

8. Vous avez perdu votre sens de l’humour et tendez vers un comportement passif agressif. Si quelqu’un (au travail ou ailleurs) vous demande comment vous allez, vous avez tendance à répondre de manière monosyllabique.

9. Votre vie de famille n’est plus ce qu’elle était. Vous rentrez le soir pour regarder la télévision et montrez peu d’intérêt pour votre époux ou votre épouse et vos enfants. Vos relations amicales s’étiolent et vous ne vous y intéressez plus.

10. Vous ne détestez pas vos boss, mais selon vous ils sont colériques et imprévisibles. Vous ne savez jamais s’ils vont apprécier ou non votre travail.

11. Et finalement, le dernier des symptômes du brown out est la relation au patron. La confiance relationnelle a disparu. Aujourd’hui vous avez peur de ses réactions et ne savez jamais à quoi vous en tenir.

Source : Cadres Emploi

Des précautions à prendre

Lorsque l’on agit que pour des buts, on perd le sens ! Le but utilise des moyens. Le sens s’appuie sur des finalités.

La première des causes du brown-out étant un sentiment grandissant de ne pas avoir de but personnel et précis, le premier moyen pour l’éviter est de faire un pas de côté et de prendre le temps d’élaborer sa stratégie professionnelle pour les années à venir, ce qui ne signifie pas se reconvertir ou se lancer dans l’entrepreneuriat mais redonner du fond à ses fonctions et à ses envies. Cela doit aussi s’accompagner de réflexes, quitte à se reconditionner un peu. Le premier réflexe c’est d’apprendre à sortir de sa routine. L’ennui pompe énormément d’énergie, plus qu’une activité intellectuelle qui dépense déjà à elle seule, 500 calories par jour de notre cerveau (2% de notre poids total), soit 25% de notre énergie quotidienne si nous travaillons dans un domaine comme le tertiaire. Le second réflexe est d’avoir une hygiène de vie plus calme, plus régulière, un sommeil suffisant et une activité physique régulière (3 heures par semaine minimum pour un dirigeant et en général 30 à 40 minutes par jour est l’idéal). Troisième réflexe : changer de secteur d’activité ou de métier si vraiment l’on se sent devenir aussi cynique qu’irritable, à tout bout de champ.

Au-delà des précautions pour éviter le brow-out

Au-delà des précautions personnelles que chacun peut prendre, il est aussi évident que mener une réflexion sur comment réunifier sa vie professionnelle et personnelle, au lieu de la couper en deux, comme deux parties distinctes, peut considérablement redonner de l’énergie et de l’engagement. La partie professionnelle occupe la majorité du temps éveillé d’un leader et elle ne peut être complètement déconnectée de ses besoins existentiels de trouver un sens à sa vie. En renonçant à faire de sa fonction une voie d’accomplissement véritable et d’exiger d’avantage de son travail, le manager ou le cadre dirigeant rejoint la masse de toutes les personnes qui subissent le travail, même en étant mieux armé sur un plan intellectuel. La fonction de leader peut au contraire représenter un espace de création, d’impact pour sa collectivité  et d’expression de soi. Tout compte fait, l’apparition du brown-out chez un leader peut être vue comme un appel au courage, à l’audace, à l’imagination et à la recherche d’une voie plus singulière et plus riche, intérieurement comme extérieurement.

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Cinq étapes pour mémoriser et maîtriser ce que vous lisez.

Cinq étapes pour mémoriser et maîtriser ce que vous lisez.

Cinq étapes pour  mémoriser et maîtriser ce que vous lisez.

Il y a des livres, je vous l’accorde, que vous lirez deux ou trois fois dans votre vie, tant ils recèlent de leçons essentielles que nous ne pouvons capter en une seule lecture. Cependant il y a aussi des centaines de livres que vous aimeriez avoir lu, ne serait-ce que pour en retirer les 3 ou 4 clés qui vous aident à progresser ou que vous pouvez appliquer ensuite dans votre création de contenu pour travailler votre marque entreprise ou votre marque professionnelle #professionalbranding. Voici comment les lire en une fois et en retirer un maximum de valeur.

lecture

Pas de stress

Il y a des livres, je vous l’accorde, que vous lirez deux ou trois fois dans votre vie, tant ils recèlent de leçons essentielles que nous ne pouvons capter en une seule lecture. Cependant il y a aussi des centaines de livres que vous aimeriez avoir lu, ne serait-ce que pour en retirer les 3 ou 4 clés qui vous aident à progresser ou que vous pouvez appliquer ensuite dans votre création de contenu pour travailler votre marque entreprise ou votre marque professionnelle #professionalbranding. Voici comment les lire en une fois et en retirer un maximum de valeur.

Lecture

Comment retirer 10 fois plus de valeur de vos lectures

Commençons par reconnaître l’évidence : compte tenu du volume industriel  de non-fictions éditées aujourd’hui, les auteurs ont acquis des méthodes pour garnir leurs ouvrages et justifier d’un prix au-delà de 23€. La plupart du contenu est pratiquement superflu. Personnellement, lire l’expérience de l’auteur sur des dizaines de lignes m’exaspère toujours. Pourtant je sais que c’est recommandé par l’éditeur pour rendre le propos plus « émotionnel » et touché le cerveau du lecteur plus surement. La vérité c’est que cela m’intéresse lorsque je connais l’auteur personnellement. Sinon je passe. Il en va de même pour les anecdotes, les exemples qui se répétent et les explications redondantes. Cela peut être en effet utile pour mieux comprendre un concept compliqué ou si vous découvrez totalement le sujet, surtout si l’exemple s’applique à des situations réelles. Cependant la plupart du temps, les concepts ou méthodes sont assez bien expliqués ou détaillés. Tout le reste ne sert qu’à convaincre de leur bien fondé. Alors comment retenir l’essentiel  de vos lectures ?

01/ Avant de commencer la lecture

Si c’est la première fois que vous suivez ce processus, prenez cinq minutes pour créer une structure de dossiers simple sur votre ordinateur (type Evernote) ou prenez un bloc papier assez grand. Créez des dossiers sur votre ordinateur/Evernote ou sélectionnez plusieurs pages de votre bloc papier, en mettant un titre sur chacune d’elles : « A retenir » ; « Idées » ; « Chiffres & données » ; « Concepts utiles » ; « Citations à retenir » ; « Méthodes » ; « Marketing » ; « Management »… Votre classement dépend de ce que vous voulez apprendre et retenir. Là où une application comme Evernote sur PC devient plus intéressante que le bloc papier, c’est que vous pouvez créer aussi des sous-dossiers pour organiser de manière plus fine vos recherches. Vous pouvez aussi en créer plus tard et répartir vos informations différemment après réflexion. Peu importe cependant : en toute honnêteté, je pratique les deux, selon que je suis étendue sur un transat ou assise, consciencieusement pour lire mon livre. C’est tout ce dont vous avez besoin pour commencer. Ne vous inquiétez pas de négliger des catégories. Vous pouvez toujours en rajouter plus tard.

02/ Lisez et marquez

Je ne suis pas adepte de la lecture rapide entre les lignes. Je lis suffisamment vite depuis le temps pour m’apercevoir d’un coup d’œil où va l’auteur et aller vite à l’essentiel. Question d’entraînement : vous pouvez y arriver aussi. Par contre et contre l’opinion de tous les puristes du genre, je stabylote et souligne tout ce qui m’intéresse dans un livre (aujourd’hui sur les liseuses c’est encore plus facile). Évidemment, cela ne s’applique pas au roman, à la poésie ou à mes auteurs préférés ! Pour eux je réécris religieusement leurs phrases sacrées mais pour le reste des ouvrages non littéraires que je lis, à mes yeux, ce sont des livres avant tout vivants. Ils sont comme un dialogue avec l’auteur, à qui je pose les questions qui m’intéressent, en surlignant ou soulignant certains passages. J’ajoute même des petits marque-pages autocollants. Concentrez-vous sur l’essentiel. Dans chaque chapitre il y a rarement plus d’une idée importante. C’est un vrai travail de synthèse : c’est bon aussi pour le cerveau.

03/ Organisez

A la fin de votre lecture complète, créez un nouveau document avec le titre du livre et son auteur. Reprenez vos notes, marquages et surlignages. Lorsque vous arrivez à un passage marqué ou en surbrillance, relisez-le. Cela vous semble encore important ? Consignez-le dans votre dossier thématique (ou dans votre sous-dossier directement) ou sinon sur votre bloc papier organisé à cet effet. Petite astuce, avec l’utilisation de Kindle : tous vos passages surlignés au cours de la lecture, peuvent être exportés dans un document que vous vous envoyez par email. De là vous avez tous vos passages importants. Il s’agit maintenant de relire et de garder l’essentiel. Vous allez vite vous rendre compte en parcourant vos notes que la plupart des passages ou informations que vous avez voulu garder, sont similaires à d’autres passages ou supérieurs à ceux que vous avez déjà notés. C’est systématique dans tous les livres de non-fiction. Les auteurs se répètent, expliquent les concepts de différentes manières et utilisent différentes analogies. Dans ce cas, supprimez l’ancien enregistrement et remplacez-le par le nouveau. Si vous n’êtes pas sûr, enregistrez les deux. Vous modifierez plus tard. Dans la perspective de réutiliser ces notes plus tard, pour faire face au facteur oubli, n’omettez pas d’inscrire des numéros de pages ou des numéros de chapitres ou l’horodatage pour les livres audio,  afin de pouvoir retrouver facilement vos informations et les passages qui les encadrent.

Lecture

04/ Appropriez-vous

A ce stade vous avez déjà en soi le livre à l’état pur, sans fioriture, sans redondance, sans propos inutile. Lisez alors « le résumé de votre lecture » une ou deux fois à quelques jours d’intervalles (d’où l’intérêt que votre résumé ne fasse que trois pages : vous me suivez ?!). Vous pouvez commencer à lire un autre livre dans l’intervalle : votre résumé suffit pour avancer à cette étape. A cette étape, il s’agit en fait maintenant de vous approprier les principales démonstrations de l’auteur. C’est à vous maintenant à reformuler ses propos avec vos propres mots mais surtout, c’est le moment de vous servir de cette nouvelle connaissance pour l’intégrer dans votre vie quotidienne, dans votre approche, vos relations, etc. Plus jeune on me répétait que pour retenir le sens d’un mot, il fallait l’écrire très vite soi-même ou l’utiliser verbalement, dans au moins trois contextes différents. C’est un peu la même chose ici. Articulez votre nouvelle connaissance d’au moins trois manières différentes dans les semaines qui suivent votre lecture. L’idée clé à ce stade, est de comprendre que vous devez restituer cette nouvelle connaissance, comme si vous vouliez l’enseigner à quelqu’un d’autre. Cette connaissance deviendra vôtre, définitivement et vous n’aurez jamais l’air d’un pédant. Juste de quelqu’un qui a compris et progresser.

05/ Catégorisez

Vous allez très certainement appliquer cette technique lors de vos prochaines lectures. Au bout de quelques mois, vous aurez donc plusieurs résumés d’ouvrages à votre service. Allez-vous les lire régulièrement ? Je ne le pense pas ! C’est pour cela que vous avez intérêt à aller encore un peu plus loin, en créant la crème de la crème de vos lectures. L’intérêt d’avoir fait des catégories au départ, en lisant chacun de vos ouvrages, c’est de pouvoir maintenant disposer d’une synthèse pour chacune d’elles. Ainsi vous résumez les meilleurs propos de l’ensemble de vos lectures pour obtenir une synthèse par exemple sur : « quels sont les meilleurs conseils pour tirer parti 10 fois plus de valeur de chaque lecture ». Là encore, essayez de garder un document de trois pages maximum et relisez-le régulièrement. Il s’agit d’une anthologie, vous l’avez compris. Cela a l’avantage de vous aider à déclencher une mémoire mnémotechnique sur l’ensemble des ouvrages que vous avez lus et annotés. Avec le temps et la pratique, vous allez vous sentir de plus en plus à l’aise avec ces techniques. Elles n’auront rien de fastidieux parce que vous aurez le sentiment de progresser et surtout de pouvoir réutiliser avantageusement tout le contenu essentiel. En tout cas, je vous souhaite bonne lecture et de profiter de l’essentiel de chaque auteur, en cessant de regarder sur votre étagère, tous les livres qu’il vous reste encore à lire !

Que retenir

Vous le savez maintenant, j’ai passé une partie de ma vie professionnelle dans la communication et on ne se refait pas. Cependant je crée des articles comme celui-ci parce qu’il est essentiel, pour réaliser vos projets d’avenir, d’investir un minimum dans l’acquisition de compétences autour de votre propre communication. Cela peut concerner la création d’un blog mais aussi plus communément, vote capacité à créer du contenu expert pour votre employeur ou votre secteur d’activité, ou encore à travailler votre marque professionnelle personnelle, dans la perspective d’accueillir des changements futurs dans votre statut professionnel. Tout cela prend du temps et vous devez apprendre petit à petit, les techniques essentielles. J’espère à ce titre que cet article vous aidera dorénavant à gérer vos lectures de manière active, dans l’idée de créer du contenu de valeur.

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Urgent ! Lisez ceci maintenant !

Urgent ! Lisez ceci maintenant !

Vous avez trop tendance à vivre dans l’urgence ?

Prenez le temps de lire cet article !

L’instinct de l’urgence nous conduit, face à un danger qu’on perçoit comme imminent, à vouloir agir immédiatement. En tant qu’humain, il nous a été fort utile dans un passé lointain pour échapper au lion caché dans les hautes herbes. Nos ancêtres lointains n’avaient pas notre niveau d’informations et de données, aujourd’hui disponibles. Aujourd’hui nous avons rarement l’excuse de ne pas prendre le temps de l’analyse ou de la réflexion, surtout lorsqu’il s’agit de notre vie et de nos projets. Sauf à faire face à une catastrophe, une attaque, un conflit grave, une pandémie, un accident ou une agression, nous avons éliminé la plupart des dangers immédiats. Les problèmes auxquels nous devons faire face aujourd’hui, sont généralement beaucoup plus complexes et souvent plus abstraits. L’instinct de l’urgence nous désœuvre et nous empêche de comprendre le monde qui évolue. Il nous stresse, bloque notre pensée analytique, nous incite à nous faire une opinion trop rapidement et nous encourage à prendre des mesures drastiques auxquelles nous n’avons pas eu le temps de réfléchir.

vivre dans l'urgence

Comment se prémunir de l’instinct d’urgence ?

C’est un des pires instincts, qui nous fait perdre de vu les faits et la raison et engendre chez nous une vision du monde dramatique. Pour s’en prémunir :

  • Se rappeler que l’avenir contient toujours un certain degré d’incertitude. Même face à la production de chiffres qui montrent l’évidence apparente de l’évolution d’une situation, les choses peuvent toujours évoluer d’une façon surprenante, en positif comme en négatif ;
  • Se souvenir que très peu de situations sont réellement urgentes aujourd’hui. Rester rationnel !
  • Lorsque l’urgence s’invite dans notre quotidien, commencer par prendre 3 grandes respirations profondes puis souffler fort comme si nous repoussions les instincts qui se mettent en place au fond de nous. Si c’est possible de vous isoler, vous pouvez aussi souffler très fort et bruyamment, la bouche ouvert, en prononçant la lettre Aaaaaaaa! Puis fermer les yeux et changer de perspective, si possible en regardant loin par la fenêtre ou par delà l’horizon ;
  • Demandez plus de temps et plus d’informations. C’est rarement maintenant ou jamais et « ou bien / ou bien » ;
  • Ne réagissez qu’à partir de données pertinentes et fiables et jamais à partir de scénarii le meilleur ou le pire. Vérifiez si le pire de ces scénarii s’est déjà produit par le passé et décidez en fonction de ce qui a bien fonctionner pour s’en sortir.

En tant qu’entrepreneure, c’est une des choses sur laquelle j’ai dû lutter un moment. L’urgence semble être partout, tout le temps dans l’entrepreneuriat et particulièrement dans les activités de crise que je suivais pour mes clients, qui me semblaient parfois, prendre des proportions irrationnelles. J’ai vite appris que l’urgence crée pire que l’urgence. Elle engendre dans le moins pire des cas, des décisions absurdes mais dans le pire des cas, des décisions que l’on regrette longtemps. Prendre le temps de la mise en perspective, est une force.

 

Vous voulez améliorer votre situation professionnelle ou personnelle ?

A savoir

1. L’urgence joue sur notre perception des risques immédiats mais pas  ceux sur le très long terme. Face aux risques futurs, nous sommes assez insouciants, d’où le fait par exemple, que beaucoup de personnes épargnent insuffisamment ou ne constituent pas de retraite.

2. Pour nous faire prendre conscience d’un problème futur et nous faire passer à l’action maintenant, les militants, politiques ou décideurs nous font souvent croire que l’urgence est là. Cette méthode nous fait agir mais génère aussi du stress et de très mauvaises décisions.

3. Jouer sur l’urgence mine la crédibilité et la confiance que nous accordons à une cause (réf. le conte du Pierre et le loup). Mieux vaut la pratiquer à petite dose pour développer son influence ou son leadership, même si les résultats semblent plus longs à obtenir. Ils seront plus durables !

instinct de l'urgence

01/  Procédez pas à pas

Surtout pas sous le coup de l’urgence. Réviser vos projets et vos perspectives de vie, tous les 5 ans, est un minimum pour ne pas se laisser happer par l’instinct de l’urgence. Avec plusieurs scénarii de vie, on trouve toujours une solution créative pour faire face à un imprévu.

02/ Anticipez

Tout en gardant à l’esprit que l’avenir est incertain et peut se produire de plusieurs façons inattendues – en positif comme en négatif.

03/ Testez et évaluez les besoins de changement ou d’ajustement de vos projets

C’est peut-être moins spectaculaire que de prendre des décisions qui éblouissent votre environnement mais c’est généralement beaucoup plus efficace dans la durée ;

04/ Quand c’est urgent, c’est qu’il est urgent d’avoir plus d’informations.

Quand vous avez toute l’information nécessaire, vous posez les bonnes actions sans nécessité d’urgence. Apprendre à lever les problèmes, c’est trouver des solutions innovantes, pour son équipe, soi, son développement professionnel… 👇

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