Apprendre 40 fois plus vite après 40 ans

Apprendre 40 fois plus vite après 40 ans

Développer ses compétences

APPRENDRE 40 FOIS PLUS VITE APRES 40 ANS

Introduction

Les bonnes habitudes à prendre

En lisant un article récemment sur la façon d’apprendre 40 compétences en un temps record, j’ai réalisé que nous sommes suffisamment avisés aujourd’hui pour savoir comment fonctionne le cerveau apprenant et accélérer nos capacités d’apprentissage à tout âge. Alors je lance le défi : 40 ans, 40 fois plus vite pour apprendre tout ce que vous désirez avec les bonnes habitudes recensées pour vous dans cet article.

 

La bonne nouvelle !

 

Vous ne serez pas surpris de savoir que notre cerveau est fait pour apprendre. Il adore apprendre ! Apprendre à tout âge lui est indispensable pour conserver sa plasticité et contrairement à ce que l’on disait il y a encore 20 ans, on sait aujourd’hui que notre stock de neurones se renouvelle sans cesse, à condition de le stimuler.

Apprendre ce n’est pas apprendre seulement intellectuellement. Nous pouvons développer toute sortes d’intelligences comme nous l’ont démontré plusieurs chercheurs ces dernières décennies, avec en tête le très célèbre psychologue Howard Gardner, qui a largement répandu la notion d’intelligences multiples. Gardons à l’esprit dans cet article, que l’idée est donc d’utiliser toutes les formes d’intelligence (Linguistique, musicale, logico-mathématique, spatiale, kinésthésique, intrapersonnelle, interpersonnelle, naturaliste, existentielle et même spirituelle).

Si je lance le défi « 40 fois plus vite après 40 ans », c’est pour pallier au très fréquent ensommeillement de nos compétences à cet âge de la vie, où souvent, fort d’une expertise et d’une identité sociale développée, on peut avoir tendance à vivre sur ses acquis.

Non ! Pas vous me direz-vous… Je le croyais aussi de moi-même avant de me poser franchement la question. Curieuse de nature, j’avais quand même tendance à entretenir mes compétences connues et pas à rechercher des domaines dans lesquels je devais repartir (en apparence) de zéro. Heureusement, depuis je me suis totalement reconditionnée, et j’ai justement appris qu’il n’est pas nécessaire de partir de zéro mais au contraire de se construire un plan d’apprentissage à partir de là où l’on en est.

Que faut-il savoir de notre cerveau apprenant ?

 

Je ne m’aventurerai pas dans des descriptions scientifiques, très loin de ma formation et de ma tournure d’esprit. Mais pour comprendre ensemble pourquoi et comment on peut apprendre toujours plus vite et toujours plus quel que soit l’âge (surtout passé 40 ans), je vous propose de partir de ce qu’est une compétence.

En termes simples, une compétence est le fruit d’une série de connexions qui se sont faites au niveau de notre cerveau, à partir du moment où l’on pratique régulièrement un ensemble d’actions.

Cependant notre cerveau ne discerne pas s’il s’agit de bonnes ou de mauvaises actions que nous pratiquons. Il enregistre simplement nos actions sous la forme de mémoires. Si nous ne pratiquons pas les bonnes actions qui vont faciliter l’apprentissage d’une nouvelle compétence, notre cerveau n’établira donc pas les bonnes connexions ou s’endormira gentiment sur ses acquis. Simple !

A l’inverse, si vous concentrez délibérément vos efforts sur les actions appropriées pour apprendre quelque chose de nouveau, vous orientez votre cerveau pour créer les connexions que vous souhaitez qu’il établisse. Lorsque l’on comprend cela, il est possible de se poser de bonnes questions quant aux modes d’apprentissage qu’il est nécessaire de suivre et quant à l’aspect émotionnel dans lequel on va pratiquer.

Dit autrement, si vous avez envie d’apprendre quelque chose avec ferveur et que vous acceptez de suivre un enseignement ou un apprentissage, même exigeant, vous réussirez mieux dans la mesure où vous y mettrez un certain enthousiasme et une certaine conviction.

De plus vous pourrez vous concentrez sur autant de compétences que vous désirez acquérir, en même temps, sans exclusivité. Votre cerveau est tout à fait calibré et préparé à apprendre dans plusieurs domaines en même temps. Par les temps qui courent, il est tellement important de diversifier ses compétences, qu’il s’agit d’une excellente nouvelle.

Les petites rivières font les grands fleuves

 

C’est d’autant plus une excellente nouvelle, qu’une compétence, en général, n’est qu’une sous compétence d’un ensemble de compétences. Exemple, j’écris actuellement cet article mais si j’utilise une compétence particulière (la rédaction), celle-ci s’appuie aussi sur d’autres compétences (le copywriting, le storytelling, la communication interpersonnelle, la psychologie…).

C’est lorsque l’on saisit qu’une seule de nos compétences existe en fait à partir de multiples autres compétences acquises, que l’on commence à comprendre pourquoi il est nécessaire d’entretenir toute sa vie des connaissances (multiples) même et surtout lorsque l’on a une expertise développée dans un domaine quelconque. En décomposant nos petites compétences, c’est le genre d’exercice qui nous fait prendre conscience que nous réalisons de grands objectifs, à partir de bonnes habitudes et en cherchant tout au long de notre vie à réaliser des petits objectifs progressifs.

En conclusion 

Si vous avez envie d’acquérir de nouvelles compétences, telles que apprendre le Chinois, lancer votre blog, développer un business, créer une association solidaire, peindre, vous lancer dans un défi physique… pensez aux deux grands bénéfices que vous pouvez atteindre : 

# 1 Vous aurez plus d’impact personnel 

Vous avez remarqué déjà dans votre entourage professionnel et amical, la routine de discussion qui se met en place lorsque les gens tournent à vide dans les mêmes spécialités et les mêmes loisirs ? 

Cela n’a rien à voir avec le niveau socio-professionnel. C’est l’habitude de se conformer à une image sociale que l’on pense avoir atteinte ou devoir entretenir, qui pousse chacun à parler des mêmes sujets à l’infini. 

Dès que vous développez de nouvelles compétences, quelles qu’elles soient (et je ne parle pas d’un nouveau loisir mais d’un domaine que vous ne connaissiez pas avant et que vous vous mettez à pratiquer avec des résultats), vous augmentez vos capacités de liaisons avec d’autres personnes et d’autres environnements.

Ceux-là vous enrichissent à leur tour de leurs propres visions de la vie. Naturellement, vous devenez plus perméable à de nouvelles influences et à une vision de la vie et des autres qui s’élargit. 

Chaque fois que vous prenez la conversation, vous augmentez vos capacités à lier différents niveaux de relations avec les autres ;  vous augmentez votre empathie et votre intuition naturelles ; et au final vous augmentez votre charisme ou la valeur que vous apportez à travers la coopération, la communication et la réflexion personnelle.  

# 2 Plus vous apprenez, plus vous apprenez vite et vous devenez créatif 

J’étais fascinée personnellement d’avoir des professeurs d’université capables de parler 8 ou 10 langues (y compris des langues mortes), lorsque j’étais étudiante. Le fait est que plus l’on apprend, plus vite on apprend aussi.

En créant diverses connexions auditives dans notre cerveau, on apprend deux fois plus vite une nouvelle langue. A partir de là, apprendre devient un plaisir, parce que plusieurs connexions se font assez naturellement dans notre cerveau et cela nous rend enclin à la pratique régulière, qui devient presque un jeu.

Nec plus ultra, dans le plaisir, notre cerveau produit de la dopamine, qui apporte la joie et la sensation de bien-être. Plus on est dans la joie, plus on se motive et plus on acquière de nouvelles compétences. 

Lorsque j’ai lancé mon activité d’édition sur les réseaux, les premiers articles et vidéos étaient extrêmement fastidieux à produire. Mais l’envie était là de transmettre et c’était suffisant pour trouver une discipline de production régulière, tout en développant les compétences nécessaires.  Aujourd’hui je suis capable de produire 2 articles par jour (sans compter le reste du travail à réaliser) parce que j’ai développé une pratique, une méthode, un fond de sujets mais surtout, parce que je trouve une immense joie à m’asseoir à ma table et à écrire.

Cela donne toujours plus d’énergie, de créativité, d’envie de se dépasser et de retours lecteurs ! 

Mais le plus important à mes yeux, c’est qu’en augmentant nos compétences on augmente surtout notre liberté : celle de réaliser des choses jusque-là inconnues, d’augmenter sans cesse notre courbe d’apprentissage et de devenir un acteur actif de sa carrière (ou de tout autre chose).

 

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La réalité à laquelle nous sommes tous appelés à faire face pour vivre notre identité profonde en milieu de vie

La réalité à laquelle nous sommes tous appelés à faire face pour vivre notre identité profonde en milieu de vie

MINDSET

La réalité à laquelle nous sommes tous appelés à faire face pour vivre notre identité profonde en milieu de vie

Introduction

Vous savez déjà ce que vous voulez être depuis l’adolescence

Mais vous vous appliquez à le repousser sans cesse. Alors parlons des vraies raisons pour lesquelles vous ne faites pas ce que vous rêveriez de réaliser ou de vivre.

Avertissement !

Ne lisez surtout pas cet article si vous pensez que vous n’avez aucun pouvoir d’action sur votre existence et que les autres portent toutes les responsabilités de ce qui vous arrive.

Ne lisez pas non plus cet article si vous pensez que vous avez toujours fait les bons choix et que vous êtes assez opportuniste pour saisir les bonnes occasions qui se présentent sur votre route.

Lisez uniquement ce qui suit, si vous avez un tant soit peu conscience que la vie a des hauts pour prendre confiance en vous et des bas, pour vous faire avancer à une degré de conscience plus élevé…

Vous n’arrivez pas à vous détacher du regard des autres

Et parfois même alors que vous atteignez la quarantaine, vous êtes toujours relié à l’opinion familiale (en rejet ou en fusion avec ce que pense les membres de votre clan, sur ce qui est la réussite ou ce qui ne l’est pas en particulier).

Autant nous sommes bien d’accord, il est fondamental d’avoir un modèle familial pour grandir et trouver un équilibre personnel, autant il est aussi grand temps en milieu de vie, de prendre conscience des projections de parties d’eux-mêmes sur nous.

Pourquoi ne peut-on pas le faire avant ? Pourquoi aussi maintenant ?

La plupart du temps on sent les projections en question sur soi, mais s’inscrire dans une réussite de vie tout en se détachant des modèles fondateurs, n’est pas impossible ! Cependant c’est non seulement difficile mais très souvent douloureux. Alors on préfère vivre avec ces projections, tout en sachant qu’elles ne nous appartiennent pas en vérité, jusqu’au jour où notre réussite est suffisante et que nous nous interrogeons sur leur bien fondé.

Souvent par loyauté familial, on en arrive à mal vivre ce que l’on considère alors comme un rejet du modèle familial, alors que c’est à la fois naturel et nécessaire à cette période de vie.

Que faire ?

Faire la différence entre « rejeter ses modèles » notamment parentaux et s’affranchir psychologiquement de conditionnements qui nous empêchent de créer notre propre vie.

Vous n’arrivez pas à vous convaincre que vous pouvez y arriver

 

Entre sentiment d’imposture et bonnes raisons de ne pas bouger l’équilibre de ceux que vous aimez aujourd’hui, tout est bon pour vous éviter depuis des années d’affronter la peur.

Devenir soi est la chose la moins naturelle qui existe au monde et la moins enseignée parce qu’elle va à l’encontre de l’ordre social. Alors n’attendez rien de personne dans ce sens. C’est une chose que l’on désire et que l’on accomplit. C’est une chose qui prend du temps et qui est pavée de doutes et de retours arrière. Mais c’est une chose qui vous emmène vers plus de force et plus de richesses de vie, à tous les niveaux.

Le seul antidote à la peur et au doute, sont le travail et la constance. Toute chose que l’on tend à oublier parfois dans notre vie douillette à mi parcourt de carrière.

Que faire ?

Arrêter de se demander ce qui se passerait si vous échouez.

Penser au contraire au pire des scénarii qui pourraient vous arrivez si vous échouiez.

En tirer les deux ou trois choses que vous ne supporteriez absolument pas de vous-même en cas d’échec.

Tout faire pour les éviter, en vous faisant aider, en vous formant, en ayant une stratégie mesurable, en prenant des décisions d’ajustement progressives… Bref en vous soignant et en vous donnant du temps et des moyens d’apprendre à devenir ‘vous’.

 

Quittez à tout jamais Fantasmes Land

 

Vous avez sans doute entendu un ancien, à l’automne, voire l’hiver de sa vie, vous donner le conseil suivant : « si c’était à refaire, je serais » ou « j’aurais » ou « je ne ferais pas… ». Cela fait des best-sellers, comme l’ouvrage de Bronnie Ware : Les 5 regrets des personnes mourantes. 

Franchement, ce livre que je trouve par ailleurs admirable, m’a toujours questionné sur le fait que statistiquement, autant de personnes pouvaient dire : « je regrette de ne pas avoir écouté mes désirs… » ; « je regrette de ne pas m’être assez occuper de ma famille… », etc. comme si cela allait aider leurs prochains à éviter ces impasses. 

Je constate au contraire que l’on peut déduire de telles « statistiques » parce que la majorité des êtres préfèrent vivre à « Fantasme Land » plutôt que se réveiller un jour et de comprendre qu’ils ne doivent plus vivre potentiellement mais activement leur Etre profond.  

Alors j’en suis arrivée à la conclusion que la majorité préfère vivre de leurs fantasmes plutôt que de quitter un jour le conformisme et le confort d’une vie certes pas très riche mais après tout, pas trop risquée non plus.

A ce rythme on en arrive à une peu viscérale du changement, que savent parfaitement exploités des centaines d’acteurs autour de nous. 

Que faire ?  Si vous préférez vous sentir bien tout le temps, ne faites surtout rien ! Mais si vous souhaitez vivre une aventure humaine qui soit le reflet de votre propre dynamique, de votre cœur et de votre sagesse, alors arrêtez de penser que la vie passe par l’idée de se sentir bien à 100% et épousez vos peurs, vos doutes et vos négations pour ne surtout plus les éviter mais vivre avec en intelligence de situation. 

 

En résumé

 

Vous n’allez pas tout à coup découvrir des choses extraordinaires de vous-même en milieu de carrière et de vie ou réaliser tout à coup que vous êtes fait pour autre chose. Quelle importance d’ailleurs. Laissez ce discours à la cohorte de coaches qui veulent vous le faire croire. Vous êtes ce que vous êtes devenu et c’est ainsi. Maintenant, est-ce suffisant ? Est-ce ce que vous désiriez profondément ? Y-a-t-il autre chose à accomplir pour vous ? Considérez alors ce que l’expérience vous a apporté et servez-vous de votre expérience comme tremplin mais du moment présent comme point de départ. Il n’y a rien d’autre à faire : juste à Etre !

 

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Est-ce seulement possible de vivre de sa passion à +40 ans

Est-ce seulement possible de vivre de sa passion à +40 ans

un temps pour soi pour se poser les bonnes questions

Vivre de sa passion après 40 ANS

Est-ce seulement encore possible ?

Introduction

C’est la question incontournable de nos jours !

Premièrement parce que nous sommes envahis sur les ondes et sur le web de témoignages et de formules magiques pour « vivre de notre passion » mais aussi parce que l’on redécouvre en ce début du XXIème siècle qu’une certaine conception du travail a fait son temps et que nous devons évoluer pour retrouver plus de sens dans ce que nous faisons. Ma lecture personnelle c’est aussi que l’on entre plus tard sur le marché du travail, on vit plus longtemps et on commence à comprendre aussi que l’âge des départs à la retraite va s’allonger. Cela change nos priorités. Mais vivre de sa passion est-ce pour autant la bonne question à se poser, surtout lorsqu’on ressent cette perte de sens en milieu de carrière, ce qui est plus que répandu aujourd’hui ?

Chercher la petite pépite

 

Si vous vous retrouvez à 45 ans passés en train de cogiter sur votre avenir professionnel, vous vous dites certainement « et si j’abandonnai tout pour faire enfin quelque chose autour de ma passion ? ». Peut être y pensez-vous en d’autres termes ? « Ah ! Si au moins j’avais du talent dans ma passion… je pourrai me reconvertir… ».

J’aime beaucoup l’analyse que nous a livré la romancière Elizabeth Gilbert, auteure du best-seller planétaire « Mange, Prie, Aime », dont vous pouvez écouter la vidéo ci-dessous.

Elle y résume habilement la différence entre un hobby, un job, une carrière et une vocation. Je ne dirais pas mieux qu’elle sur ce point.

En synthèse pour elle, un job permet de payer ses factures et c’est nécessaire. On doit avoir un job avant d’avoir un hobby, une carrière ou une vocation. Elle-même en a cumulé parfois 3 en parallèle.

Un hobby est une forme d’univers personnel, dans lequel on se ressource avant tout et qui n’a aucun enjeu pour nous (c’est son intérêt).

Une carrière est un job que vous aimez et qui vous passionne.

C’est quelque chose pour laquelle vous avez la volonté de faire des sacrifices. De faire des heures supplémentaires, de mettre votre vie en jeu car vous y croyez.

“Si vous êtes dans une carrière que vous détestez alors c’est terrible. Si vous êtes dans un job que vous détestez ce n’est pas grave.”

Si vous n’aimez pas votre carrière ! Prenez un job. “Vous devriez aimez votre carrière ou ne pas en avoir.”

“La vocation est la plus sacrée, mystique et fascinante des routes.”

Une vocation est un appel, une invitation divine…“C’est la voix de l’univers dans votre oreille qui dit : je veux que tu utilises ce talent.”

C’est votre part dans la création. Son étymologie latine signifie “Être appelé”.

C’est la quête la plus haute… Personne ne peut vous la donner mais personne ne peut vous l’enlever.

Si vous vous attachez à l’idée de vivre de votre passion

… parce qu’au fond vous ne savez pas ce que vous voulez faire !

Il y a mille façons de réformer un métier par rapport auquel on ressent une lassitude profonde. 

La plupart du temps il faut déjà admettre que l’on a parfois tendance dans une vie à cumuler beaucoup de responsabilités à la fois (professionnelles, familiales, sociales, amicales…) qui ne laissent plus assez de temps pour prendre du recul et penser les étapes suivantes de notre vie professionnelle. C’est une chose en tout cas qui s’impose à mi parcours professionnel parce que l’on a atteint un seuil, qu’on le veuille ou pas.

Mais cela ne suffit pas : il faut admettre aussi que c’est en reprenant certains risques que l’on va retrouver une énergie nouvelle et ces risques demandent très souvent de s’alléger provisoirement sur des plans matériels et engagements diverses. Ce n’est pas un mouvement naturel et facile à opérer. C’est simplement incontournable pour évoluer. Il faut en avoir conscience.

Alors en dehors de ces deux inconditionnels, en quoi une passion que vous cultivez depuis longtemps, peut-elle devenir une aide dans cette transformation profonde de vos priorités professionnelles et une nouvelle quête de sens ?

Puisqu’une passion, nous l’avons vu plus haut, est souvent dénuée d’enjeux, elle recèle en elle une réponse des profondeurs de notre Être. C’est sans aucun doute là qu’il faut chercher certaines réponses mais sans prendre ses passions pour une vérité absolue ou une réalité applicable demain, sans conditions (notamment celle de travailler ses talents avant d’en vivre !).

 

Témoignage

 

Dans mon cas lorsque j’ai mené ce type de réflexion, je me suis penchée particulièrement sur l’une de mes passions qui est la peinture. Je me suis demandée en particulier pourquoi j’aimais autant la peinture et pourquoi je n’en avais jamais fait une vocation ?

La réponse a été assez simple : ce n’est pas une vocation que mon éducation a encouragé. Partant de là, je n’ai pas eu l’occasion de développer des compétences ni même des talents de peintre. Me lancer dans cette aventure, même activement, en milieu de vie me paraissait intéressant à titre personnel mais certainement pas à titre professionnel. Alors que pouvait bien m’enseigner cette passion sur ma quête de sens ?

Il y a deux domaines que j’aime tout particulièrement en peintre : le portrait et la peinture de genre. En somme j’aime lire la psychologie des portraits et comprendre comment les gens vivaient ou vivent à travers le regard d’un peintre qui s’invite dans leur intimité.

A l’inverse (cela aide aussi à mieux se comprendre !), un genre qui m’intéresse très moyennement, a toujours été la « nature morte ». Je sais pas définition qu’elle est loin d’être « morte » pour avoir étudié nombre d’œuvres mais il n’y a personne dans ces tableaux et cela m’ennuie !

Ce que j’ai déduit de cela alors que je m’interrogeais sur mon avenir professionnel à mi-parcours, c’est que ma passion pour la peinture reflète simplement l’intérêt que j’ai sur les parcours de vie, sur la manière dont les êtres parviennent à passer les épreuves de la vie et à repousser les croyances qui peuvent les limiter.

Finalement j’ai simplement réaffirmé en moi que mon métier devait prendre le tour d’une vocation si je voulais lui redonner du sens, mais pas de « vivre de ma passion » ce qui n’aurait eu aucun sens par rapport à tout ce que je pouvais apporter en termes d’expérience et d’expertise en milieu de carrière.

Décryptez vous aussi vos passions pour trouver ce qui est essentiel pour vous et ce qui peut transformer votre regard sur votre métier.

En résumé

Ce qui me paraît essentiel en milieu de carrière, à la recherche de plus de sens dans ce que vous faites et dans votre vie, c’est de trouver ce qui fait ressortir le meilleur de vos ressources personnelles et de vos engagements profonds.  

De là peut jaillir une solution pour vous, à travailler, cultiver, faire progresser, sans créer un schisme ou une rupture avec vos choix initiaux. Les choses progressent alors lentement mais aussi profondément pour vous redonner un nouvel élan, à la fois fécond et enrichissant pour votre vie.

L’idée est avant tout de garder en tête que vous devez d’abord rechercher la voie d’une pratique de votre métier ou de votre expertise plus inspirante, plus stimulante et plus excitante.

 

 

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Comment se libérer en milieu de vie ?

Comment se libérer en milieu de vie ?

No Limit

Bien négocier son virage du milieu de vie

 

Entretien avec le psychanalyste Suisse, Denis STEINER.

INTRODUCTION

L’individuation au coeur d’une forme de libération

Si vous ressentez  en milieu de de vie, l’envie de tout plaquer et d’aller vivre loin, ne vous inquiétez pas, c’est normal ! Mais votre libération véritable passe par un autre chemin, plus intérieur. Denis STEINER, psychanalyste, nous explique pourquoi et comment.

Isabelle Cham signature

Quelques mots

Denis STEINER

développer son impact personnel

Denis STEINER est psychanalyste Suisse et auteur d’un premier ouvrage : “Jung et l’alchimie” aux éditions Vie.

De formation ingénieur en électronique, il a mené sa carrière à la RTS (TV Suisse). Il rencontre la pensée et les travaux de Carl Gustav JUNG à 30 ans et commence aussitôt sa formation de psychanalyste, en suivant notamment “l’Ecole du Rêve” à Genève.

Son premier ouvrage vise à décrire le processus d’individuation propre à CG. Jung, à travers le symbole de l’alchimie. Il prépare un deuxième ouvrage, sur le même thème mais avec la volonté de rendre ce principe si important de la vie, accessible aux néophytex comme vous et moi.

La liberté ne veux rien dire…

Isabelle Cham : Denis, pourquoi dans une société comme la nôtre, où nous disposons de tant de libertés, avons-nous toujours envie d’être encore plus libres, surtout lorsque la maturité s’installe dans notre vie ?

Denis Steiner : Pour moi, on ne peut pas parler de liberté. C’est une notion trop vague dont il faut se méfier. C’est un slogan des années 60 où le mot « freedom » est mis à toutes les sauces. La liberté évoque un enfant dans un magasin de jouets qui pourrait tout choisir et tout avoir. La vie ce n’est pas ça et, en ce sens, je me fie à l’esprit bouddhiste qui dit que la vie n’est pas facile et qu’elle n’est pas exempte de souffrances. Mais, pour le Bouddha, il existe une voie sure, conduisant à la suppression de la souffrance. En psychanalyse, c’est la voie de l’individuation.

 

Il faut garder une vision réaliste de la vie, qui tienne compte aussi de la souffrance, car la reconnaitre c’est se donner les moyens d’y faire face. Si l’on est dans la difficulté, il ne faut pas fuir, il faut avant tout comprendre. Si l’on n’agit pas en conscience, on risque de se retrouver confronté aux mêmes difficultés dans un cycle qui n’en finit jamais. Ce qu’il faut, c’est se tourner vers des activités qui ont du sens. Cela demande un travail personnel.

ARTICLE DS 3

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Ceux qui réussissent, sont ceux qui savent surmonter la pression

IC : Mais comment faire ce travail d’individuation dans une journée déjà bien remplie ?

DS : Le travail d’individuation demande d’apprendre à lâcher prise. Il y a quelques années en arrière il était difficile de dire : « Je vais méditer » ou « Je vais à mon cours de yoga ». Maintenant, c’est beaucoup mieux accepté. Ceux qui réussissent sont ceux qui savent faire face à la pression, ne pas prendre tout sur eux et qui savent reconnaitre le côté positif des choses. Il y a aussi une littérature abondante aujourd’hui en matière de développement personnel ce qui permet de se remettre en question sur les routines qui s’imposent à nous en milieu de vie. Et puis, se faire aider, au moins pour un certain temps, permet de gagner du temps. On a de la peine à s’appréhender soi-même, le regard de l’autre nous aide dans l’approche de nous-mêmes.

 

ARTICLE DS 6

La maturité amène le désir d’une quête de sens

IC : Mais, à priori, en milieu de vie, on a trouvé sa voie. Pourquoi parler encore d’évolution ? À la recherche de quoi faut-il se mettre à l’écoute ?

DS. : C’est une bonne question et c’est un point qu’il faut bien comprendre : C. G. Jung le célèbre psychanalyste suisse, nous dit que notre vie évolue. Elle peut être comparée à la course du soleil dans le ciel. Il y a tout d’abord l’aurore puis une ascension jusqu’au zénith et de là, il y a une redescente qui nous conduit à la mort. Cette analogie confirme qu’il y a bien à un moment donné un basculement qui nous fait passer de l’ascension à la redescente. Ce point fictif correspond à la crise du milieu de vie. C’est un peu comme en montagne, l’ascension est plus facile que la descente. Pourquoi ? Sans doute parce qu’il s’agit, dans la première moitié de la vie, de résoudre des problèmes d’ordre matériel. On nous y prépare dès l’enfance et à l’âge adulte nous développons en priorité notre place sociale. La descente est plus difficile parce que les problèmes à résoudre sont plus personnels, ils sont d’ordre spirituel. Ils concernent notre esprit et notre façon de nous situer dans le monde. Ils concernent le sens qu’il faut donner à nos vies. Alors continuer de croire que les problèmes vont se résoudre par des solutions matérielles est une erreur. Les problèmes de la redescente vont se résoudre de préférence par l’introspection et la méditation. Ils vont se résoudre, si l’on sait ce que l’on veut et si l’on arrive à lâcher prise sur le matérialisme.

 

Trop souvent, on voudrait changer les choses — les remplacer — sans comprendre qu’à partir d’un certain stade, on change les choses en les transformant. Il faut oser regarder ses propres défauts, oser faire face à ce qui ne va pas et le transformer. Sinon on risque de rester dans un cercle ou les dysfonctionnements se répètent à l’infini.

ARTICLE DS 7

Votre supérieur vous énerve ? Mais le problème vient peut-être de vos propres questions..

IC. : Mais concrètement comment faire pour retrouver du sens (C.G. Jung parlait même de retrouver son âme !) ?

DS. : La réponse, appartient à chacun d’entre nous. La voie privilégiée, si elle est possible, c’est d’écouter ses propres rêves et de les analyser. Ce qu’il faut savoir, c’est que le langage de l’âme est un langage symbolique, il faut donc un peu d’habitude pour bien le comprendre. De rêves travaillés en rêves travaillés, on va petit à petit prendre conscience qu’il existe, en nous, une énergie psychique que Jung a appelé le Soi. Ce Soi cherche à faire disparaitre en nous les conflits qui naissent des oppositions que nous pouvons avoir à l’intérieur de nous-mêmes ou vis-à-vis du monde extérieur. On dit que le Soi est union des contraires, il nous aide à grandir.

 

#

Prenons un exemple : votre supérieur vous énerve. À vos yeux, il est nul et fait tout le contraire de ce que vous feriez à sa place. Le problème ne vient peut-être pas de lui. Il vient peut-être de vous qui avez un problème avec son autorité et le rôle qu’il est censé jouer. Si vous comprenez la source de ce conflit, peut-être pouvez-vous mettre en place quelque chose en relation avec vos valeurs au lieu d’alimenter sans cesse votre rancœur. Et dans cet exemple, changer d’entreprise pour vous remettre sous la houlette d’un autre chef ne sert à rien. Vous retomberez très vite dans les mêmes difficultés. Seul un changement de point de vue, qui va dans le sens d’une prise en charge de vous-même, peut résoudre votre problème. Mais cela, il faut le voir, et c’est là que le travail sur soi peut être très utile.

 

ARTICLE DS 5

Il faut savoir regarder en face cette envie de prendre le pouvoir !

IC. : Il faut savoir regarder en face cette envie de prendre le pouvoir !

DS. : Les bouddhistes soulignent que le pire ennemi est l’ignorance. En appliquant uniquement des solutions matérielles, ce n’est pas suffisant. Il faut regarder le côté positif de cette envie de prendre le pouvoir et utiliser cette énergie pour la mettre au service d’une formation personnelle par exemple, qui aura plus de chances de déboucher un jour sur un poste à responsabilités. Ou alors, admettre qu’on ne sera jamais chef et que la solution, pour soi, c’est de faire au mieux son travail et de se tourner vers d’autres activités en dehors de son travail. Ce processus, que l’on appelle le processus d’individuation en psychanalyse, consiste à devenir un individu, à savoir quelqu’un qui n’est plus divisé, qui n’est plus en inflation ou en colère vis-à-vis du monde, mais qui, au contraire, est devenu — entier — dans sa vie, dans ses activités et dans sa relation avec les autres.

IC. : Mais tout cela conduit forcément à des changements de vie que chacun n’a pas forcément le courage d’affronter ?

DS. : Pas forcément, parfois une reprise de contact avec la nature suffit. Partir marcher, se promener, contempler le monde qui nous entoure permet déjà de sortir de la boucle infernale de la rancœur, de la déception et de la rumination. Nous sommes dans un monde où le choix des possibles augmente sans cesse. Il faut donc faire des choix. Je vais faire une comparaison avec la nourriture : dans les magasins actuels, il y a beaucoup de choix, mais quels sont les articles vraiment nécessaires et indispensables à la vie ? Les légumes, le poisson, la viande de bonne qualité et quelques ingrédients comme le sel, les épices ou autre. Pour le reste, en grande partie, c’est du superflu, au mieux neutre pour la santé et au pire nuisible.

ARTICLE DS 4

S’étourdir d’activités ne conduit qu’à s’éloigner de soi et à se déresponsabiliser

 

C’est un peu pareil dans les activités, on peut faire un tas de choses, mais quelles sont les activités qui sont vraiment indispensables à la vie et qui sont véritablement bénéfiques ? La vie moderne nous oblige à faire des choix alors autant garder ce qui est indispensable à la vie et au bonheur de chacun. Souvent, les gens qui en ont assez tentent de changer en premier leur vie professionnelle ou leur vie sentimentale. C’est l’égo et le moi qui se mettent en avant pour réclamer ce qui semble être un dû. Le réflexe à avoir dans ces cas-là serait plutôt de s’arrêter, de faire une pause, et de regarder au fond de soi-même ce qui cherche à se dire. Si l’on a le sentiment de ne pas être à sa place, il faut essayer de faire changer les choses, mais sans forcément tout faire exploser.

IC. : Dis autrement, se sentir libre en milieu de vie, c’est d’abord devenir plus réaliste ?

DS. : Oui, car nous sommes faussés par des siècles de pensée chrétienne qui présupposent l’existence d’un Dieu bon et bienveillant envers l’homme, à qui il suffit de s’en remettre pour bien vivre sa vie. C’est une façon de se déresponsabiliser et de croire à un bonheur qui viendrait de façon naturelle. Or il existe une façon de penser bien plus réaliste, qui admet l’inévitable côté sombre des choses, les désillusions, le vieillissement, la maladie, l’isolement, les deuils, l’absence de sens, les choix difficiles et même notre propre mort. C’est en prenant conscience de cela que l’on cesse progressivement d’espérer que le changement vienne de l’extérieur.

 

ARTICLE DS 2ARTICLE DS 2

 

Trouver un sens à sa vie est primordial

La liberté qui était le sujet qui a amorcé notre discussion pose problèmes dans les deux sens : il n’est pas bon d’en manquer, mais il est aussi problématique d’en avoir trop ! Parce qu’alors se pose la question du sens, qu’est-ce que je fais de mon temps et de ma vie.

Il y a quatre grandes causes de perturbation dans nos vies dont parle la thérapie existentielle : la mort, la liberté, l’isolement fondamental, l’absence de sens. Les quatre sont des facteurs anxiogènes.

La question du sens est primordiale et c’est pourtant le parent pauvre de nos raisonnements. Faire une vraie recherche de la cause du mal nécessite de bien identifier d’où viennent les problèmes. On est souvent surpris : ils ne sont pas là où on les attendait le plus. C’est cela le travail d’individuation. C’est ce que demande la seconde phase de vie, une réponse claire sur le sens.

Bien sûr, on ne peut pas tout changer, mais mieux vaut négocier un petit espace d’indépendance à partir duquel notre originalité pourra émerger plutôt que de chercher à remplacer un système de dépendance par un autre, car tout au fond de nous, quelque chose demande toujours de pouvoir s’épanouir et de pouvoir grandir.

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