Rester motivé même longtemps après l’enthousiasme passé ?

Rester motivé même longtemps après l’enthousiasme passé ?

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Rester motive

Même longtemps après que l’enthousiasme soit passé ?

Introduction

Waouh jusqu’au bout !

Tous autant que nous sommes, nous nous enthousiasmons parfois pour un nouveau projet, une nouvelle activité, une nouvelle responsabilité ou une nouvelle méthode, et nous découvrons quelques semaines plus tard, l’enthousiasme passé, que nous ne trouvons plus la motivation nécessaire au jour le jour pour dépasser les premiers obstacles. A commencer par nos limitations personnelles. Alors comment tenir la distance, longtemps après la bulle d’excitation ?

Ce n’est plus ce que je ressens…

 

La plupart du temps, admettons-le, nous abandonnons un nouvel objectif en quelques semaines seulement.

La motivation initiale n’y est plus, la volonté fait défaut et les doutes s’installent rapidement sur notre capacité à dépasser les obstacles comme nos propres limitations.

Même les personnes les plus disciplinées ont du mal à rester engagées.

C’est connu : la grande majorité des résolutions du Nouvel An échouent avant le début février. 

Il n’est pourtant pas impossible ou incontournable de rester discipliné, même face aux difficultés, à l’ennui, à la confusion ou à la peur.

= > La solution = être par dessus tout « motivé et engagé » (pas seulement « curieux »).

La curiosité est un mauvais départ

 

La curiosité pousse à l’excitation : celle d’obtenir quelque chose généralement inconnue au départ, qui apporte un plaisir immédiat (jouir, posséder, savoir, profiter…).

L’engagement procède d’une tout autre démarche. Elle requiert un point de départ, une stratégie, des tactiques, des outils de mesure et surtout un but élevé.

La plupart des gens sont simplement curieux : curieux de méthodes efficaces et rapides pour écrire un best-seller, perdre du poids, gagner le prochain marathon, rembourser leurs dettes rapidement et sans douleur.

S’engager demande d’accepter d’emblée une forme de frustration, liée à un résultat forcément différé, puisqu’il va falloir changer soit de mode opératoire pour l’obtenir, soit de perception du monde, de soi ou des autres, pour progresser.

 

Ray Charles ne gagnait pas correctement sa vie au départ, jusqu’à ce que l’un de ces mentors lui dise : « Tant que tu penseras “sous”, tu gagneras des centimes. Le jour où tu penseras Dollars, tu gagneras des millions ! ».

 

Cela nécessitait de la part de Ray Charles de penser son avenir autrement, malgré son handicap et de s’engager pleinement dans la bataille.

L’Engagement nécessite de dépasser des obstacles, qui eux-mêmes sont proportionnels aux perspectives recherchées.

Il est fondamental d’avoir un but élevé pour dépasser ces obstacles, sans quoi aucune résolution ne tiendra la distance.

Un engagement commence par une meilleure compréhension de soi. 

 

La plupart du temps, faute d’une réflexion personnelle, nous nous enthousiasmons pour des objectifs. Nous regardons trop loin, confondant vision long terme et but ultime. 

Une vision long terme permet de tenir un cap tandis qu’un but ultime (perdre 5 kilos en 3 jours par exemple) introduit un objectif conditionnant toute la réussite du projet.

Si au bout de 3 jours vous avez perdu 500 grammes (ce qui est très bien !), vous délaissez la méthode parce qu’elle n’a pas tenu ses promesses à vos yeux.  

Si vous aviez une vision long terme de votre santé, de votre corps, de votre bien-être, vous seriez au contraire enthousiaste à l’idée d’avoir trouvé une pratique, qui de 500 grammes en 500 grammes, vous fera atteindre le poids recherché.

Vous allez même probablement dans ce cas, perfectionner la méthode, introduire des éléments ludiques pour tenir la distance et vous permettre quelques écarts. Le tout vous conduira à rester engagé sur le très long terme. 

Cet exemple montre combien il est capital de partir d’une image de soi « réaliste », « positive » et « conforme à ses propres désirs », plutôt que de s’engager dans des efforts qui ne correspondent pas à une vision de soi désirée et assumée.

A savoir

Conseils pratiques pour rester « engagé »

Dans son livre Changeology, John Norcross développe plusieurs principes pour tenir ses engagements. Cela est censé fonctionner si vous savez que vous avez un problème, que vous appliquez un changement et que vous voulez réellement que celui-ci advienne.

 

1. Définissez une vision long terme
mais surtout visualisez votre vie une fois que celle-ci se sera réalisée.

2. Commencez toujours là où vous en êtes :
c’est votre point de départ. Ne repoussez pas à plus tard ce que vous pouvez prendre en compte maintenant pour agir.

3. Planifiez votre programme de changement en organisant des sous programmes et des moyens de mesurer vos efforts.

4. Commencez par vous débarrasser de vos mauvaises habitudes.
Ne visez pas tout de suite la réussite – changez d’abord ce qui vous bloque et vous empêche de progresser.

5. Contrôlez votre environnement
en réduisant votre exposition à de mauvaises tentations ou à de mauvaises incitations.

6. Persévérez en prévoyant des échecs et des chutes inévitables.
Cela arrive aux meilleurs.

7. Persistez sur le long terme.
Transcendez vos peurs, acceptez vos responsabilités et développez de nouveaux standards de pensée ou de croyances sur vous-même.

 

Vous pouvez accomplir tout ce que vous avez décidé, peu importe les circonstances et le temps que cela demande. Les personnes qui réussissent, construisent des ponts entre leur conscient et leur subconscient ; elles préservent leur énergie, ; elles établissent des liens entre leur réalité et leurs objectifs. Elles s’impliquent pleinement dans leur projet.

La cohérence aura toujours raison de la chance, du talent et des intentions !

 

L’Occident a cette mauvaise tendance à penser le temps de manière linéaire. Cela amène à penser qu’il y a un début, un milieu et une fin.

L’Orient privilégie l’itération, c’est-à-dire qu’une action engendre une expérience, qui engendre une autre action adéquate, qui engendre une autre expérience intéressante, etc.

Les personnes reconnues très volontaires ne sont en définitive pas mieux dotées que la multitude. Elles entretiennent simplement leur volonté de plusieurs manières :

– Des petites actions progressives, vis-à-vis desquelles elles cherchent à progresser à chaque fois de 10% à 40%.

– Un esprit qu’elles préservent du défaitisme et du cynisme (elles protègent en particuliers leurs idées !).

– Une anticipation des difficultés, qui au final ne les surprend pas puisqu’elles s’y attendent.

–  Mais surtout, elles ont un but tourné de préférence vers un objectif humaniste.

5 erreurs courantes que même les personnes intelligentes commettent

5 erreurs courantes que même les personnes intelligentes commettent

Mindset

5 erreurs courantes que même les personnes intelligentes commettent

Introduction

5 erreurs que vous ne commettrez plus à l’avenir !

Il n’est pas nécessaire d’être stupide pour faire des erreurs. Vous le savez déjà mais c’est urgent de le rappeler sachant qu’il y a 5 erreurs courantes que tout le monde fait. Alors autant en être conscient pour les éviter une fois pour toute. Rassurons-nous : des personnalités prospères et intelligentes de l’Histoire, ont aussi commis ces erreurs courantes.

Bon ! C’est vraiment pour nous rassurer un peu… parce qu’en milieu de carrière ou de vie, ce sont des choses que nous devrions savoir pour se ressaisir rapidement.

 

« Quiconque n’a jamais commis d’erreur n’a jamais rien essayé de nouveau. » disait Albert Einstein

 

Ce qu’il est important d’avoir en tête, c’est qu’une erreur est la plupart du temps réversible. Souvent notre conditionnement nous amène à penser que nous devons nous reprocher une erreur ou un échec et cela nous amène même à punir (même de façon subtile) les autres pour leurs erreurs. Alors gardons à l’esprit que nous commettons tous 5 erreurs courantes, réversibles, mais qui peuvent être évitées si nous les gardons à l’esprit. Elles nous évitent de dépasser des lignes à ne pas franchir.

 1. Courir après l’argent

 

Si je vous demande, quels sont vos trois souhaits les plus importants, il y a fort à parier que vous répondrez que vous souhaitez ne plus avoir à penser à l’argent ou en avoir encore plus, pour… C’est ainsi, l’argent sécurise et rassure.

Ce qui est amusant, c’est que nous savons tous qu’il y a plus important dans la vie que de l’argent.

Pourtant, nous en faisons un objectif. Il n’y a rien de mal à vouloir devenir riche. Nous devons simplement nous rappeler que gagner de l’argent au-delà d’un certain montant a peu d’impact sur notre bonheur.

Devenir riche n’est pas une erreur, tant que nous ne nous attendons pas à ce que ce soit la solution à tous nos problèmes.

 

2. Ne pas se ressourcer

 

On le sait : à un temps d’effort doit correspondre un temps de ressourcement équivalent. Pourtant la frénésie dans laquelle nous vivons (travail, famille, vie sociale…) nous pousse facilement vers le manque de sommeil fréquent.

C’est la même chose si vous êtes pris dans le flow d’une activité que vous adorez et que vous y passez tout votre temps.

« Donner un coup de collier » est une expression qu’il faut entendre sur une très courte période. Au-delà, on s’expose à entamer son énergie de manière dommageable. 

Le sommeil est le meilleur récupérateur, ainsi que des temps de déconnection complets. Un excellent ouvrage sur le sujet vous permettra de vous reconnecter à votre fatigue et d’en comprendre les effets négatifs durables. La Fatigue de Leonard Antony, chez Flammarion.

 

3. Se déconnecter de l’espace du cœur

 

Les techniques de méditation et autres, rappellent l’importance d’écouter sa voie intérieure régulièrement. Pourtant les avancées numériques et les technologies de l’information nous poussent à nous éloigner dangereusement, en écoutant sans cesse la voix des autres. 

Ces technologies sont géniales, à plus d’un égard. Mais rappelons-nous qu’elles ne sont que des technologies, pas nos Maîtres !

On sait aujourd’hui que leur usage excessif génère de l’anxiété et de la détresse sur les jeunes générations (Y et surtout Z, née à partir de 2000). 

Par le passé, il n’y avait pas de smartphone et autre pour se déconnecter de son cœur : il y avait d’autres types d’aliénation sous la forme de normes ou de règles, devenues souvent rigides avec le temps.

Nous n’avons pas de réelles excuses pour nous laisser aujourd’hui disperser loin de notre cœur. C’est un manque conscience personnelle que nous sommes aussi nos émotions et pas celles des autres.

 

4. Ne pas bouger suffisamment

 

Encore un besoin physiologique que nous avons tendance à négliger dans la vie moderne ou en vieillissant et en prenant de plus en plus de responsabilités. 

Des excuses, nous en avons sans cesse, jusqu’au jour où nous n’arrivons plus à monter un escalier, à éviter de prendre la voiture, à réguler notre anxiété ou nos colères, à préserver notre lucidité.

D’une façon ou d’une autre, nous devons trouver tout au long de la vie, trois heures par semaine de notre temps pour avoir une activité physique qui nous entraîne sur le plan cardio-vasculaire et marcher vingt minutes par jour, le reste du temps.

 

5. Être trop optimiste 

 

La confiance excessive est l’un des préjugés cognitifs qui affecte le plus les personnes intelligentes. Lorsque l’on est doué pour quelque chose, il est facile de se surestimer. 

Cela ne se produit pas nécessairement de façon arrogante. Un excès de confiance peut arriver à tout le monde. Cela va de la surestimation de soi, à l’idée que l’on détient la vérité, en passant par la conviction d’être meilleur que les autres. Dans tous les cas, on en arrive à avoir des ambitions non réalistes

C’est peut-être le piège le plus classique chez les gens parmi les plus intelligents. Un premier succès est toujours un nouveau défi. En nous souvenant de cela, on évite de se reposer sur nos lauriers trop rapidement. 

Mieux vaut se concentrer sur les éventuels obstacles à surmonter (l’imprévisible étant par définition imprévisible !) pour en détourner l’éventualité en agissant en amont, ou en ayant un plan d’action au cas où, que de s’envelopper d’optimisme et de théories positivistes en vogue. 

A ce rythme, ne peut-on jamais ressentir d’optimisme de temps en temps ?

Bien entendu, le temps de recharger ses batteries face à l’inconnu et à trop de cynisme ambiant. Mais l’idée n’étant surtout pas de s’y accrocher de toutes ses forces.

Est-ce possible de vivre son identité profonde dans sa vie professionnelle ?

Est-ce possible de vivre son identité profonde dans sa vie professionnelle ?

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Est-ce possible de vivre son identité profonde dans sa vie professionnelle ?

Introduction

Vous savez déjà ce que vous voulez être depuis l’adolescence

Mais vous vous appliquez à le repousser sans cesse. Alors parlons des vraies raisons pour lesquelles vous ne faites pas ce que vous rêveriez de réaliser ou de vivre.

Avertissement !

Ne lisez surtout pas cet article si vous pensez que vous n’avez aucun pouvoir d’action sur votre existence et que les autres portent toutes les responsabilités de ce qui vous arrive.

Ne lisez pas non plus cet article si vous pensez que vous avez toujours fait les bons choix et que vous êtes assez opportuniste pour saisir les bonnes occasions qui se présentent sur votre route.

Lisez uniquement ce qui suit, si vous avez un tant soit peu conscience que la vie a des hauts pour prendre confiance en vous et des bas, pour vous faire avancer à une degré de conscience plus élevé…

Vous n’arrivez pas à vous détacher du regard des autres

Et parfois même alors que vous atteignez la quarantaine, vous êtes toujours relié à l’opinion familiale (en rejet ou en fusion avec ce que pense les membres de votre clan, sur ce qui est la réussite ou ce qui ne l’est pas en particulier).

Autant nous sommes bien d’accord, il est fondamental d’avoir un modèle familial pour grandir et trouver un équilibre personnel, autant il est aussi grand temps en milieu de vie, de prendre conscience des projections de parties d’eux-mêmes sur nous.

Pourquoi ne peut-on pas le faire avant ? Pourquoi aussi maintenant ?

La plupart du temps on sent les projections en question sur soi, mais s’inscrire dans une réussite de vie tout en se détachant des modèles fondateurs, n’est pas impossible ! Cependant c’est non seulement difficile mais très souvent douloureux. Alors on préfère vivre avec ces projections, tout en sachant qu’elles ne nous appartiennent pas en vérité, jusqu’au jour où notre réussite est suffisante et que nous nous interrogeons sur leur bien fondé.

Souvent par loyauté familial, on en arrive à mal vivre ce que l’on considère alors comme un rejet du modèle familial, alors que c’est à la fois naturel et nécessaire à cette période de vie.

Que faire ?

Faire la différence entre « rejeter ses modèles » notamment parentaux et s’affranchir psychologiquement de conditionnements qui nous empêchent de créer notre propre vie.

Vous n’arrivez pas à vous convaincre que vous pouvez y arriver

 

Entre sentiment d’imposture et bonnes raisons de ne pas bouger l’équilibre de ceux que vous aimez aujourd’hui, tout est bon pour vous éviter depuis des années d’affronter la peur.

Devenir soi est la chose la moins naturelle qui existe au monde et la moins enseignée parce qu’elle va à l’encontre de l’ordre social. Alors n’attendez rien de personne dans ce sens. C’est une chose que l’on désire et que l’on accomplit. C’est une chose qui prend du temps et qui est pavée de doutes et de retours arrière. Mais c’est une chose qui vous emmène vers plus de force et plus de richesses de vie, à tous les niveaux.

Le seul antidote à la peur et au doute, sont le travail et la constance. Toute chose que l’on tend à oublier parfois dans notre vie douillette à mi parcourt de carrière.

Que faire ?

Arrêter de se demander ce qui se passerait si vous échouez.

Penser au contraire au pire des scénarii qui pourraient vous arrivez si vous échouiez.

En tirer les deux ou trois choses que vous ne supporteriez absolument pas de vous-même en cas d’échec.

Tout faire pour les éviter, en vous faisant aider, en vous formant, en ayant une stratégie mesurable, en prenant des décisions d’ajustement progressives… Bref en vous soignant et en vous donnant du temps et des moyens d’apprendre à devenir ‘vous’.

 

Quittez à tout jamais Fantasmes Land

 

Vous avez sans doute entendu un ancien, à l’automne, voire l’hiver de sa vie, vous donner le conseil suivant : « si c’était à refaire, je serais » ou « j’aurais » ou « je ne ferais pas… ». Cela fait des best-sellers, comme l’ouvrage de Bronnie Ware : Les 5 regrets des personnes mourantes.

Franchement, ce livre que je trouve par ailleurs admirable, m’a toujours questionné sur le fait que statistiquement, autant de personnes pouvaient dire : « je regrette de ne pas avoir écouté mes désirs… » ; « je regrette de ne pas m’être assez occuper de ma famille… », etc. comme si cela allait aider leurs prochains à éviter ces impasses.

Je constate au contraire que l’on peut déduire de telles « statistiques » parce que la majorité des êtres préfèrent vivre à « Fantasme Land » plutôt que se réveiller un jour et de comprendre qu’ils ne doivent plus vivre potentiellement mais activement leur Etre profond.

Alors j’en suis arrivée à la conclusion que la majorité préfère vivre de leurs fantasmes plutôt que de quitter un jour le conformisme et le confort d’une vie certes pas très riche mais après tout, pas trop risquée non plus.

A ce rythme on en arrive à une peu viscérale du changement, que savent parfaitement exploités des centaines d’acteurs autour de nous.

Que faire ?  Si vous préférez vous sentir bien tout le temps, ne faites surtout rien ! Mais si vous souhaitez vivre une aventure humaine qui soit le reflet de votre propre dynamique, de votre cœur et de votre sagesse, alors arrêtez de penser que la vie passe par l’idée de se sentir bien à 100% et épousez vos peurs, vos doutes et vos négations pour ne surtout plus les éviter mais vivre avec en intelligence de situation.

 

En résumé

 

Vous n’allez pas tout à coup découvrir des choses extraordinaires sur vous-même ou réaliser tout à coup que vous êtes fait pour autre chose. Quelle importance d’ailleurs. Laissez ce discours à la cohorte de coaches qui veulent vous le faire croire. Vous êtes ce que vous êtes devenu et c’est ainsi. Maintenant, est-ce suffisant ? Est-ce ce que vous désiriez profondément ? Y-a-t-il autre chose à accomplir pour vous ? Considérez alors ce que l’expérience vous a apporté et servez-vous de votre expérience comme tremplin mais du moment présent comme point de départ. Il n’y a rien d’autre à faire : juste à Etre !

 

4 étapes pour surmonter vos croyances limitantes

4 étapes pour surmonter vos croyances limitantes

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Quatre étapes pour surmonter vos croyances limitantes

Introduction

Pour qu’elles n’aient plus jamais de prise sur vous

Tout au long de la vie, les croyances limitantes nous freinent mais en milieu de carrière c’est pire ! Voici quelques conseils pour lever toutes vos objections à réaliser ce qui vous tient à cœur.

Qu’est-ce qu’une croyance limitante ?

 

Les croyances limitantes sont des croyances, que vous en ayez conscience ou non, qui limitent votre capacité à vivre pleinement vos projets au regard de l’expérience accumulée au-delà de 40 ans. Alors agissez vite pour ne plus perdre de temps.

Ce que l’on appelle une « croyance limitante » en jargon de développement personnel, ce sont des peurs irrationnelles qui nous retiennent d’agir selon nos désirs et de progresser en faisant des expériences utiles.

Ces « croyances limitantes » se manifestent chaque fois qu’elles nous disent « tu n’es pas… »  (« tu n’est pas assez compétent » ; « tu n’est pas assez important pour … » ; « tu ne comptes pas… » ; « ce n’est pas ce que l’on doit faire… »).

Alors chaque fois qu’une pensée ou une personne vous fait ressentir cela, REAGISSEZ !

Réagissez, parce que si l’on n’est pas responsable des pensées des autres, on est en revanche responsable des nôtres, et en particulier de nos émotions.

Or nous pouvons agir sur nos émotions. Nous pouvons nous raisonner, prendre du recul, nous donner du temps et de la douceur pour comprendre certains mécanismes…

 

Nous avons tous des croyances limitantes

Elles se sont d’abord formées dans notre enfance car nous avons reçu des codes de conduite pour être aimé et encouragé par notre communauté (notre famille en premier lieu). C’est ainsi que l’on grandit ! Il n’y a rien à reprocher à qui que ce soit.

La plupart de mes clients me confient, qu’une de leurs croyances limitantes, c’est que l’on ne parle pas d’argent ! Ils ont du coup un mal fou à négocier leurs premiers contrats lorsqu’ils décident de se lancer enfin dans leur rêve d’entrepreneuriat (sans compter que cela a toujours été un exercice compliqué vis-à-vis de demandes d’augmentation en entreprise !).

Pourquoi ne cédons-nous pas facilement à ces « croyances limitantes » ?

Certaines peuvent être tellement ancré dans notre passé, que nous ne les avons jamais mises en perspective, jusqu’au jour où nous ressentons une peine véritable.

D’autres sont tellement communes à la société dans laquelle nous vivons (ou l’époque dans laquelle nous évoluons), qu’il faut du courage pour s’élever contre. Aujourd’hui par exemple, les femmes s’élèvent contre l’idée « qu’elles sont moins ambitieuses que les hommes ». Les hommes s’élèvent de leur côté contre l’idée « qu’ils seraient moins capables d’élever leurs enfants tout en travaillant »… Mais combien de siècles a-t-il fallu et de révolutions collectives ?!!!

Le jour où…

 

Nous prenons conscience que nous nous sommes freiné durant de longues années à conquérir ce que l’on désire intérieurement, la claque est certes magistrale mais elle entraîne aussi son cortège d’amertume et de regrets.

Et tout cela prend du temps (parfois beaucoup de temps) pour relever la tête et comprendre que nous sommes responsables de …. Nos émotions comme de nos pensées limitantes !!! (Bis repetita)

Ce qui se produit alors le plus souvent, c’est que nous portons alors la responsabilité sur des causes externes :

  • Le marché
  • L’employeur
  • Le conjoint
  • La crise, l’économie, les politiques, les étrangers(…)
  • La faute à pas de chance…

Certes il y a des causes externes ! Bien sûr et même presque toujours ! Mais même derrière les causes externes, il y a NOUS, c’est-à-dire la manière dont nous percevons un événement en fonction de nos émotions et de nos interdits.

Il ne s’agit pas d’être “positif” !

 

C’est beaucoup plus long et beaucoup plus difficile que cela. Il s’agit d’abord et avant tout de réaliser avec volonté que nous sommes le créateur de notre réalité en positif comme en négatif.

Partant de là, notre état d’esprit peut changer et nous allons nous mettre en mouvement, ce qui nous aidera à progresser et donc à accomplir ce que nous désirons (tôt ou tard).

En modifiant nos convictions et, par conséquent, nos actions, nous pouvons créer les bonnes conditions (décisions, formations, prises de risque, pardon, rencontres…) pour obtenir ce que l’on recherche.

Alors, comment faire ?

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GUIDE

Pour démontrer la méthode, je prends juste un exemple : « vous êtes persuadé que passé 40 ans, votre vie professionnelle ne va faire que décliner » mais partez d’une autre situation que vous sentez au fond de vous comme limitante pour votre pouvoir d’action.

Etape 1 : Reconnaissez d’abord vos croyances limitantes

La première étape pour travailler sur une croyance limitante, c’est de la reconnaître et ce n’est pas toujours facile. Prenez notre exemple : vous êtes probablement persuadé qu’à 40 ans vous commencez à décliner lentement, physiquement, intellectuellement et peut être dans d’autres domaines de votre vie. A partir de cette croyance, vous allez commencer à capitaliser sur vos acquis, pensant que la sécurité vous apportera un vieillissement plus confortable et tolérable. Conséquence, vous vous figez dans un réflexe sécuritaire, qui lui-même renforce votre peur de l’inconnu, qui lui-même gèle votre envie de prendre des risques, etc. La première question à vous poser ici, est de vous demander : « qui a dit que l’on décline à partir de 40 ans et que le milieu de vie annonce la fin de quelque chose ? ».  Vous trouverez des tas de raisons objectives de rassurer vos certitudes mais le chemin se fera dans votre conscience aussi et vous vous interrogerez plus souvent qu’avant sur le fait que peut être, 40 ans n’est qu’un nouvel âge avec ces défis mais aussi ses atouts. Et vous découvrirez bientôt, qu’à 40 ans passés, vous pouvez faire des choses que vous ne pouviez pas vous autoriser à 20 ans. Et se faisant, vous finirez par comprendre que vous vous limitez à penser selon une conception aussi fausse qu’inexacte.

Etape 2 : Donnez-vous un défi

Une fois que vous voyez vos croyances limitantes, vous pouvez passer du temps à les reconnaître pour ce qu’elles sont, une croyance – ce n’est pas réel. Donc une des premières choses à faire c’est de commencer à vous demander quel pourrait être le pire des scénarios à aller dans le sens de votre fausse croyance. Dans le cas de mon exemple, cela donnerait : « à partir de 40 ans, je vais commencer à perdre mes forces. Cela va se voir et la génération montante va me dépasser progressivement. Du coup je vais perdre mon boulot avant la retraite. Du coup, je ne pourrai pas profiter de la vie comme j’en rêve et cela me créera une maladie grave, qui au fond sera ma libération totale vers ma finitude… et tout sera finit…. » Je suis sure qu’en lisant ce paragraphe, vous rigolez ! Car les choses ne se passent pas ainsi pour tout le monde mais faites l’exercice ! Amusez-vous à dramatiser le pire des scénarii par rapport à votre croyance limite… parce que vous allez finir par vous rendre compte qu’il s’agit bien d’une « croyance » et non du « réel ». Ensuite vous serez à même de vous poser et de réfléchir à un vrai défi pour vous. Par exemple : « Puisque j’ai maintenant 40 ans, un peu plus d’expérience et que je n’ai rien à prouver professionnellement, qu’est-ce que je pourrai réaliser à l’avenir, dont je rêve secrètement depuis longtemps et qui serait un défi suffisant pour avoir le sentiment de progresser chaque jour pendant des années ? »

Etape 3 : Adoptez des croyances zéro limite

Cette étape ne signifie se raconter n’importe quoi ! Cet étape signifie, rechercher en vous ce qui vous procure à la fois de la joie, l’impression de progresser sans cesse et qui constitue quelque chose que vous désirez vraiment réaliser. Grâce à ce cocktail, vous êtes certain.e de ne pas voir le temps passé  à l’avenir, que vous atteignez vos 50, 60, 70 ou 80 ans. La phrase magique c’est de remplacer sans cesse une croyance limitante par « Je ne sais peut être pas faire aujourd’hui ce qui me paraît une croyance limitante mais j’aime l’idée que je peux progresser et dépasser celle-ci en faisant telle ou telle chose dans un premier temps, puis je progresserai sans cesse ensuite ». Le mot « magique » c’est : « j’aime l’idée que je ne me résume pas à une croyance mais que je peux sans cesse la dépasser, parce que je suis ouvert.e à d’autres possibilités ».

Etape 4: Mettre de la foi dans l’inconnu

Ne croyez pas que vous allez vous débarrasser pour autant d’une croyance limitante qui vous a si longtemps accompagnée dans votre vie ! Elle va se manifester sans cesse, jusqu’à ce que vous ayez fait la preuve du contraire. Ne comptez pas non plus sur votre volonté pour tenir coûte que coûte avec le temps. La volonté n’est qu’un capital, ce qui signifie que vous ne pouvez pas puiser dedans à l’infini. C’est une chose de comprendre une croyance qui a du sens, c’est une autre de le croire. Votre nouvelle croyance doit s’accompagner de nouvelles habitudes. Notre cerveau doit être reconditionné et cela demande temps, application et conviction. La plupart du temps il faut avancer dans l’obscurité pendant un long moment, parce que la nouveauté ne se révèle jamais d’un coup.

Donc vous devez avancer dans l’incertitude et préserver à la fois :

  • vos pensées (attention à ce que vous pensez et ce que vous dites !),
  • vos affects (développez un pouvoir de visualisation du but recherché avec votre nouvelle croyance et ressentez ce que sera la résultat une fois que vous l’aurez atteint !)
  • vos actions (organisez-vous, étapes par étapes, avec une stratégie et des tactiques)

La bonne nouvelle c’est que si au début il est long et difficile de se débarrasser de croyances limitantes, avec l’entraînement, cela devient beaucoup plus facile. Alors commencez par prendre un petit carnet et par lister tout ce qui vous empêche de vous déployez aujourd’hui à un autre niveau, parce que vous avez plus de 40 ans ou pour toute autre question.

Comment se libérer et développer ses potentiels avec l’expérience ?

Comment se libérer et développer ses potentiels avec l’expérience ?

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Comment se libérer

Et augmenter ses potentiels avec l’expérience

Entretien avec le psychanalyste Suisse, Denis STEINER.

INTRODUCTION

L’individuation au coeur d’une forme de libération

Si vous ressentez  en milieu de de vie, l’envie de tout plaquer et d’aller vivre loin, ne vous inquiétez pas, c’est normal ! Mais votre libération véritable passe par un autre chemin, plus intérieur. Denis STEINER, psychanalyste, nous explique pourquoi et comment.

Isabelle Cham signature

Quelques mots

Denis STEINER

développer son impact personnel

Denis STEINER est psychanalyste Suisse et auteur d’un premier ouvrage : “Jung et l’alchimie” aux éditions Vie.

De formation ingénieur en électronique, il a mené sa carrière à la RTS (TV Suisse). Il rencontre la pensée et les travaux de Carl Gustav JUNG à 30 ans et commence aussitôt sa formation de psychanalyste, en suivant notamment “l’Ecole du Rêve” à Genève.

Son premier ouvrage vise à décrire le processus d’individuation propre à CG. Jung, à travers le symbole de l’alchimie. Il prépare un deuxième ouvrage, sur le même thème mais avec la volonté de rendre ce principe si important de la vie, accessible aux néophytex comme vous et moi.

La liberté ne veux rien dire…

Isabelle Cham : Denis, pourquoi dans une société comme la nôtre, où nous disposons de tant de libertés, avons-nous toujours envie d’être encore plus libres, surtout lorsque la maturité s’installe dans notre vie ?

Denis Steiner : Pour moi, on ne peut pas parler de liberté. C’est une notion trop vague dont il faut se méfier. C’est un slogan des années 60 où le mot « freedom » est mis à toutes les sauces. La liberté évoque un enfant dans un magasin de jouets qui pourrait tout choisir et tout avoir. La vie ce n’est pas ça et, en ce sens, je me fie à l’esprit bouddhiste qui dit que la vie n’est pas facile et qu’elle n’est pas exempte de souffrances. Mais, pour le Bouddha, il existe une voie sure, conduisant à la suppression de la souffrance. En psychanalyse, c’est la voie de l’individuation.

 

Il faut garder une vision réaliste de la vie, qui tienne compte aussi de la souffrance, car la reconnaitre c’est se donner les moyens d’y faire face. Si l’on est dans la difficulté, il ne faut pas fuir, il faut avant tout comprendre. Si l’on n’agit pas en conscience, on risque de se retrouver confronté aux mêmes difficultés dans un cycle qui n’en finit jamais. Ce qu’il faut, c’est se tourner vers des activités qui ont du sens. Cela demande un travail personnel.

ARTICLE DS 3

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Ceux qui réussissent, sont ceux qui savent surmonter la pression

IC : Mais comment faire ce travail d’individuation dans une journée déjà bien remplie ?

DS : Le travail d’individuation demande d’apprendre à lâcher prise. Il y a quelques années en arrière il était difficile de dire : « Je vais méditer » ou « Je vais à mon cours de yoga ». Maintenant, c’est beaucoup mieux accepté. Ceux qui réussissent sont ceux qui savent faire face à la pression, ne pas prendre tout sur eux et qui savent reconnaitre le côté positif des choses. Il y a aussi une littérature abondante aujourd’hui en matière de développement personnel ce qui permet de se remettre en question sur les routines qui s’imposent à nous en milieu de vie. Et puis, se faire aider, au moins pour un certain temps, permet de gagner du temps. On a de la peine à s’appréhender soi-même, le regard de l’autre nous aide dans l’approche de nous-mêmes.

 

ARTICLE DS 6

La maturité amène le désir d’une quête de sens

IC : Mais, à priori, en milieu de vie, on a trouvé sa voie. Pourquoi parler encore d’évolution ? À la recherche de quoi faut-il se mettre à l’écoute ?

DS. : C’est une bonne question et c’est un point qu’il faut bien comprendre : C. G. Jung le célèbre psychanalyste suisse, nous dit que notre vie évolue. Elle peut être comparée à la course du soleil dans le ciel. Il y a tout d’abord l’aurore puis une ascension jusqu’au zénith et de là, il y a une redescente qui nous conduit à la mort. Cette analogie confirme qu’il y a bien à un moment donné un basculement qui nous fait passer de l’ascension à la redescente. Ce point fictif correspond à la crise du milieu de vie. C’est un peu comme en montagne, l’ascension est plus facile que la descente. Pourquoi ? Sans doute parce qu’il s’agit, dans la première moitié de la vie, de résoudre des problèmes d’ordre matériel. On nous y prépare dès l’enfance et à l’âge adulte nous développons en priorité notre place sociale. La descente est plus difficile parce que les problèmes à résoudre sont plus personnels, ils sont d’ordre spirituel. Ils concernent notre esprit et notre façon de nous situer dans le monde. Ils concernent le sens qu’il faut donner à nos vies. Alors continuer de croire que les problèmes vont se résoudre par des solutions matérielles est une erreur. Les problèmes de la redescente vont se résoudre de préférence par l’introspection et la méditation. Ils vont se résoudre, si l’on sait ce que l’on veut et si l’on arrive à lâcher prise sur le matérialisme.

 

Trop souvent, on voudrait changer les choses — les remplacer — sans comprendre qu’à partir d’un certain stade, on change les choses en les transformant. Il faut oser regarder ses propres défauts, oser faire face à ce qui ne va pas et le transformer. Sinon on risque de rester dans un cercle ou les dysfonctionnements se répètent à l’infini.

ARTICLE DS 7

Votre supérieur vous énerve ? Mais le problème vient peut-être de vos propres questions..

IC. : Mais concrètement comment faire pour retrouver du sens (C.G. Jung parlait même de retrouver son âme !) ?

DS. : La réponse, appartient à chacun d’entre nous. La voie privilégiée, si elle est possible, c’est d’écouter ses propres rêves et de les analyser. Ce qu’il faut savoir, c’est que le langage de l’âme est un langage symbolique, il faut donc un peu d’habitude pour bien le comprendre. De rêves travaillés en rêves travaillés, on va petit à petit prendre conscience qu’il existe, en nous, une énergie psychique que Jung a appelé le Soi. Ce Soi cherche à faire disparaitre en nous les conflits qui naissent des oppositions que nous pouvons avoir à l’intérieur de nous-mêmes ou vis-à-vis du monde extérieur. On dit que le Soi est union des contraires, il nous aide à grandir.

 

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Prenons un exemple : votre supérieur vous énerve. À vos yeux, il est nul et fait tout le contraire de ce que vous feriez à sa place. Le problème ne vient peut-être pas de lui. Il vient peut-être de vous qui avez un problème avec son autorité et le rôle qu’il est censé jouer. Si vous comprenez la source de ce conflit, peut-être pouvez-vous mettre en place quelque chose en relation avec vos valeurs au lieu d’alimenter sans cesse votre rancœur. Et dans cet exemple, changer d’entreprise pour vous remettre sous la houlette d’un autre chef ne sert à rien. Vous retomberez très vite dans les mêmes difficultés. Seul un changement de point de vue, qui va dans le sens d’une prise en charge de vous-même, peut résoudre votre problème. Mais cela, il faut le voir, et c’est là que le travail sur soi peut être très utile.

 

ARTICLE DS 5

Il faut savoir regarder en face cette envie de prendre le pouvoir !

IC. : Il faut savoir regarder en face cette envie de prendre le pouvoir !

DS. : Les bouddhistes soulignent que le pire ennemi est l’ignorance. En appliquant uniquement des solutions matérielles, ce n’est pas suffisant. Il faut regarder le côté positif de cette envie de prendre le pouvoir et utiliser cette énergie pour la mettre au service d’une formation personnelle par exemple, qui aura plus de chances de déboucher un jour sur un poste à responsabilités. Ou alors, admettre qu’on ne sera jamais chef et que la solution, pour soi, c’est de faire au mieux son travail et de se tourner vers d’autres activités en dehors de son travail. Ce processus, que l’on appelle le processus d’individuation en psychanalyse, consiste à devenir un individu, à savoir quelqu’un qui n’est plus divisé, qui n’est plus en inflation ou en colère vis-à-vis du monde, mais qui, au contraire, est devenu — entier — dans sa vie, dans ses activités et dans sa relation avec les autres.

IC. : Mais tout cela conduit forcément à des changements de vie que chacun n’a pas forcément le courage d’affronter ?

DS. : Pas forcément, parfois une reprise de contact avec la nature suffit. Partir marcher, se promener, contempler le monde qui nous entoure permet déjà de sortir de la boucle infernale de la rancœur, de la déception et de la rumination. Nous sommes dans un monde où le choix des possibles augmente sans cesse. Il faut donc faire des choix. Je vais faire une comparaison avec la nourriture : dans les magasins actuels, il y a beaucoup de choix, mais quels sont les articles vraiment nécessaires et indispensables à la vie ? Les légumes, le poisson, la viande de bonne qualité et quelques ingrédients comme le sel, les épices ou autre. Pour le reste, en grande partie, c’est du superflu, au mieux neutre pour la santé et au pire nuisible.

ARTICLE DS 4

S’étourdir d’activités ne conduit qu’à s’éloigner de soi et à se déresponsabiliser

 

C’est un peu pareil dans les activités, on peut faire un tas de choses, mais quelles sont les activités qui sont vraiment indispensables à la vie et qui sont véritablement bénéfiques ? La vie moderne nous oblige à faire des choix alors autant garder ce qui est indispensable à la vie et au bonheur de chacun. Souvent, les gens qui en ont assez tentent de changer en premier leur vie professionnelle ou leur vie sentimentale. C’est l’égo et le moi qui se mettent en avant pour réclamer ce qui semble être un dû. Le réflexe à avoir dans ces cas-là serait plutôt de s’arrêter, de faire une pause, et de regarder au fond de soi-même ce qui cherche à se dire. Si l’on a le sentiment de ne pas être à sa place, il faut essayer de faire changer les choses, mais sans forcément tout faire exploser.

IC. : Dis autrement, se sentir libre en milieu de vie, c’est d’abord devenir plus réaliste ?

DS. : Oui, car nous sommes faussés par des siècles de pensée chrétienne qui présupposent l’existence d’un Dieu bon et bienveillant envers l’homme, à qui il suffit de s’en remettre pour bien vivre sa vie. C’est une façon de se déresponsabiliser et de croire à un bonheur qui viendrait de façon naturelle. Or il existe une façon de penser bien plus réaliste, qui admet l’inévitable côté sombre des choses, les désillusions, le vieillissement, la maladie, l’isolement, les deuils, l’absence de sens, les choix difficiles et même notre propre mort. C’est en prenant conscience de cela que l’on cesse progressivement d’espérer que le changement vienne de l’extérieur.

 

ARTICLE DS 2ARTICLE DS 2

 

Trouver un sens à sa vie est primordial

La liberté qui était le sujet qui a amorcé notre discussion pose problèmes dans les deux sens : il n’est pas bon d’en manquer, mais il est aussi problématique d’en avoir trop ! Parce qu’alors se pose la question du sens, qu’est-ce que je fais de mon temps et de ma vie.

Il y a quatre grandes causes de perturbation dans nos vies dont parle la thérapie existentielle : la mort, la liberté, l’isolement fondamental, l’absence de sens. Les quatre sont des facteurs anxiogènes.

La question du sens est primordiale et c’est pourtant le parent pauvre de nos raisonnements. Faire une vraie recherche de la cause du mal nécessite de bien identifier d’où viennent les problèmes. On est souvent surpris : ils ne sont pas là où on les attendait le plus. C’est cela le travail d’individuation. C’est ce que demande la seconde phase de vie, une réponse claire sur le sens.

Bien sûr, on ne peut pas tout changer, mais mieux vaut négocier un petit espace d’indépendance à partir duquel notre originalité pourra émerger plutôt que de chercher à remplacer un système de dépendance par un autre, car tout au fond de nous, quelque chose demande toujours de pouvoir s’épanouir et de pouvoir grandir.

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