Comment ne pas créer de déception dans ses fonctions de leader

Comment ne pas créer de déception dans ses fonctions de leader

Comment ne pas créer de déception dans ses fonctions de leader

Face aux évolutions inéluctables, quels sont les moyens dont vous disposez pour gérer la complexité et l’incertitude ? 

 

Le monde a toujours été plein d’incertitudes. Aujourd’hui le changement est plus rapide que jamais et la technologie en particulier joue un rôle majeur dans cette accélération vertigineuse. Nous ne pouvons plus espérer fonctionner sur les mêmes bases passées. Face aux troubles, transitions et incertitudes que nous rencontrons, le rôle du leader s’en trouve profondément modifié. Pour faire face, il doit entre-autre créer des fondations solides pour ses équipes, apporter un peu de certitude et plus de simplicité pour réduire l’anxiété en général, ainsi qu’aider ses équipes à retrouver du sens. Face à ces évolutions et aux incertitudes qui planent, comment peut-il éviter de créer de la déception ou se décevoir lui-même ?

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Sortir de l’illusion de l’homo deus

Je ne suis pas une scientifique, loin de là mais j’essaye de comprendre ce que les avancées scientifiques nous apprennent de l’univers et de la vie sur Terre ou ailleurs. Sans prendre trop de risques, je relève comme beaucoup aujourd’hui, que depuis au moins trois siècles nous vivons avec l’idée d’univers gouverné par des lois simples et qui repose sur un ordre propre. Tout ce que nous considérons comme le « désordre », relèverait de notre méconnaissance scientifique. Partant de là, les scientifiques ont longtemps cherché à rendre les choses le plus rationnelles possibles. Jusqu’à une période récente où nous prenons conscience finalement que l’univers est beaucoup plus complexe, qu’il l’a toujours été et qu’il existe plus d’interdépendances entre les éléments que nous avons voulu l’admettre jusqu’ici. La notion de progrès continue s’en trouve profondément modifié. Notion sur laquelle a reposé pendant longtemps, la philosophie du capitalisme. En ce début du XXIe siècle, le progrès tend à ne plus être la réponse absolue et le déterminisme devient progressivement relatif. le Monde n’est pas aussi quantifiable que nous le souhaiterions et cela impacte la notion de leadership dans la mesure où tout leader, quel qu’il soit, se retrouve aujourd’hui avec deux paramètres à gérer : le premier est d’encourager la créativité et l’ouverture d’esprit ; le deuxième est d’apporter une sécurité minimum à ses équipes. Cela repose en grande partie sur l’éthique et la raison d’être de l’entreprise. C’est ce qui va permettre aux équipes de comprendre comment tirer partie des nouvelles technologies sans en devenir esclaves et comment évoluer en termes de compétences. La mission du leader est aussi celle de créer les bonnes conditions pour que la culture du risque et de l’innovation se développe.  Il lui faut en particulier lutter contre la tentation de penser qu’il est le seul à avoir des idées ou de se renforcer dans ses propres illusions. Il doit au contraire s’entourer de personnalités qui vont le stimuler et stimuler l’équipe mais par dessus tout, il doit passer maître dans l’Art de repérer ceux qui vont généralement s’opposer le plus au changement ou le pousser à l’erreur.

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Accepter à parts égales, l’émotion et la pensée

Parmi les compétences d’avenir, il en est une que les leaders doivent apprendre rapidement, c’est celle de savoir gérer l’erreur, l’incertitude et les illusions. Le sociologue et philosophe Edgar Morin écrit :

« Nous avons tous une propension plus ou moins forte à nous décevoir nous-mêmes, soit par notre capacité à vouloir tout rationaliser, soit parce que nous cherchons à nous auto-justifier, soit par notre capacité à faire de la rétention d’information, soit encore, parce que nous sommes victimes de nos propres projections ou de notre attention limitée à certains signaux ».

C’est comme cela que beaucoup de leaders en arrivent à être manipulés malgré eux, en particulier en s’entourant de personnes qui flattent leur ego au lieu de les aider à ouvrir leurs antennes télescopiques sur les changements en cours. Ainsi Edgar Morin rappelle que :

« La stratégie comme la connaissance continuent inlassablement de naviguer entre l’incertitude et les certitudes. Tout ce qui conduit à des opportunités comporte aussi des risques et penser, c’est à la fois reconnaître les risques qui conduisent à des opportunités et les opportunités qui conduisent vers des risques ».

Etre un leader c’est donc plus souvent douter que l’inverse mais finalement, l’émotion, loin d’aveugler, a au contraire toute sa place, ne serait-ce que, comme le rappelle Spinoza, parce que :

« L’émotion est un composant indispensable de la rationalité. Sans émotion, la rationalité devient du rationalisme ».

La rationalité reconnaît les émotions, les sentiments, la subjectivité comme des composantes humaines, sans pour autant qu’ils prennent toute la place dans la décision. Il est important pour cela, en tant que leader, de maîtriser les mécanismes de défense (réf. illustration👇) qui se déclenchent à tout moment, surtout lorsque vous essayez de faire passer des idées innovantes ou différentes de vos pairs.

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Les mécanismes de défense courants auxquels vous êtes confrontés en tant que leader :

Réprimer : réprimer une émotion est une défense fondamentale de l’Homme qui consiste à oublier ce qui risque le blesser psychologiquement.

Projeter : c’est projeter sur les autres ce qui nous semble à nous-même inacceptable. Il y a des idées sur nous même que nous ne pouvons pas accepter facilement.

Le déplacement : nous déplaçons nos sentiments inacceptables vers une personne que l’on aime ou que l’on craint. Par exemple, alors que nous subissons le comportement d’un collègue, nous allons rejeter notre colère sur quelqu’un d’autre.

La rationalisation : nous utilisons une excuse « rationnelle » pour justifier l’une de nos attitudes que nous jugeons négative ou inacceptable.

La formation réactionnelle : nous substituons un comportement à des pulsions jugées par nous-même inacceptables, en nous opposant inconsciemment à un désir refoulé.

Le déni : nous escamotons certaines réalités ou faits ou sentiments, en les ignorant ou en les distordant.

La régression : soumis à un stress fort, nous pouvons revenir à des comportements irresponsables et enfantins.

L’intellectualisation : nous conceptualisons autour d’un résultat ou d’un comportement négatif, pour éviter d’en prendre la responsabilité.

La sublimation : nous transférons des pulsions en buts socialement acceptables.

Apparemment les Neurosciences ont mis en valeur ces dernières décennies qu’il n’existe pas de fonctions dans notre cerveau qui nous permettent d’apprécier pleinement la différence entre nos rêves et la réalité. En conséquence pour gérer à la fois le risque d’erreur, l’incertitude et nos illusions, il est recommandé d’utiliser le mode de contrôle suivant :

1) bien étudier le contexte ;

2) contrôler ses idées par l’action, ce que l’on appelle finalement le « test and learn » ;

3) contrôler son esprit par des données qui permettent d’ajuster sans cesse ses décisions.

Tout cela évitera de créer de la déception pour soi même en tant que leader mais aussi pour les équipes de projet.

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Vous avez peut-être ces 8 qualités de leader sans le savoir

Vous avez peut-être ces 8 qualités de leader sans le savoir

Les 8 qualités d’un leader que vous avez peut-être sans le savoir et qui font de vous un leader inspirant

 

Etre leader cela s’apprend. Les périodes économiques se suivent et ne se ressemblent pas ! Si lors des premières révolutions industrielles, il était successivement nécessaire de développer un leadership entrepreneurial puis charismatique, aujourd’hui il s’agit de développer un leadership inspirant. Les qualités que l’on reconnaissait aux leaders historiques, cèdent la place à un leadership moins axé sur le “sur contrôle” ou la “toute puissance”, à un leadership éclairé de l’intérieur et influent à l’extérieur, ayant surtout le pouvoir de motiver et de “faire ensemble… “. La nuance est parfois difficile à percevoir car nul leader d’hier ne fonctionnait de manière monolithique. Beaucoup avaient aussi des qualités parmi celles décrites dans cet article. Cependant, pour faire un bon leader aujourd’hui – sachant que cela s’acquière et se travaille pour tout le monde – mieux vaut freiner ses instincts de toute puissance et investir profondément au moins 3 des fonctions suivantes… tout en cherchant à développer aussi les autres (à l’infini), ce qui fera de vous un leader hors pair !

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08/ L’humilité

Par ordre décroissant, commençons par l’humilité, qui vous permettra de toucher plus efficacement l’émotion de vos interlocuteurs. Les gens en général aujourd’hui aiment à suivre des modèles qui leur permettent de penser qu’ils peuvent aussi progresser eux-mêmes à l’infini. Si par manque de réflexion personnelle et de discernement sur votre rôle, vous vous érigez en statue de Commandeur, vous allez être un modèle inatteignable et par conséquent, un modèle que l’on critique sans cesse, quand on ne s’en détourne pas complètement. Vos collaborateurs, clients, publics qui vous suivent, doivent penser, chaque fois que vous prenez la parole, que vous cherchez à transmettre quelque chose sans tirer la couverture à vous mais plutôt en sachant, que vous connaissez les risques tout en vous engageant à agir quoi qu’il advienne.

07/ Discernement

Ceci amène la deuxième qualité d’un leader aujourd’hui : le discernement. C’est la capacité à bien juger les décisions à prendre, que ce soit par rapport aux personnes, aux situations ou à l’environnement. Vous démontrez votre capacité à prendre le temps d’écouter et de comprendre un problème, puis d’explorer différentes solutions. Autrement dit, vous démontrrez votre flexibilité, votre conviction et votre créativité dans un monde complexe. Plutôt que d’agir par opportunisme, vous démontrez au contraire que vous avez une vision en tête et des options basées sur une connaissance suffisante du terrain pour agir à bon escient. Vous pensez de manière différenciée, pour ne pas dire « critique » au sens positif, de manière à explorer les meilleures options.

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06/ La créativité

C’est aussi cette fonction « discernement » qui vous conduit à œuvrer de manière créative, astucieuse ou par sérendipité (l’art de trouver ce que l’on ne cherche pas). L’économie d’aujourd’hui est de plus en plus basée sur le service, sur l’information et sur la relation client. Le dirigeant ne peut pas asseoir son pouvoir sur la connaissance infaillible de sonmarché, parce que la demande fluctue au gré des influences, des tendances, des attentes irrationnelles et émotionnelles des clients. Le secteur de la mode communiquait récemment sur l’introduction de l’IA dans la définition des tendances des prochaines saisons, tout en commentant que la créativité des Maisons, reste le seul vrai garant du succès de chaque collection. Un leader aujourd’hui doit avoir autant d’intuition que de force à expérimenter des idées. Cela ne l’empêche pas de prendre des précautions, d’avoir un plan B ou C ou même de tenir un cahier des charges mais il doit aussi prendre le risque de créer des nouveaux modèles d’action avec ses équipes.

05 / L’altruisme

La créativité ne saurait être une idée individuelle pour autant, si vous voulez garder votre rôle de leader. Les autres doivent d’abord sentir que vous vous souciez d’eux à travers vos propositions et la relation de confiance que vous créez. En affaires, cela signifie que vous voulez que les gens autour de vous fassent mieux, se sentent mieux et progressent. Ayez des idées, communiquez autour de ces idées mais sans vous attirer tout le crédit : l’effet ne sera que court terme ! Préférez développer une culture de l’empowerment, c’est-à-dire qu’à partir d’une idée, d’une mission, d’un objectif que vous fixez, donnez aussi les moyens à vos collaborateurs d’augmenter sans cesse leur autonomie pour avoir un retour d’expérience juste et suffisant. C’est à ce prix que vous récolterez ensuite les meilleures informations du marché. L’altruisme est une qualité de leadership incroyable, loin, très loin de celle que vous pourriez traditionnellement associer à la puissance ou la force.

04/ Éloquence

L’altruisme ne va pas sans l’éloquence. La capacité de parler et d’écrire de façon convaincante a pris de l’importance à l’ère des communications numériques. Les gens s’attendent à ce que les dirigeants communiquent. Ils veulent comprendre et connaître l’univers et la philosophie de ceux à qui ils accordent leur confiance. Un discours éloquent peut conclure un accord. Une note éloquente adressée au personnel peut apaiser les craintes, atténuer la dissidence ou inspirer les gens à atteindre de nouveaux sommets. Pratiquez votre écriture et cherchez à développer votre influence pour devenir un leader plus efficace et plus persuasif.

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03/ La tolérance

« Faites ce que je dis, ne dites pas ce que je fais ! » n’a plus court aujourd’hui. Pour être un leader, il faut être plus que jamais exemplaire à l’ère des réseaux sociaux. Demandez aux aspirants politiques ce qu’ils en pensent ! Aujourd’hui le pouvoir se mesure à votre capacité à faire confiance, c’est-à-dire à permettre à vos interlocuteurs de prendre des risques calculés. Ils doivent simplement connaître la règle : s’informer, communiquer, lancer l’alerte si besoin… Pour prendre les risques, ils doivent 1) connaître la règle ;  2) sentir qu’ils ne vont pas le payer inconsidérément dans leur carrière. (Précaution d’usage ici : nous parlons entre personnes « raisonnables ». Si vous repérez un cas tordu, nul besoin de vous mettre en danger en tant que leader !). L’enjeu autour de vous est que les personnes puissent expérimenter différents processus de réussite. Leurs erreurs renforcent leur expertise et nourrissent la créativité et l’inspiration de toute l’équipe.

02/ L’optimisme

La tolérance s’accompagne d’optimisme. Il n’est pas question d’un optimisme sans lucidité mais d’une alchimie intérieure qui laisse place à l’espoir et à la foi dans la capacité de chacun à progresser. L’optimisme du leader c’est aussi sa capacité à avancer dans l’inconnu en ayant foi dans le fait que tôt ou tard les choses prendront la forme espérée au départ,. C’est aussi de comprendre que le chemin parcouru, quels que soient les obstacles, sera toujours une occasion d’apprendre et de développer sa créativité ou ses talents. Les dirigeants optimistes inspirent et motivent profondément les personnes autour d’elles.

L'empathie Les Echos

01 /L’empathie

J’ai eu l’occasion d’écrire ou de m’exprimer déjà sur le sujet, et je le ferai encore, tant l’empathie est un sujet d’une grande subtilité et d’une grande importance. De fait, un leader doué d’empathie a une précieuse capacité à comprendre ce qui motive profondément chacun de ses interlocuteurs. Là où le discours général entraîne, le dialogue profond et empathique avec chacun, débloque presque toutes les résistances. C’est par conséquent la première des qualités personnelles d’un leader aujourd’hui. Pourquoi? Parce qu’une équipe doit rester à l’écoute du marché [réf. ci-dessus au début de cet article]. Cependant l’adage « parler moi de moi, il n’y a que cela qui m’intéresse » (comme le disait Sacha Guitry), reste et restera vrai. Chaque interlocuteur a besoin de sentir qu’il est compris et accepter tel qu’il est. Et la ligne directe vers sa motivation s’appelle son cœur, ses émotions, ses motivations affectives, la compréhension de ses résistances. Nul besoin d’être formé pour cela. L’empathie du leader se développe d’autant mieux vis-à-vis des autres qu’il sait faire preuve d’écoute et de compassion pour lui-même au départ. La raison en est simple : tout ce que l’on tait au fond de soi, on le projette tôt ou tard sur l’autre. En dehors du champ managérial ou entrepreneurial du leader, l’avantage de l’empathie pour ce dernier, est aussi de savoir entendre ses clients même dans ce qu’ils ne disent pas ! C’est tout de même précieux aujourd’hui, face à une économie de l’information et du service…

La bonne nouvelle c’est que chacune de ces qualités se développe de manière volontaire et à l’infini. Si vous pensez en avoir moins de 3 au départ ou les avoir toutes mais de manière peu développée, il ne tient qu’à vous d’évoluer. Soit vous trouverez l’occasion d’évoluer rapidement dans votre secteur actuel, soit vous serez doté pour créer par exemple votre propre entreprise.

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8 attitudes clés pour être créatif et s’adapter

8 attitudes clés pour être créatif et s’adapter

8 ATTITUDES CLES POUR ÊTRE CRÉATIF ET S’ADAPTER RAPIDEMENT

Si nous pouvions zoomer notre vie ou celle des personnes que nous connaissons bien, nous nous rendrions compte que nous pouvons réussir presque tout ce que nous avons à l’esprit, en peu de temps. Mais comme une grande majorité de personnes, nous nous limitons avec divers freins que nous nous fixons tout seuls. Cela s’exprime souvent par « je n’ai pas assez de temps pour accomplir ceci… » ou par « Je ne suis pas doué pour cela… » ou encore « J’ai plus à perdre qu’à gagner à essayer de … ». Nous le sentons pourtant : la vrai raison est ailleurs ! Manque de confiance, peur l’humiliation en cas d’échec, incertitude face à l’avenir… Alors dans cet article, je vous propose de commenter 8 attitudes que vous pouvez cultiver pour accomplir sans délais ce que vous désirez réellement et arrêter de douter de vous ou de procrastiner.

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01/ Stop aux ambitions absurdes

Ce que j’entends par là, c’est d’abord de se fixer des objectifs qui ne sont pas véritablement les vôtres. Vous savez : ce fameux chant de l’environnement qui depuis votre enfance sait mieux que vous ce que doit être votre avenir et votre bonheur. Vous n’êtes pas ici sur terre pour faire plaisir à qui que ce soit. Vous êtes ici c’est tout, en devant affronter diverses situations liées à notre époque. En prime vous avez hérité d’un ADN et d’un milieu d’origine qui tous deux, vous ont permis de développer des capacités et des réponses à votre environnement. Il est compliqué de s’en désolidariser à 100% mais il n’est pas impossible au cours de votre vie, de prendre le recul nécessaire pour investir totalement ce qui vous apporte le sentiment d’être à votre place, plein de ressources et heureux d’agir au quotidien. Certes nous ne faisons pas tous ce que nous avons rêvé de faire enfant mais ce n’est pas un problème en soi. Nos idées à l’origine n’étaient pas enrichies de notre expérience actuelle et nous ne menions pas nos réflexions avec toutes les contraintes que nous avons aujourd’hui. De nos jours, nous sommes bombardés d’informations via les réseaux sociaux, qui nous conduisent à rêver d’un autre nous-même, plus fort, plus audacieux, plus valeureux, parcourant la planète et créant de l’impact partout où nous posons les pieds. Revenons à la raison ! Chacun est différent et chacun a des problèmes sur lesquels il n’a pas de prise. Nous créons et organisons notre vie aussi avec ce nous sommes et c’est souvent déjà très courageux. Ne nous rajoutons pas de fardeaux en cherchant même inconsciemment à pousser nos limites au dehors de ce pour quoi nous sommes véritablement doué. Les personnes que vous admirez et qui peut être vous inspirent certaines ambitions personnelles, ont aussi leurs contraintes au départ. Elles cultivent leurs ambitions à partir de celles-ci. Faites-en de même. Ne vous laissez pas influencer par des modèles ou des idées irréalistes.

02/ Recadrez vos modèles

Je le répète très souvent : nous ne sommes pas responsables des émotions des autres mais nous sommes responsables des nôtres. Cela passe très souvent par une exploration de nos modèles subconscients, qui ont l’art de se manifester lorsque nous nous y attendons le moins – c’est-à-dire lorsque nous sommes en décalage avec ce que nous désirons ou lorsque nous connaissons un échec. Cela peut être à l’occasion d’une épreuve, d’une déception, ou encore d’une rencontre qui ne nous apporte pas le sentiment d’être bien ou encouragé dans nos efforts. Cela arrive souvent lorsque nous sommes en situation de créativité. Si nous ne pouvons pas éviter le problème à 100%, nous pouvons en revanche mieux nous connaître et accepter nos limites. C’est l’effort d’une vie ! Rien n’est jamais acquis dans ce domaine mais on progresse tout de même et certains signes nous mettent sur la voie. Le plus important est qu’en travaillant sur notre subconscient, nous libérons plus facilement notre créativité et nos facultés d’adaptation.

03/ Pratiquez la contre intuition

Apprenez à travailler dans des environnements contre intuitifs. J’aime l’adage chinois qui dit “lorsque tu tourne en rond, brise le cercle !”. Nous pouvons le comprendre de différentes façons mais j’aime à le mettre en perspective avec l’idée que lorsque l’on ne réalise pas nos rêves et nos projets, c’est que nous tournons nous aussi en rond, au milieu du même environnement et des mêmes habitudes de pensées. J’ai moi-même fait cette expérience à plusieurs reprises dans ma vie, notamment en cherchant à créer ma société. Tant que je pensais comme une salariée que j’étais, je ne pouvais faire le pas vers l’entrepreneuriat. Le jour où j’ai commencé à fréquenter des entrepreneurs, j’ai démystifié beaucoup de mes craintes et je me suis mise au travail. En évoluant dans un milieu qui ne fonctionnait pas avec mes paradigmes habituels, cela a rendu ma réflexion bien plus créative. Le prix est toujours l’inconfort : c’est donc ce qu’il faut admettre et dépasser. Il en va de même pour tous les grands créateurs de tous les temps. Leur intuition et leur imagination prennent leur envol lorsqu’ils quittent un milieu qui les astreint trop à penser selon un schéma directeur établi. C’est parfois en voyageant, en travaillant avec des environnements professionnels différents. Il arrive que cela se produise aussi au fond d’une geôle (réf. Nelson Mandela) ou au cours d’une crise personnelle (Réf. Edison, Jung, Ghandi, ML King…). Sans en arriver là, l’idée est de comprendre que nous sommes nourris dans notre créativité, lorsque les choses ne sont pas exactement à la place où nous les mettons habituellement. Dont acte !

04/ Ne vous comparez pas

Comparez votre processus à celui de ceux qui réussissent. Ne vous comparez pas, pour autant à eux ou à leurs choix. Si vous avez des enfants autour de vous, c’est sans doute quelque chose que vous avez pu déjà observer. Lorsque vous montrez à un enfant comment réaliser quelque chose, il va le faire à sa manière avec succès. Si vous lui montrez le résultat que vous attendez, il va perdre pied. C’est exactement la même chose au cours de notre vie. Lorsque nous sommes orientés « processus », c’est-à-dire comprendre ce qui fonctionne le mieux pour obtenir ce que l’on désire, nous réussissons vite, avec nos moyens et nos talents propres. Lorsque nous cherchons à obtenir le même résultat que quelqu’un qui nous sert d’exemple, nous échouons lamentablement, parce que généralement nous projetons sur cette personne les qualités que nous aimerions avoir et qui ne sont pas notre point fort. Le processus est toujours sous notre contrôle et conduit au résultat. Le résultat des autres n’appartient qu’à eux-mêmes. Ne vous laissez pas submerger par leur exemple. Lorsque vous étudiez le processus de ceux que vous cherchez à imiter, n’essayez pas de tout faire. Chacun a sa propre stratégie. Même ceux qui sont au sommet de votre domaine ont des stratégies imparfaites. Trouvez les modèles qui fonctionnent chez eux et les choses clés que vous devez maîtriser. Maîtrisez-les au départ mais ensuite, innovez au-delà de ces modèles lorsque vous êtes prêt, de sorte que votre processus dépasse celui de ceux que vous admirez. Cela s’applique naturellement aux parcours et programmes que je propose ici. A partir de la méthodologie que je vous propose au départ pour trouver votre voie ou gérer votre défi actuel, cherchez ensuite au delà de vous approprier la méthode, de faire encore mieux avec vos propres ressources et expériences.

05/ Apprenez pour appliquer

La clé du succès n’a jamais reposé sur une connaissance encyclopédique mais sur la capacité à matérialiser ce que nous apprenons. Nous apprenons d’ailleurs d’autant mieux que nous appliquons rapidement nos connaissances. C’est un principe aujourd’hui admis communément. Petite, on me répétait que si je voulais mémoriser définitivement un nouveau mot, je devais m’exercer à le placer au moins 3 fois dans une phrase différente, au cours des jours qui suivaient. Cela donnait parfois des choses cocasses mais j’ai appris la leçon rapidement. L’important est de transférer vos nouvelles connaissances dans le monde réel, sans quoi, elles restent subjectives. Je ne peux que vous encourager moi-même à vous cultiver et vous former régulièrement. Je suis une adepte de la formation continue depuis toujours. Même entrepreneure, j’ai toujours consacré un temps suffisant à me former dans divers champs d’application. Cependant il est aussi important d’intégrer une connaissance en l’adaptant à notre domaine d’action. Cela la rend réellement intelligente et opérante. Nous obtenons aussi grâce à cette attitude, un retour d’expérience qui fait évoluer cette connaissance, en véritable expertise.

06/  CREEZ POUR MIEUX CHOISIR

C’est une idée fausse que de penser que l’on choisit mieux en réduisant dès le départ le nombre de choix possibles. Nous devons cette croyance à une idéalisation de la rationalité, qui conduit à adopter la première bonne idée qui passe, sans quoi nous serions « des éternels hésitants ». En fait, tout au long de notre existence, nous ne cessons de nous adapter à notre environnement, en combinant de nombreuses options possibles. Plus nous apprenons à penser et agir selon ce processus, plus nous ouvrons le champ des possibilités. Certains diront que c’est difficile de choisir entre trop d’idées. Il suffit de s’entrainer au discernement et à l’écoute de la sagesse de son coeur. Cela incite à ne pas agir sans cesse dans l’urgence. Tout cela s’apprend. Tous les créateurs de la Terre ont produit 10 fois, parfois 100 fois plus d’idées que leurs chefs d’œuvre. La quantité d’idées est le meilleur chemin vers la qualité. Plus vous produirez d’idées, plus vous en aurez. Certaines seront innovantes, d’autres originales. Peu importe. N’arrêtez jamais de créer.

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07/Une priorité à la fois

Comprenons-nous bien : si vous aimez comme moi faire plusieurs choses à la fois, ce n’est pas un problème. Cependant exercez-vous à n’avoir qu’une priorité à la fois et beaucoup d’organisation personnelle. Si vous ressentez trop de pression, recentrez-vous sur une seule chose essentielle pour faire avancer vos projets. Pratiquez la fameuse matrice d’Eisenhower ! Vous en trouverez des tas d’exemples sur internet. Pratiquez aussi la célèbre règle dite de Pareto, en identifiant les 20% d’activités qui produisent 80% des résultats que vous recherchez. A partir de là, intensifiez vos efforts sur ces 20% et prenez la peine de mesurer vos résultats pour les améliorer sans cesse. Quand on mesure la performance de nos actions, on le sait aujourd’hui, nos progrès s’accélèrent. Souvenez-vous du jour où vous vous êtes relevé la première fois, alors que vous marchiez à 4 pattes. Peut-être êtes-vous tombés plusieurs fois mais en concentrant vos efforts sur votre recherche d’équilibre, vous avez appris à marcher rapidement, puis à vous déplacer, puis à courir, puis à gagner peut être un marathon !

08/ Multipliez par trois vos objectifs

Démarrer quelque chose de nouveau dans notre vie nous donne toujours, qui que nous soyons, le sentiment que la tâche est démesurée pour nous seul. Nous avons beaucoup de choses à apprendre et il faut l’avouer, ce n’est pas le moment le plus opportun pour avoir confiance en soi. Tout créateur (même de sa vie !) souffre au départ d’un déficit de confiance en lui. Vous ne faites pas exception. Ce qui permet à certains de se dégager de ce sentiment, c’est à la fois de s’entourer correctement – parfois de savoir rester seul quelques temps pour protéger son idée – ; C’est aussi de travailler à détecter les bons processus chez ceux qui leur servent d’exemple, dixit ce qui a été dit précédemment ; C’est aussi leur capacité à évaluer leurs perspectives un peu plus haut ou plus long terme que ce qu’ils prévoient au départ. Sans cette méthode, le risque est de refaire à l’infini ce que l’on sait déjà faire à la perfection et donc de faire du sur-place. Progresser c’est avancer sous la contrainte mais si peu de gens comprennent le terme « contrainte » de la bonne manière. Il n’est pas question de devenir esclave d’une situation ou d’être persécuté par quelqu’un d’autre ou encore de faire des choses à contre cœur. Il s’agit de trouver en nous les ressorts nécessaires pour viser plus haut et se donner des ailes. C’est un savant mélange d’ambitions raisonnées (pour éviter ce que nous avons vu au point n°1) et de capacités à entretenir notre propre motivation. Souvenons-nous que la motivation repose sur trois facteurs : 1) savoir quelle valeur nous accordons à votre but final ; 2) croire que certaines de nos habitudes et attitudes contribuent à notre succès ; 3) croire que nous pouvons réussir à appliquer ces habitudes et attitudes avec une vision à long terme. Dans le cas contraire, faites-vous aider. Il n’y a rien d’anormal à cela et il faut savoir accepter l’aide d’un mentor, d’un accompagnateur du changement, d’un parent ou amis bienveillant (à condition qu’il ne projette pas ses angoisses sur vous). Essayez aussi la force du travail collectif. A plusieurs, on est souvent plus créatifs et plus réactifs, même en travaillant chacun sur son propre projet. C’est en tout cas comme cela que nous concevons les choses au sein de Spark Life Success.

En résumé, souvenez-vous simplement, que l’Etre humain est fortement adaptable et capable de beaucoup plus qu’il ne le croit généralement. Ce qui l’aide à progresser, c’est à la fois de ne pas avancer avec son seul point de vue et d’avoir une pensée latérale, extensible, en exerçant davantage sa créativité.

Pour aller plus loin sur toutes ces questions 👇

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Etes-vous court terme ou long terme

Etes-vous court terme ou long terme

Etes-vous court ou long terme ?

Comment équilibrer les deux…

 

Si vous cherchez l’équilibre entre vie perso et vie pro et que vous ne le trouvez pas…
Certains dirigeants ont tendance à se concentrer sur des activités à court terme, qui finalement leur apportent l’illusion d’être occupés, sans leur procurer le sentiment de construire quelque chose à long terme. D’autres ont le problème inverse : voir trop loin en oubliant de mettre en route des actions à court terme qui contribuent à l’avenir ou en oubliant de se détendre, de lâcher prise et de prendre du plaisir à vivre l’instant présent. Quels sont les avantages et les inconvénients de chaque situation et surtout comment trouver l’équilibre entre les deux ?

court terme ou long terme

01/ Connaître votre rythme

Nous nous laissons facilement entraîner par des actions à court terme lorsque nous ne comprenons pas quels sont nos rythmes personnels et nos besoins émotionnels. Nous sommes alors la proie facile pour toutes les tentations qui s’imposent au quotidien dans notre vie. Tout ce que nous faisons dans une journée, devrait être évalué selon trois critères. 1) Est-ce que, ce que je suis en train de faire, m’apporte de l’énergie mentale, émotionnelle ou physique ? 2) Si ce n’est pas le cas, puis-je m’en passer et combien de temps ? 3) Si c’est le cas, quelles sont les bonnes recettes que je peux reproduire sur le long terme.

= > Option à tester pour vous : tenez un journal de bord de toutes vos activités ou habitudes, pendant aux moins 3 semaines. Puis essayez de comprendre ce qui vous apporte plus ou moins de satisfactions dans votre vie de tous les jours. A la fin, établissez la liste des 10 actions ou hbaitudes quotidiennes les plus porteuses de sens pour vous. Si vous n’en découvrez aucune, pas de panique : réfléchissez si vous n’avez pas intérêt à vous trouver des projets plus motivants ou ambitieux pour vous-même.

02/ savoir que nous changeons

Des études ont été menées montrant que nous sous-estimons réellement que nos goûts, nos motivations et nos centres d’intérêt, puissent changer profondément sur dix ans. Pourtant c’est la réalité de la vie. Vous avez peut-être eu cette expérience avec des ainés, qui vous ont raconté ce qui les motivaient à 20 ou 30 ans et qui s’est effacé avec le temps. La vie nous amène à nous focaliser de plus en plus sur l’essentiel. Cela signifie que nous recherchons de plus en plus, ce qui a du sens pour nous, en fonction de notre sensibilité et de notre expérience.

= > Option à tester pour vous : Faites la liste des expériences au sommet que vous avez vécues par le passé. Qu’en avez-vous retiré en termes d’expérience, de connaissance sur vous, de joie et de confiance en vous ? Aujourd’hui, ces mêmes retours d’expérience, ont-ils un sens aussi fort pour vous ? Si ce n’est pas le cas, qu’aimeriez-vous apprendre ou expérimenter à l’avenir ?

court terme ou long terme

Actions à court terme

Avantages :

  • Les résultats sont plus gratifiants de manière instantanée.
  • La vie est moins stressante au jour le jour.
  • Cela résout tous les problèmes de vacuité et de réflexion existentielle.

Inconvénients :

  • Les résultats sont addictifs.
  • Ils conduisent à renoncer aux gains futurs.
  • Ils limitent les possibilités de prospérité et de sagesse.
  • Les expériences à court terme ne nous font pas sortir de notre zone de confort. Au contraire, elles nous entretiennent dedans et nous privent d’expériences utiles pour progresser.

Actions à long terme  

Avantages : 

  • Elles influent positivement sur notre santé, nos relations, notre mental
  • Elles enracinent profondément nos réalisations, quelles qu’elles soient.
  • Elles permettent de s’enrichir, pas seulement matériellement mais surtout intérieurement.

Inconvénients :

  • Elles produisent de la frustration, du doute sur soi et parfois un sentiment d’urgence qu’il faut arriver à canaliser.
  • Elles demandent parfois de composer avec le présent, d’accepter des choses que nous n’aimons pas faire dans l’absolu mais qui sont nécessaires pour passer un cap.
  • Elles peuvent nous conduire à une forme d’isolement, par  exemple de notre entourage qui ne comprend pas nos sacrifices et nos choix.

Partant de tous ces constats, comment pouvons-nous équilibrer les choses entre court et long termes, lorsque l’on souhaite tout à la fois jouir de l’instant présent mais aussi construire des projets qui nous donneront un jour le sentiment de nous être accomplis profondément ?

03/ Changer de vision

80% de la population mondiale n’a pas de passion établie mais pense que ce n’est pas possible de réussir une vie sans passion. La majorité pense qu’elle mérite son destin et qu’il suffit de suivre un chemin, souvent fait de non-choix, pour s’épargner des souffrances et des désillusions. C’est ainsi que les actions à court terme remplacent avantageusement la vacuité de l’existence. Commencez par vous convaincre qu’une vie n’est nullement basée sur une passion mais que la seule passion que vous devriez avoir, c’est de vivre votre vie telle que vous la désirez profondément.

= > Option à tester pour vous : Faites la liste des 10 choses que vous aimeriez vivre dans les 5 prochaines années. Vous avez du mal à trouver 10 idées inspirantes ? Demandez-vous ce qui vous attire chez 10 personnes que vous admirez aujourd’hui. Ce sont vos idées à développer.

04/ Chercher sa vocation

Là encore, une majorité de personnes dans le monde considère que la vocation est l’apanage d’élus des Dieux, qui se sont penchés en particulier sur leurs berceaux. La vocation ne tombe jamais du Ciel : elle se cherche activement. Elle passe par des obstacles, des échecs et peut prendre beaucoup de temps. En fait la vocation n’existe pas. On la crée au fur et à mesure des expériences et des événements de notre vie. Il demeure cependant une étincelle au fond de nous, que nous appréhendons parfaitement à l’âge de l’adolescence et que nous perdons ensuite. C’est cette étincelle qu’il faut aller rechercher plus tard car entre 14 et 20 ans, nous savions clairement ce que nous attendions de notre vie (ou ce que nous n’attendions pas : cela fonctionne aussi). Entre temps nos réflexions se sont enrichies avec l’expérience. C’est là que la vocation commence à se dessiner.

= > Option à tester pour vous : Reprenez votre liste des 10 personnes que vous admirez le plus. Qu’ont-elles réalisé concrètement dans leurs vies ? Qu’est-ce que cela vous inspire pour la vôtre et votre quête personnelle ? Il est possible qu’au terme de cette réflexion, vous découvriez des choses surprenantes sur vous-même !

 

05/ Tester & Ajuster

Une des choses qui démotive franchement pour s’engager sur un projet long terme, c’est de partir tout feu tout flamme sur une idée qui nous semble formidable sur le moment, sans prendre le temps de trouver d’autres alternatives et surtout sans prendre le temps de tester les choses pour ajuster progressivement notre projet à la réalité. La plupart s’arrête à des actions court terme qui rassurent sur l’idée de faire quelque chose d’utile pour leur avenir, mais ces actions ne se raccrochent à aucune vision, aucun point de départ et encore moins à des étapes intermédiaires qui permettent de parachever progressivement l’idée de départ.

= > Option à tester pour vous : Entraînez vous ! Ecrivez 5 idées que vous avez en ce moment pour votre vie future (dans les 5 prochaines années, cela suffit pour vous projeter). Choisissez en une qui vous semble pleine de potentiels. Faites au moins 6 entretiens avec des personnes qui vivent la situation de près ou de loin que vous aimeriez faire émerger dans votre vie. Entendez ce qu’ils vous disent. Leurs besoins, leurs joies, leurs regrets, leurs conseils… Ajustez votre idée en conséquence. Si vous vous rendez compte que vous êtes parti sur une illusion, puisez dans l’une des 4 autres idées que vous aviez.

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3 clés pour rester motivé

3 clés pour rester motivé

3 clés pour rester motivé sur des projets à long terme

“Ce n’est plus ce que je ressens…”. La plupart du temps, admettons-le, nous abandonnons un nouvel objectif en quelques semaines seulement, au prétexte que “ce n’est plus ce que l’on sent”. La motivation initiale n’y est plus, la volonté fait défaut et les doutes s’installent rapidement sur notre capacité à dépasser les obstacles comme nos propres réserves. Même les personnes les plus disciplinées ont du mal à rester engagées. C’est connu : la grande majorité des résolutions du Nouvel An ou des régimes avant l’été échouent avant la fin du mois qui succède. Il n’est pourtant pas impossible ou incontournable de rester discipliné, même face aux difficultés, à l’ennui, à la confusion ou à la peur. La solution : être par dessus tout « motivé et engagé » et pas seulement agir par simple excitation ou curiosité.

rester motivé

01/ La curiosité est un mauvais départ

La curiosité pousse à l’excitation : celle d’obtenir quelque chose généralement inconnue au départ, qui apporte un plaisir immédiat (jouir, posséder, savoir, profiter…). L’engagement procède d’une tout autre démarche. Il requiert un point de départ, une stratégie, des tactiques, des outils de mesure et surtout un but élevé. La plupart des gens sont simplement curieux : curieux de méthodes efficaces et rapides pour écrire un best-seller, perdre du poids, gagner le prochain marathon, rembourser leurs dettes rapidement et sans douleur… S’engager, demande d’accepter d’emblée une forme de frustration, liée à un résultat forcément différé, puisqu’il va falloir changer soit de mode opératoire pour l’obtenir, soit de perception du monde, de soi ou des autres, pour progresser.

Ray Charles ne gagnait pas correctement sa vie au départ, jusqu’à ce que l’un de ces mentors lui dise : « Tant que tu penseras centimes, tu gagneras des centimes. Le jour où tu penseras Dollars, tu gagneras des millions ! ».

Cela nécessitait de la part de Ray Charles de penser son avenir autrement, malgré son handicap et de s’engager pleinement dans la bataille. L’Engagement nécessite de dépasser des obstacles, qui eux-mêmes sont proportionnels aux perspectives recherchées. Il est fondamental d’avoir un but élevé pour dépasser ces obstacles, sans quoi aucune résolution ne tiendra la distance.

02/ Un engagement commence par une meilleure compréhension de soi.

La plupart du temps, faute d’une réflexion personnelle, nous nous enthousiasmons pour ce que nous prenons pour un but, alors qu’il ne s’agit que d’un objectif (exemple : je me remets au sport parce que c’est le début de l’année et que mon objectif est d’avoir une bonne résolution. Mon but devrait être d’abord d’acquérir une meilleure forme et une bonne santé !). Nous pouvons aussi pêcher par ignorance en confondant vision à long terme et but court terme. Une vision long terme permet de tenir un cap, tandis qu’un but (perdre 5 kilos en 3 jours par exemple) introduit un objectif conditionnant toute la réussite du projet. Si au bout de 3 jours vous avez perdu 500 grammes (ce qui est très bien !), vous délaissez la méthode parce qu’elle n’a pas tenu ses promesses à vos yeux. Si vous aviez une vision long terme de votre santé, de votre corps, de votre bien-être, vous seriez au contraire enthousiaste à l’idée d’avoir trouvé une pratique, qui de 500 grammes en 500 grammes, vous fera atteindre le poids recherché. Vous allez même probablement dans ce cas, perfectionner la méthode, introduire des éléments ludiques pour tenir la distance et vous permettre quelques écarts. Le tout vous conduira à rester engagé sur le très long terme. Cet exemple montre combien il est capital de partir d’une image de soi « réaliste », « positive » et « conforme à ses propres désirs », plutôt que de s’engager dans des efforts qui ne correspondent pas à une vision de soi désirée et assumée.

03/ La cohérence aura toujours raison de la chance, du talent et des intentions !

L’Occident a cette mauvaise tendance à penser le temps de manière linéaire. Cela amène à penser qu’il y a un début, un milieu et une fin. L’Orient privilégie l’itération, c’est-à-dire qu’une action engendre une expérience, qui engendre une autre action adéquate, qui engendre une autre expérience intéressante, etc. Les personnes reconnues très volontaires ne sont en définitive pas mieux dotées que la multitude. Elles entretiennent simplement leur volonté de plusieurs manières :

  • Des petites actions progressives, vis-à-vis desquelles elles cherchent à progresser à chaque fois de 10% à 15% (au dessus c’est stressant et démotivant).
  • Un esprit, qu’elles préservent du défaitisme et du cynisme (elles protègent en particuliers leurs idées !).
  • Une anticipation des difficultés, qui au final ne les surprend pas puisqu’elles s’y attendent et ont imaginé des parades éventuelles, qui peuvent même se combiner.
  • Mais surtout, elles ont un but tourné de préférence vers un objectif humaniste, ce qui leur donne suffisamment d’exaltation pour tenir face à l’adversité et la frustration personnelle.
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