5 conseils pour arriver le plus vite possible à obtenir la fonction de vos rêves

5 conseils pour arriver le plus vite possible à obtenir la fonction de vos rêves

5 conseils pour arriver le plus vite possible à obtenir la fonction de vos rêves

A l’heure où l’on évoque sans cesse la Grande Démission et l’Exodus des leaders, peut-être est-il nécessaire de rappeler qu’avant de s’effondrer ou de vous reconvertir dans l’artisanat parce que vous ne trouvez pas la fonction de leader de vos rêves, vous pouvez d’abord essayer de voir les choses autrement. La fonction de vos rêves n’existera jamais à travers les annonces en ligne. C’est à vous de la créer. Voici 5 conseils pour vous rapprocher de votre véritable vision professionnelle.

recrutement de leaders

La chose bizarre à savoir

Lorsqu’un poste à pourvoir est publié, dans la moitié des cas si ce n’est plus, il y a déjà un candidat interne pressenti ou quelqu’un d’autre. Ou bien le recrutement ne se fera tout simplement pas pour des raisons politiques, budgétaires ou parce que l’entreprise se sert de cette méthode pour faire savoir que « tout va bien » ! C’est une époque critique pour rechercher la fonction de ses rêves, parce que la majorité des contrats et embauches qui aboutissent, se font par le bouche-à-oreille et ce malgré la puissance des réseaux sociaux. Les réseaux doivent avant tout être utilisés comme des outils de communication, prolongement de votre CV ou de votre offre, pour mettre en valeur du contenu en rapport avec vos centres d’intérêts professionnels à 90% et personnels, à 10% maximum (en évitant d’étaler votre intimité, cela va de soi !). Les réseaux sont une forme de bouche-à-oreille moderne qu’il faut apprendre à gérer avec tact. Rien de compliqué en vérité mais la chose à retenir est certainement que l’on doit apprendre à en maîtriser les codes et faire preuve de discernement, parce que c’est un outil pour ouvrir les bonnes portes mais pas n’importe lesquelles.

La voie royale a changé

Autrefois, la voie royale pour trouver la fonction de ses rêves, c’était de répondre rapidement aux offres d’emploi, avec un CV avantageux, bien tourné et si possible dans le cas de postes à hauts niveaux, avec quelques introductions bien placées. Disons que cela, c’était la voie royale : un CV qui claque, une démarche agile et des relations qui rassuraient votre futur employeur ou client. En vérité, rien n’a changé sur le fond : qui vous consulte pour un poste ou une mission aura toujours besoin d’avoir des garanties sur vous mais celles-ci se sont déplacées vers le contenu que vous publiez régulièrement (articles, blog, analyses expert, vidéos…), les conférences et les interviews où vous apparaissez, les relations que vous entretenez et que reflètent vos posts sur les réseaux sociaux… mais tout cela est ce que l’on peut appeler « la porte d’entrée ». Il ne s’agit pas de la voie royale, qui n’est pas non plus d’attendre patiemment que la fonction que vous convoitez se libère ou se réchauffe. La voie royale c’est d’être vous-même actif aujourd’hui. Avec une vision solide de votre vie professionnelle dans les 5 et 10 ans à venir, vous devez solliciter vous-même des entretiens et interview, avec des méthodes différentes du passé, pour faire connaître votre projet, rechercher de l’information, du retour d’expérience, des conseils, des mises en relation et être visible au bon moment.  Tout cela je le travaille avec vous à travers mes approches et la méthode CLEAR mais voici quelques conseils supplémentaires.

👉 A savoir : Aujourd’hui, dans plusieurs entreprises avec des politiques RH dynamiques, les salariés sont rémunérés lors d’embauches réussies, c’est-à-dire lorsqu’ils sont capables d’attirer des talents par leur carnet d’adresse ou leurs relations. Faites-vous connaître !

recrutement de leaders

#1 Utilisez Linkedin intelligemment

Premier réseau jusqu’à nouvel ordre pour les cadres, managers, cadres dirigeants et entrepreneurs, Linkedin ne doit pas être perçu comme un pourvoyeur d’annonces de recrutement mais comme un lieu de mise en relation et de conversations professionnelles. S’il y a par exemple une entreprise, un secteur ou un domaine dans lesquels vous avez envie de travailler en particulier ou de comprendre les grands équilibres, Linkedin est l’endroit rêvé pour vous préparer :  benchmarking, mises en contact, analyses des contenus et de qui poste quoi… Par exemple, un client récemment me disait que s’il voyait une entreprise qui affiche une éthique de communication à tous les niveaux mais qu’il ne voit aucun dirigeant s’exprimer, cela lui semblait irréversible dans son approche. A travers linkedin vous pouvez approcher des employés qui travaillent dans le secteur, le métier, la fonction, l’entreprise auxquels vous vous intéressez. Vous pouvez discuter avec ces personnes et vous faire une opinion sur les pistes que vous devriez creuser ou rechercher plus avant. Vous pouvez comprendre comment ils parlent de la marque et de la marque employeur. Depuis le temps que je travaille sur ce réseau, j’ai fait des rencontres aussi intéressantes que dans la vraie vie mais en concentrant mes efforts sur des cibles précises, au lieu de passer un temps précieux dans des réseaux physiques ou des cocktails. L’un n’empêche pas l’autre mais la maîtrise de Linkedin vous fait gagner un temps considérable à plusieurs niveaux. Ecrivant cela, je précise clairement que je n’ai à l’heure actuelle aucune action ou aucun intérêt avec ce réseau social. Demain si un meilleur réseau se présentait, je n’hésiterais pas à en tirer profit.

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#2 Lors d’un entretien, évitez certaines erreurs

Je ne vous apprends rien : la première rencontre issue d’une réponse à une annonce ou une demande d’entretien que vous sollicitez vous même, est toujours le moment clé où votre interlocuteur va mesurer votre valeur au-delà de ce qui est écrit sur votre CV ou votre plaquette. Cependant le plus important n’est pas là. Ce qui va compter le plus lors d’un premier entretien est en tout premier lieu l’information que vous allez apporter à votre interlocuteur et en second lieu, le souvenir imperceptible que vous allez laisser derrière vous. Alors comment faire pour optimiser ces deux points ? Il y a différents niveaux de valeur que vous pouvez apporter à une personne en général. Abonnez-vous à ma newsletter : vous en saurez plus sur le sujet que je traite en long et en large dans le numéro 2. Quant à laisser un souvenir agréable, il tient à plusieurs choses. D’abord il tient au fait que la personne gardera de vous l’impression de pouvoir apprendre quelque chose. Ensuite il tiendra au fait que vous avez une idée plutôt claire de la voie professionnelle que vous suivez et de ce que vous cherchez à défendre en particulier dans votre périmètre de responsabilités (on en revient toujours et encore sur ce point. Votre vision professionnelle est votre colonne vertébrale). Peut-être cela ne fonctionnera pas avec 100% des interlocuteurs mais cela marche à 90% du temps. Ne cherchez pas non plus à avoir réponse à tout : si vous ne savez pas répondre à certaines questions, dites-le franchement, ajoutez que vous chercherez de l’information et renverrez un email. Montrez avant tout que vous avez envie d’apprendre, quel que soit votre âge et votre expérience. Personne n’a réponse à tout ! Personne ne peut exiger de vous, de tout savoir… On peut simplement s’attendre à ce que vous soyez suffisamment curieux de nature et que vous veillez à votre propre évolution de leader.

Premier réseau jusqu’à nouvel ordre pour les cadres, managers, cadres dirigeants et entrepreneurs, Linkedin ne doit pas être perçu comme un pourvoyeur d’annonces de recrutement mais comme un lieu de mise en relation et de conversations professionnelles. S’il y a par exemple une entreprise, un secteur ou un domaine dans lesquels vous avez envie de travailler en particulier ou de comprendre les grands équilibres, Linkedin est l’endroit rêvé pour vous préparer :  benchmarking, mises en contact, analyses des contenus et de qui poste quoi… Par exemple, un client récemment me disait que s’il voyait une entreprise qui affiche une éthique de communication à tous les niveaux mais qu’il ne voit aucun dirigeant s’exprimer, cela lui semblait irréversible dans son approche. A travers linkedin vous pouvez approcher des employés qui travaillent dans le secteur, le métier, la fonction, l’entreprise auxquels vous vous intéressez. Vous pouvez discuter avec ces personnes et vous faire une opinion sur les pistes que vous devriez creuser ou rechercher plus avant. Vous pouvez comprendre comment ils parlent de la marque et de la marque employeur. Depuis le temps que je travaille sur ce réseau, j’ai fait des rencontres aussi intéressantes que dans la vraie vie mais en concentrant mes efforts sur des cibles précises, au lieu de passer un temps précieux dans des réseaux physiques ou des cocktails. L’un n’empêche pas l’autre mais la maîtrise de Linkedin vous fait gagner un temps considérable à plusieurs niveaux. Ecrivant cela, je précise clairement que je n’ai à l’heure actuelle aucune action ou aucun intérêt avec ce réseau social. Demain si un meilleur réseau se présentait, je n’hésiterais pas à en tirer profit.

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#3 Réalisez une veille permanente

Ce qui sous-tend également l’idée d’apporter de la valeur, d’avoir une vision professionnelle claire et de rester dans l’échange au lieu d’avoir réponse à tout, c’est le fait de préparer vos entretiens. Pensez à interroger les clients de l’entreprise qui vous reçoit, soit via Linkedin (réf. ma remarque précédente) soit et c’est souvent le cas, en posant des questions autour de vous. Evidemment cela prend du temps, c’est pour cela que si vous vous intéressez à un secteur, une entreprise, une fonction, etc. cela demande une veille permanente de votre part, y compris dans les recoins où il n’y a pas assez d’informations qui circulent. C’est entre-autre ce qui va vous permettre de montrer que vous êtes aussi un agent d’influence potentiellement efficace pour vos interlocuteurs. C’est une manière très sûre de faire la différence. Une des grosses différences aujourd’hui pour un leader, se joue non pas à son carnet d’adresse mais à son agilité à réseauter et à être créatif pour son entreprise. Le principal avantage pour vous à réaliser une veille permanente et une préparation soignée de vos entretiens, c’est surtout de rester dans l’axe de votre propre vision professionnelle. Cela vous rend à la fois intéressant, magnétique et vous assure un meilleur équilibre personnel sur le long terme.

👉 Avant un entretien, écrivez trois choses qui seraient formidables à propos de votre grand projet professionnel et trois compétences que vous devriez améliorer. Cela vous aidera à voir comment l’entretien peut vous renseigner sur les véritables opportunités pour vous et ne pas être déçu par la suite.     

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#4 Focalisez-vous sur la relation

C’est compliqué de penser qu’un employeur ou un client peut avoir des domaines d’intérêt en commun avec vous. Lors d’un entretien, on le sait généralement, le temps est compté mais c’est justement pour cela qu’il ne faut pas chercher à le rationaliser mais à l’enrichir. Comment ? Par de l’interaction humaine. Et ce qui rapproche le plus les humains entre eux, c’est tout ce qu’ils ont en commun ou qu’ils peuvent faire en commun. Autrefois notre instinct de survie en dépendait. Aujourd’hui notre cerveau n’a pas perdu ses réflexes naturels et ses atavismes. En préparant votre entretien, là encore en regardant le profil de votre interlocuteur, en likant ses contenus en amont de votre rendez-vous, voire en intervenant habillement, vous créez cet effet de rapprochement naturellement.

👉 Aujourd’hui, parler des contenus que les personnes postent, est un bon moyen d’échanger quelques minutes sur les points communs. Ce n’est franchement pas compliqué.

👉 Vous pouvez aussi posséder des actions de l’entreprise qui vous reçoit. Pourquoi ne pas parler en adoptant le mode « client », en montrant votre intérêt pour la société, son marché, ses innovations, ses dernières décisions, etc. Après tout, vous avez intérêt à ce qu’elle réussisse !

Dans tous les cas, une des choses que l’on oublie très souvent pour que la relation fonctionne – en présentiel ou en ligne c’est pareil – il faut qu’il y ait de la lumière dans vos yeux. Bougez avant d’entrer dans vos rendez-vous, respirez profondément, repoussez vos épaules en arrière, projetez votre voix face à vous… tous ces détails ont leur importance, quelle que soit votre expérience encore une fois.

#5 Ce n’est qu’un début !

Gardez toujours cette idée en tête. Un premier entretien, même suivi d’un refus, est toujours un début pour vous. Un début pour comprendre autre chose sur vous, votre secteur, vos atouts, les compétences que vous devez encore développer, votre compréhension de la situation… Ne partez pas non plus avec l’idée que vous allez attendre patiemment une suite. Avant le rendez-vous, préparez quelques éventualités : proposer d’envoyer des réponses que vous n’avez pas fournies, des contacts qui pourraient être utiles à votre interlocuteur, un petit compte rendu avec les points importants à retenir ensemble, un petit schéma ou un article qui pourraient éclairer votre point de vue, une invitation à une conférence, un forum, une soirée réseau…. En cherchant bien, il y a toujours quelque chose à entreprendre après une entrevue. Ensuite, tentez de votre côté, selon la nature de vos entretiens, de repartir avec au moins un nouveau contact. C’est ainsi que vous poursuivrez votre travail de réseautage. A défaut, sollicitez un conseil, une idée, une piste de la part de votre interlocuteur.

👉 Toutes les personnes qui vous font ressentir que vous êtes inférieur(e) à elles, ne sont pas intéressantes pour la suite de vos recherches. Dans un échange équilibré, chacun ressort avec quelque chose qui lui permet de poursuivre sa route. Mais même les personnes vaniteuses ou intimidantes ont des choses intéressantes à nous apprendre sur nous-même (parfois tout simplement que nous ne voulons surtout pas aller sur la même voie qu’elles !).

Finalement préparez, entrez dans l’entretien et prolongez-le avec la même idée : vous êtes en train de créer la fonction de vos rêves. Tout doit vous y conduire, même les erreurs et les mauvaises pioches. Avec cet état d’esprit et votre grande vision, vous vous affranchissez de tous les doutes inutiles (pourquoi je ne crée pas d’impact ? pourquoi …) et vous réussirez.

Pour faire le point sur votre situation, lever vos blocages et définir votre projet de leader pour les années à venir 👇

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Pourquoi mieux vaudrait il prendre en main votre formation de leader ?

Pourquoi mieux vaudrait il prendre en main votre formation de leader ?

Pourquoi mieux vaudrait-il prendre en main votre évolution de leader ?

Après la révolution numérique vient le temps de la révolution du leadership et les changements s’accélèrent à vue d’œil pour les managers et cadres dirigeants. Pourtant le principe de former les meilleurs potentiels dans les entreprises, persiste et dure même s’il repose sur des hypothèses appartenant de plus en plus au passé. Que faire si vous sentez que vous avez le potentiel pour progresser mais que votre entreprise ne vous en donne pas les moyens ?

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Le contexte

La guerre des talents et les ressources parfois limitées des entreprises pour former leurs leaders, ont conduit depuis deux décennies à favoriser les candidats les plus performants en interne, qui bénéficient ainsi de programmes de hauts potentiels ou de formations dédiées au leadership. Aujourd’hui le problème n’est pas tant de favoriser ces derniers mais de reconnaître aussi les nouveaux profils qui sortent du rang, parce qu’ils sont dotés de compétences personnelles ou d’aptitudes particulièrement appropriées aux temps qui viennent : sens de la coopération élevée, communication fluide, intelligence émotionnelle, créativité, sens du discernement… Face aux évolutions des métiers en interne (up-skilling – re-skilling) et face à l’avenir du leadership avec la montée de l’automatisation et de l’IA, les politiques internes de formation et d’accompagnement des leaders ne sont tout simplement plus suffisamment en lien avec la réalité du terrain mais elles créent en plus des disparités internes, perçues de plus en plus comme des inégalités. Ceci engendre des phénomènes de ruptures, comme le leadership Exodus ou ce qui est maintenant connu comme « la Grande démission » outre-Atlantique, qui se réplique en Europe. Ce ne sont pourtant que des signes annonciateurs qui produiront à la longue, désengagement des managers et cadres dirigeants, ainsi qu’une diminution de la productivité des entreprises. Si vous sentez que votre potentiel de leader tarde à être reconnu, voici ce qu’il faut savoir et faire pour vous-même.

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1. L’effort individuel et le travail acharné ne mènent pas aussi simplement au succès

C’est une croyance courante, fondée sur l’idée que le leader réussi d’autant mieux qu’il développe une forte éthique personnelle et professionnelle. Elle est d’ailleurs née à une époque où les parcours professionnels connaissaient nettement moins de discontinuité qu’aujourd’hui et où la loyauté vis-à-vis de son employeur revêtait un autre sens. Aujourd’hui 53% des cadres dirigeants se projettent dans leur entreprise dans 5 ans et 49% envisagent de changer d’entreprise dans les 4,5 ans. Les raisons évoquées sont sans équivoque : « leur entreprise n’encourage pas leurs besoins ! », à savoir – exercer une influence significative au sein de leur organisation ; mettre leur expertise au service de leur entreprise ou de leur secteur ; mettre leurs convictions et leur éthique personnelle en cohérence avec leurs actions… La crise qui s’abat dans le monde depuis deux ans, calme légèrement ces tendances mais la démotivation reste globalement la même.

Conseil : Si vous cherchez à évoluer dans une fonction de leader, ne vous focalisez pas uniquement sur la performance. Posez-vous la question de votre raison d’être professionnelle, votre vocation et du grand dessein que vous envisagez pour les années à venir. Il vous manque peut-être ce « je ne sais quoi » qui ne s’est pas encore manifesté aux yeux de vos interlocuteurs. Gardez confiance dans l’idée que toute vocation peut se révéler tard ou dans des circonstances particulières (et nous traversons justement des circonstances particulières). Développez ensuite votre capacité à parler de ce qui vous anime profondément et créez toujours plus d’impact autour de vous. Jouez en particulier de votre influence, en vous appuyant sur les bons atouts pour faire progresser votre situation. Il n’y a pas que de la « mauvaise politique d’entreprise » !

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2. Les résultats passés ne prédisent pas le futur

Cette autre croyance répandue dans les entreprises, est fondée cette fois sur l’idée qu’en se fondant sur des résultats passés, l’on est en mesure d’obtenir une quasi-assurance des résultats futurs d’un employé. Mais c’est oublier que, quel que soit le niveau de performance passé d’une personne, celle-ci va atteindre tôt ou tard un niveau d’incompétence. Personne ne progresse indéfiniment dans un domaine où l’on excelle à un moment donné. Même les hauts potentiels ont leur niveau d’incompétences. Passé un certain niveau d’expérience et de maturité, tout individu rencontre ses propres limites et pour progresser, doit faire appel à des compétences sous-exploitées (ce que l’on appelle souvent des « défauts », qui sont en fait des capacités restées dans l’ombre). Les employeurs ont conscience de cela mais préfèrent encore aujourd’hui se référer à des schémas RH qui rassurent tout le monde ou qui permettent de se conformer à une politique donnée.

Conseil : certes vous pouvez attendre que votre entreprise prenne l’initiative de mettre en place de nouveaux indicateurs de performance pour évaluer les potentiels de leurs futurs leaders et des pratiques d’évaluation adéquates. Mais compte tenu des évolutions majeures du marché du travail ces dernières années, les analystes les moins pessimistes projettent une évolution de 60% des fonctions managériales, pour le pire et pour le meilleur. Les leaders auront de plus en plus à travailler avec « les machines » et les systèmes. Cependant, si la convergence technologique a beaucoup d’avantages pour les entreprises, les humains sont encore les seuls à pouvoir créer une vision stratégique, exercer un jugement moral, agir dans des situations non familières, gérer le changement, créer l’engagement (accountability), créer de l’interaction humaine (communication, contenu de formation, coaching, mentoring, team building…), programmer les applications et même rectifier les erreurs de l’IA ! En tant que manager ou leader, dites vous que tout le monde dans le leadership land est aujourd’hui à la même enseigne, c’est-à-dire face à un monde qui se dessine par nos propres efforts, les uns comme les autres. Mettez-vous en route pour prendre plus d’initiatives, en renforçant à la fois vos capacités créatives et de coopération.

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3. Le leadership n’est pas une question de motivation

Les leaders de demain ne naissent pas leaders : ils n’ont aucune aptitude particulière au départ. Les leaders formés toutes ces dernières décennies ont généralement bénéficié de bonnes orientations (scolaires et professionnelles), souvent parce qu’ils présentaient des capacités cognitives fortes ou sortaient d’Ecoles qui garantissaient ces capacités à vie. Le système économique nécessitait ce type de profil parce qu’il convenait à une époque de développement et de globalisation des marchés, qui rencontraient la nécessité de fortes expertises dans des domaines précis : financiers, marchés, gestion du changement, gestion… L’idée prévalait encore dans les années 2000, qu’avec une bonne formation de base et beaucoup de motivation personnelle, un cadet aspirant au rôle de leader, avait toutes ses chances de réussir. C’est sans compter les évolutions décrites ci-dessus, depuis vingt ans et qui se poursuivent encore. Devenir un leader demain, c’est surtout et plus que jamais, développer une confiance dans ses capacités à donner une direction aux autres, à un collectif, à une équipe. Cela a toujours été mais va devenir la fonction numéro 1 d’un leader à l’avenir et cela ne va pas de soi.

Conseil : développer votre confiance dans la capacité à donner une direction aux autres, comment toujours par se donner une direction à soi et développer ses propres efforts pour rendre cette direction concrète, en l’ajustant étape par étape à la réalité du terrain ou de la vie. C’est la première marche à franchir pour augmenter son influence, puis son impact personnel puis sa capacité à insuffler de véritables changements autour de soi.

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SourcesEtude internationale 2019 de Strategy&-Groupe PwH, sur 506 cadres dirigeants.
MobiCadres 2018 – Cabinet d’audit Deloitte et le cabinet Nomination, étude réalisée en 2018 sur 5.430 cadres dirigeants.
Etude menée par Deloitte, concernant 10 000 chefs d’entreprise et responsables RH, 41 % des organisations ont adopté les outils d’IA.
Etude « Work 2035 » du groupe logiciel américain Citrix a été réalisée avec l’agence Man Bites Dog et les sociétés de conseil et analyse B2B Oxford
Analytica et Coleman Parkes. États-Unis, France, Allemagne, Pays-Bas et Royaume-Uni sont concernés.