Votre capacité à vous projeter dans l’avenir est de loin votre meilleur mentor

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Votre capacité à vous projeter dans l’avenir est de loin votre meilleur mentor

Voici pourquoi nous changeons et en quoi cela vous rendra plus performant en tant que leader.
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Introduction

En tant qu’être humain, nous avons une tendance à penser que ce que nous sommes aujourd’hui est une version aboutie de nous-même. Les recherches en psychologie montrent pourtant le contraire.  Nous évoluons en permanence et sur des périodes de 10 ans, nous tendons à changer nos priorités, nos désirs, nos goûts et nos envies d’engagement. Lorsque nous choisissons de diriger ou de prendre un certain leadership dans nos activités professionnelles, cela appelle une réflexion régulière pour mettre en perspective nos envies et notre « moi futur » de dirigeant. Voici quelques stratégies pour vous aider et garder le contrôle de vos choix de leader, de votre vie et surtout, de votre motivation.

avenir du leader

👉 Dans son TED Talk, le Dr Daniel Gilbert, psychologue à Harvard, démontre pourquoi nous développons l’idée que nous serons à l’avenir la même personne qu’aujourd’hui, alors que rétrospectivement nous admettons parfaitement avoir beaucoup changé en 10 ans, de manière intentionnelle ou non.

Définition du moi futur

La notion de moi futur est un concept qui met en perspective le moi passé, le moi présent et le moi futur. Le moi futur représente alors les idées qu’a un individu de ce qu’il pourrait devenir, ce qu’il aimerait devenir ou même, de ce qu’il a peur de devenir (et souhaite éviter de devenir).

#1. Développer une conscience active

Un petit schéma va vous y aider :

avenir du leader

👉@Isabelle CHAM – Spark Life Success

le « moi aujourd’hui » est ce que je veux et ce dont j’ai besoin en ce moment. Le « nous aujourd’hui » est ce que les gens les plus proches de moi veulent et ont besoin en ce moment que je fasse pour eux. Le « moi demain» est la partie de moi-même où siègent mes désirs d’avenir, parfois les plus secrets, parfois les plus intimes et pleins de sagesse.  Le « nous demain » est le monde tel que j’ai envie de le laisser à ceux que j’aime ou à ma collectivité. La conscience active nous permet de faire des choix pour nos besoins actuels mais aussi futurs. Une personne ayant une conscience active, a la capacité de réagir aux événements mais aussi de les façonner. Le présent lui permet de transformer les opportunités pour trouver de nouveaux moyens d’action. La conscience active extrapole des futurs potentiels et les combine. A l’inverse, la conscience passive cherche à satisfaire les besoins présents, purement temporels. Les valeurs passives et actives ne sont pas en opposition : il existe des réponses passives (je ne réalise pas mon budget ce trimestre, je dois prendre les devants pour expliquer pourquoi à ma direction) et actives (je ne réalise pas mon budget ce trimestre mais j’ai une stratégie à proposer pour diversifier mon chiffre d’affaires sur le reste de l’année) potentielles à chaque situation. Bien qu’une prise de conscience active soit accessible à tous, tout le monde ne la cultive pas, même parmi les leaders. Elle doit être mise en pratique régulièrement mais d’abord pour soi, afin de répondre à la question : qui suis-je aujourd’hui et jusqu’où je désire aller à l’avenir.

avenir du leader

👉 Le chercheur Hal Hershfield, qui s’intéresse en particulier dans ses recherches, à ce qui aide les personnes à prendre des décisions qui les engagent sur le long-terme, a démontré que lorsque l’on projette à des étudiants leurs propres visages vieillis par la réalité virtuelle, ils sont plus enclins à souscrire à une assurance retraite complémentaire que ceux qui ne voient que leur visage actuel dans le miroir.

#2. Combler l’écart entre présent et futur

Comment pouvons-nous combler le fossé entre le moi actuel et futur ? Une approche consiste à garder notre avenir dans notre ligne de mire. Dans une étude datant de 2011, des chercheurs ont constaté que les gens sont plus susceptibles de faire des choix en faveur d’un moi futur, dès lors qu’ils peuvent visualiser leurs projets et développer de l’empathie pour ces projets. Ce concept est appelé auto-continuité ou la capacité de se projeter clairement dans une vision, comme si on l’avait déjà réalisée. Lorsque nous voyons notre moi futur aussi clairement et notre moi présent, nous sommes plus motivés à faire des choix et à faire preuve d’audace pour parvenir à cette vision. Par ailleurs, ceux qui peuvent voir leur avenir comme une extension directe de ce qu’ils sont maintenant, sont plus susceptibles d’agir d’une manière adéquate pour y parvenir. A ce titre, notre moi futur peut devenir un mentor naturel pour chacun et nous aider à nous concentrer sur ce qui compte vraiment dans l’instant présent, pour faire émerger le futur souhaité. S’identifier à son moi futur, c’est comme travailler à rebours sur un objectif. Lorsque vous savez ce que vous voulez à l’avenir, vous pouvez agir et planifier en conséquence vos actions au présent.

​#3. Rester pragmatique

Parler de futur et encore plus du moi futur est généralement anxiogène. C’est la raison pour laquelle la plupart des personnes évitent la question et la relègue soit à un exercice impossible pour eux, soit au domaine de l’ésotérisme. En restant pragmatique, il est pourtant impossible de se tromper. Voyons plutôt ! Si vous ne faites rien aujourd’hui pour imaginer votre futur et que vous n’agissez pas, ce qui est prévisible, c’est qu’il ne va rien se passer. Si vous imaginez votre futur et que vous décidez d’agir mais sans chercher à valider si vous faites des progrès ou si vous avez besoin d’ajuster des choses, le résultat est tout aussi prévisible que dans le premier cas ! Il ne se produira rien ou peu de ce que vous désirez au départ. Si vous apprenez à passer à l’action, de manière pragmatique, tout en ajustant vos résultats à la réalité, vous vous approcherez infailliblement de votre but. Rester pragmatique, c’est « vivre maintenant notre futur » et cela signifie : savoir réorganiser nos priorités en faveur de ce que nous voulons à l’avenir. C’est toute la difficulté ! Si vous avez 5 kilos à perdre avant l’été, pour obtenir ce résultat, vous devez vivre le présent comme si vous étiez délesté de votre surplus de poids et changer vos habitudes alimentaires. Tant que vous vous projeter dans l’avenir, votre objectif semble toujours s’éloigner. Dans le cas d’un régime, vous vous heurtez plus facilement à la frustration et à la procrastination. C’est exactement le même phénomène avec nos projets professionnels ou d’équipe. Un leader doit rendre le futur aussi présent que possible, d’abord à lui-même, même et surtout s’il n’y a pas résultat immédiat. Les grands leaders qui transforment une culture d’entreprise ou innovent avec leurs équipes, sont à la fois capables de voir les décisions nécessaires au présent mais aussi à rendre l’avenir aussi présent que possible pour toutes leurs équipes.

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Le brown-out des leaders

Le brown-out des leaders

Le brown-out des leaders

Comment éviter que vos fonctions perdent tout leurs sens ?
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Les cadres, PDG et avocats d’affaires seraient les plus touchés

Depuis quelques années nous entendons parler du brown-out qui vient s’ajouter à celle du burn-out (épuiser toutes ses batteries) et du bore-out (mourir d’ennui). Le brown-out est aujourd’hui considéré comme une pathologie, qui conduit à un affaiblissement psychique profond. Le métier que l’on exerce perd tout son sens et finit par atteindre la vie privée et les relations. En cause l’accélération des technologies qui enlève de l’intérêt aux métiers décisionnels en particulier. Les victimes sont principalement des personnes brillantes, formées, capables d’avoir des responsabilités et de les assumer mais qui perdent le sens de leur mission. Le brown-out est causé par la réalisation de tâches répétitives, non stimulantes et dévalorisantes. La personne a alors l’impression que son travail est non seulement inutile, mais en plus qu’il étouffe son potentiel. Le premier à avoir mis cela au grand jour, est l’anthropologue et militant anarchiste américain David Graeber, à l’occasion d’un article paru dans la revue britannique Strike! en 2013. Il explique que le progrès technologique, à défaut d’avoir réduit le temps de travail hebdomadaire, a fini par créer plus de tâches et plus de métiers inutiles. Les premiers touchés selon lui, sont les cadres dans l’industrie, les PDG ou encore les avocats d’affaires, sur qui il a basé son étude. Une étude publiée par Corporate Balance Concepts, menée auprès de 1 000 dirigeants américains a conclu en effet en 2013 que 40 % d’entre eux souffraient de brown-out. 55% des salariés en France jugent que le sens au travail s’est dégradé, selon une étude réalisée en 2018 par le Cabinet Deloitte. Mais en dehors de ces chiffres, il est bien difficile d’établir la réalité sur la croissance du Brown-out.

Brown out

Pourquoi les leaders sont-ils plus touchés ?

Les premières causes peuvent être relatives à l’hygiène de vie, notamment parce que 77%* des cadres dirigeants s’avèrent hyperactifs sur les appareils numériques et ont du mal à s’endormir, s’ils sont utilisés jusqu’au moment du coucher. Ils amènent un manque de récupération pendant la nuit, qui peut jouer sur l’humeur du lendemain. La seconde cause fréquente est que des personnes jusqu’ici expertes dans leur domaine se retrouvent à gérer des responsabilités managériales ou commerciales, qui prennent de plus en plus le pas sur l’expertise métier, voire technique. La vigilance est donc de rigueur lors des promotions, lorsque l’on prend en charge des fonctions ou des dossiers qui sont trop éloignés des fonctions habituelles. Le risque est d’être débordé par le travail et le peu d’engagement des autres autour de soi.

* Source Cadre Emploi.

 

Comment le Brown-out se manifeste-t-il ?

Les symptômes sont en général dissimulés et n’empêchent pas pendant un long moment la personne de fonctionner et de donner l’impression d’être bien dans son poste.  Si vous ressentez de plus en plus plusieurs des manifestations suivantes, posez vous la question de savoir si vous ne souffrez pas de brown-out :

  • le sentiment d’absurdité, d’inutilité et d’aberration du travail à réaliser ;
  • la perte d’attention lors de la réalisation des tâches ;
  • la perte du sens de l’humour dans les relations professionnelles ;
  • la démotivation progressive avec irritation et apathie ;
  • la crise existentielle et remise en question professionnelle et personnelle ;
  • l’anxiété, voire la dépression.

En résumé si vous avez le sentiment de perdre votre motivation quotidiennement, vous êtes probablement déjà en brown-out. Vous n’avez plus envie de vous investir. Vous regardez les réunions comme un théâtre où se joue une comédie à laquelle vous ne voulez plus prendre part, même si vous y passer du temps. Vous n’avez plus aucune envie de vous investir pour les projets en cours ou pour l’entreprise.  Votre vie familiale et sociale est impactée à force de  ressasser que votre vie professionnelle n’est pas un lieu d’accomplissement.  A la longue, vous vous cherchez de plus en plus de raisons de vous trouver des occupations en dehors de votre cadre professionnel, voire familial. Certains vont jusqu’à démissionner sur un coup de tête et chercher à se reconvertir. 

Des précautions à prendre

Lorsque l’on agit que pour des buts, on perd le sens ! Le but utilise des moyens. Le sens s’appuie sur des finalités.

La première des causes du brown-out étant un sentiment grandissant de ne pas avoir de but personnel et précis, le premier moyen pour l’éviter est de faire un pas de côté et de prendre le temps d’élaborer sa stratégie professionnelle pour les années à venir, ce qui ne signifie pas se reconvertir ou se lancer dans l’entrepreneuriat mais redonner du fond à ses fonctions et à ses envies. Cela doit aussi s’accompagner de réflexes, quitte à se reconditionner un peu. Le premier réflexe c’est d’apprendre à sortir de sa routine. L’ennui pompe énormément d’énergie, plus qu’une activité intellectuelle qui dépense déjà à elle seule, 500 calories par jour de notre cerveau (2% de notre poids total), soit 25% de notre énergie quotidienne si nous travaillons dans un domaine comme le tertiaire. Le second réflexe est d’avoir une hygiène de vie plus calme, plus régulière, un sommeil suffisant et une activité physique régulière (3 heures par semaine minimum pour un dirigeant et en général 30 à 40 minutes par jour est l’idéal). Troisième réflexe : changer de secteur d’activité ou de métier si vraiment l’on se sent devenir aussi cynique qu’irritable, à tout bout de champ.

Le brown out

Les 11 symptômes du brown-out

1. Vous travaillez sans pour autant éprouver d’intérêt pour ce que vous faites. Le travail en lui-même est une corvée et ne vous stimule pas intellectuellement.

2. Vous avez l’impression que votre to-do-list ne réduit jamais et qu’il y a toujours plus à faire.

3. Vous ne prenez plus en main votre carrière ni de décisions importantes pour vous-même

4. En réunion, vous contribuez au minimum et voyez d’abord les risques plutôt que les opportunités.

5. Vous avancez toutes les excuses possibles pour les éviter

6. Vous vérifiez vos mails dès le réveil et avant de dormir. Vous êtes collé à votre smartphone le week-end et même en vacances ou entre amis.

7. Vous souffrez physiquement. Vous n’êtes plus en forme, vous mangez gras, ne dormez pas assez et avez abandonné le sport.

8. Vous avez perdu votre sens de l’humour et tendez vers un comportement passif agressif. Si quelqu’un (au travail ou ailleurs) vous demande comment vous allez, vous avez tendance à répondre de manière monosyllabique.

9. Votre vie de famille n’est plus ce qu’elle était. Vous rentrez le soir pour regarder la télévision et montrez peu d’intérêt pour votre époux ou votre épouse et vos enfants. Vos relations amicales s’étiolent et vous ne vous y intéressez plus.

10. Vous ne détestez pas vos boss, mais selon vous ils sont colériques et imprévisibles. Vous ne savez jamais s’ils vont apprécier ou non votre travail.

11. Et finalement, le dernier des symptômes du brown out est la relation au patron. La confiance relationnelle a disparu. Aujourd’hui vous avez peur de ses réactions et ne savez jamais à quoi vous en tenir.

Source : Cadres Emploi

Au-delà des précautions pour éviter le brow-out

Au-delà des précautions personnelles que chacun peut prendre, il est aussi évident que mener une réflexion sur comment réunifier sa vie professionnelle et personnelle, au lieu de la couper en deux, comme deux parties distinctes, peut considérablement redonner de l’énergie et de l’engagement. La partie professionnelle occupe la majorité du temps éveillé d’un leader et elle ne peut être complètement déconnectée de ses besoins existentiels de trouver un sens à sa vie. En renonçant à faire de sa fonction une voie d’accomplissement véritable et d’exiger d’avantage de son travail, le manager ou le cadre dirigeant rejoint la masse de toutes les personnes qui subissent le travail, même en étant mieux armé sur un plan intellectuel. La fonction de leader peut au contraire représenter un espace de création, d’impact pour sa collectivité  et d’expression de soi. Tout compte fait, l’apparition du brown-out chez un leader peut être vue comme un appel au courage, à l’audace, à l’imagination et à la recherche d’une voie plus singulière et plus riche, intérieurement comme extérieurement.

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Etre leader cela s’apprend

Les périodes économiques se suivent et ne se ressemblent pas ! Si lors des premières révolutions industrielles, il était successivement nécessaire de développer un leadership entrepreneurial puis charismatique, aujourd’hui il s’agit de développer un leadership inspirant. Les qualités que l’on reconnaissait aux leaders historiques, cèdent la place à un leadership moins axé sur le “sur contrôle” ou la “toute puissance”, à un leadership éclairé de l’intérieur et influent à l’extérieur, ayant surtout le pouvoir de motiver et de “faire ensemble… “. La nuance est parfois difficile à percevoir car nul leader d’hier ne fonctionnait de manière monolithique. Beaucoup avaient aussi des qualités parmi celles décrites dans cet article. Cependant, pour faire un bon leader aujourd’hui – sachant que cela s’acquière et se travaille pour tout le monde – mieux vaut freiner ses instincts de toute puissance et investir profondément au moins 3 des fonctions suivantes… tout en cherchant à développer aussi les autres (à l’infini), ce qui fera de vous un leader hors pair !

08/ L’humilité

Par ordre décroissant, commençons par l’humilité, qui vous permettra de toucher plus efficacement l’émotion de vos interlocuteurs. Les gens en général aujourd’hui aiment à suivre des modèles qui leur permettent de penser qu’ils peuvent aussi progresser eux-mêmes à l’infini. Si par manque de réflexion personnelle et de discernement sur votre rôle, vous vous érigez en statue de Commandeur, vous allez être un modèle inatteignable et par conséquent, un modèle que l’on critique sans cesse, quand on ne s’en détourne pas complètement. Vos collaborateurs, clients, publics qui vous suivent, doivent penser, chaque fois que vous prenez la parole, que vous cherchez à transmettre quelque chose sans tirer la couverture à vous mais plutôt en sachant, que vous connaissez les risques tout en vous engageant à agir quoi qu’il advienne.

07/ Discernement

Ceci amène la deuxième qualité d’un leader aujourd’hui : le discernement. C’est la capacité à bien juger les décisions à prendre, que ce soit par rapport aux personnes, aux situations ou à l’environnement. Vous démontrez votre capacité à prendre le temps d’écouter et de comprendre un problème, puis d’explorer différentes solutions. Autrement dit, vous démontrrez votre flexibilité, votre conviction et votre créativité dans un monde complexe. Plutôt que d’agir par opportunisme, vous démontrez au contraire que vous avez une vision en tête et des options basées sur une connaissance suffisante du terrain pour agir à bon escient. Vous pensez de manière différenciée, pour ne pas dire « critique » au sens positif, de manière à explorer les meilleures options.

06/ La créativité

C’est aussi cette fonction « discernement » qui vous conduit à œuvrer de manière créative, astucieuse ou par sérendipité (l’art de trouver ce que l’on ne cherche pas). L’économie d’aujourd’hui est de plus en plus basée sur le service, sur l’information et sur la relation client. Le dirigeant ne peut pas asseoir son pouvoir sur la connaissance infaillible de sonmarché, parce que la demande fluctue au gré des influences, des tendances, des attentes irrationnelles et émotionnelles des clients. Le secteur de la mode communiquait récemment sur l’introduction de l’IA dans la définition des tendances des prochaines saisons, tout en commentant que la créativité des Maisons, reste le seul vrai garant du succès de chaque collection. Un leader aujourd’hui doit avoir autant d’intuition que de force à expérimenter des idées. Cela ne l’empêche pas de prendre des précautions, d’avoir un plan B ou C ou même de tenir un cahier des charges mais il doit aussi prendre le risque de créer des nouveaux modèles d’action avec ses équipes.

05 / L’altruisme

La créativité ne saurait être une idée individuelle pour autant, si vous voulez garder votre rôle de leader. Les autres doivent d’abord sentir que vous vous souciez d’eux à travers vos propositions et la relation de confiance que vous créez. En affaires, cela signifie que vous voulez que les gens autour de vous fassent mieux, se sentent mieux et progressent. Ayez des idées, communiquez autour de ces idées mais sans vous attirer tout le crédit : l’effet ne sera que court terme ! Préférez développer une culture de l’empowerment, c’est-à-dire qu’à partir d’une idée, d’une mission, d’un objectif que vous fixez, donnez aussi les moyens à vos collaborateurs d’augmenter sans cesse leur autonomie pour avoir un retour d’expérience juste et suffisant. C’est à ce prix que vous récolterez ensuite les meilleures informations du marché. L’altruisme est une qualité de leadership incroyable, loin, très loin de celle que vous pourriez traditionnellement associer à la puissance ou la force.

04/ Éloquence

L’altruisme ne va pas sans l’éloquence. La capacité de parler et d’écrire de façon convaincante a pris de l’importance à l’ère des communications numériques. Les gens s’attendent à ce que les dirigeants communiquent. Ils veulent comprendre et connaître l’univers et la philosophie de ceux à qui ils accordent leur confiance. Un discours éloquent peut conclure un accord. Une note éloquente adressée au personnel peut apaiser les craintes, atténuer la dissidence ou inspirer les gens à atteindre de nouveaux sommets. Pratiquez votre écriture et cherchez à développer votre influence pour devenir un leader plus efficace et plus persuasif.

03/ La tolérance

« Faites ce que je dis, ne dites pas ce que je fais ! » n’a plus court aujourd’hui. Pour être un leader, il faut être plus que jamais exemplaire à l’ère des réseaux sociaux. Demandez aux aspirants politiques ce qu’ils en pensent ! Aujourd’hui le pouvoir se mesure à votre capacité à faire confiance, c’est-à-dire à permettre à vos interlocuteurs de prendre des risques calculés. Ils doivent simplement connaître la règle : s’informer, communiquer, lancer l’alerte si besoin… Pour prendre les risques, ils doivent 1) connaître la règle ;  2) sentir qu’ils ne vont pas le payer inconsidérément dans leur carrière. (Précaution d’usage ici : nous parlons entre personnes « raisonnables ». Si vous repérez un cas tordu, nul besoin de vous mettre en danger en tant que leader !). L’enjeu autour de vous est que les personnes puissent expérimenter différents processus de réussite. Leurs erreurs renforcent leur expertise et nourrissent la créativité et l’inspiration de toute l’équipe.

02/ L’optimisme

La tolérance s’accompagne d’optimisme. Il n’est pas question d’un optimisme sans lucidité mais d’une alchimie intérieure qui laisse place à l’espoir et à la foi dans la capacité de chacun à progresser. L’optimisme du leader c’est aussi sa capacité à avancer dans l’inconnu en ayant foi dans le fait que tôt ou tard les choses prendront la forme espérée au départ,. C’est aussi de comprendre que le chemin parcouru, quels que soient les obstacles, sera toujours une occasion d’apprendre et de développer sa créativité ou ses talents. Les dirigeants optimistes inspirent et motivent profondément les personnes autour d’elles.

01 /L’empathie

J’ai eu l’occasion d’écrire ou de m’exprimer déjà sur le sujet, et je le ferai encore, tant l’empathie est un sujet d’une grande subtilité et d’une grande importance. De fait, un leader doué d’empathie a une précieuse capacité à comprendre ce qui motive profondément chacun de ses interlocuteurs. Là où le discours général entraîne, le dialogue profond et empathique avec chacun, débloque presque toutes les résistances. C’est par conséquent la première des qualités personnelles d’un leader aujourd’hui. Pourquoi? Parce qu’une équipe doit rester à l’écoute du marché [réf. ci-dessus au début de cet article]. Cependant l’adage « parler moi de moi, il n’y a que cela qui m’intéresse » (comme le disait Sacha Guitry), reste et restera vrai. Chaque interlocuteur a besoin de sentir qu’il est compris et accepter tel qu’il est. Et la ligne directe vers sa motivation s’appelle son cœur, ses émotions, ses motivations affectives, la compréhension de ses résistances. Nul besoin d’être formé pour cela. L’empathie du leader se développe d’autant mieux vis-à-vis des autres qu’il sait faire preuve d’écoute et de compassion pour lui-même au départ. La raison en est simple : tout ce que l’on tait au fond de soi, on le projette tôt ou tard sur l’autre. En dehors du champ managérial ou entrepreneurial du leader, l’avantage de l’empathie pour ce dernier, est aussi de savoir entendre ses clients même dans ce qu’ils ne disent pas ! C’est tout de même précieux aujourd’hui, face à une économie de l’information et du service…

La bonne nouvelle c’est que chacune de ces qualités se développe de manière volontaire et à l’infini. Si vous pensez en avoir moins de 3 au départ ou les avoir toutes mais de manière peu développée, il ne tient qu’à vous d’évoluer. Soit vous trouverez l’occasion d’évoluer rapidement dans votre secteur actuel, soit vous serez doté pour créer par exemple votre propre entreprise.

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L’art de gérer son image de leader

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L’authenticité 100% n’existe pas dans la vie publique

A l’heure où l’on parle beaucoup de leadership authentique, de qualités empathiques du leader, du leadership éclairé, de nécessité d’élargir son réseau professionnel, etc. il est peut-être nécessaire de rappeler qu’en public, nous portons tous des masques et qu’il ne saurait en être autrement pour un leader, au risque de s’exposer et d’être dans l’insécurité. Le fait de porter un masque et de jouer un rôle nous protège tous dans la vie publique. Plus notre pouvoir grandit dans un environnement, plus nous avons besoin d’affirmer un rôle. Nous ne tombons le masque véritablement que dans un environnement sécurisant, familier et capable d’accueillir notre vulnérabilité. L’Art de gérer son image de leader c’est prendre conscience de ce rôle, ce qui va accroît la liberté d’exprimer ses propres singularités, de manière optimale. En société et dans la vie professionnelle en particulier, nous adoptons tous une image qui correspond à notre métier ou notre rôle et nous répondons par là même aux attentes et aux idées (y compris les nôtres) sur ce qu’est une bonne attitude professionnelle et en quoi nous sommes dignes d’être reconnus pour nos compétences. Un banquier ne réagit pas comme professeur. Un professeur ne réagit pas comme un pilote. Un pilote ne réagit pas comme un vendeur. Une personnalité ou un leader qui semble authentique, est une personne habile pour donner cette image d’elle-même. Cette même personnalité, chez elle, se comportera tout à fait différemment. Il existe de nos jours assez de biopics pour valider cette idée sur des grandes figures de l’Histoire, de la politique ou des Arts. Dehors nous portons tous un masque (personnalité vient d’ailleurs du latin Personae, qui signifie masque) pour adhérer consciemment ou inconsciemment à ce que l’on attend de nous, parce que notre place dans la société et même notre réussite, en dépendent toutes deux. Certains portent le masque de l’authenticité. Si comme eux, vous voulez être conscient du masque que vous portez, en éprouver un certain plaisir et être un acteur de votre image, voici quelques principes à connaître.

gérer son image

#1 Surveillez vos apparences

Avant que l’on reconnaisse vos compétences, notez bien que l’on s’intéresse d’abord à vos apparences, c’est-à-dire pas seulement votre apparence physique ou vestimentaire mais aussi votre langage non corporel et non verbal (voix, gestuelle, postures physiques, mouvements de vos yeux, effet miroir avec vos interlocuteurs…). Aujourd’hui il existe suffisamment de techniques pour vous entraîner et comprendre ce que les autres perçoivent de vous au travers de vos discours, apparitions, interventions, rendez-vous… N’hésitez pas à vous filmer en répétant un prochain discours. Vous allez vous rendre compte par vous-même ce que vous reflétez et si votre langage non verbal est aligné avec vos messages et vos convictions. N’en profitez pas pour vous juger mais plutôt pour renforcer votre jeu d’acteur. Certes en entreprise ou dans les affaires, nous ne sommes pas au spectacle – encore que ! Les gens écoutent 30% de ce que vous racontez – 70% de vos messages passent par votre communication non verbale. Devenez un acteur social hors pair sur ces sujets. C’est de l’entrainement mais vous vous rendrez vite compte de l’impact que vous créerez.

#2 Exercez-vous au switch

Le switch est la capacité de contacter les bonnes émotions au bon moment pour être présent instantanément et flexibles aux circonstances. L’important du switch est d’être capable de passer d’une situation à une autre, en étant dans la bonne disposition d’esprit pour jouer pleinement le rôle que vous avez à jouer. Par exemple, vous devez défendre une proposition commerciale importante ou discuter avec des investisseurs. Une heure auparavant vous avez rencontré une très grosse contrariété avec votre équipe ou un client. Depuis lors vous ruminez dans votre tête. Pour ne pas rater votre présentation, vous devez à présent laisser au vestiaire vos ennuis, vous concentrez sur la bonne émotion qui doit ressortir de votre intervention, respirer et entrer dans la situation avec le bon état d’esprit. Le switch est quelque chose que l’on contacte naturellement surtout dans des moments de fortes oppositions ou d’hostilité. Par exemple parce que l’on sait que l’on est challenger dans une proposition commerciale. Mais le Switch peut se pratiquer bien d’avantage et être utile à tout moment de la journée pour gérer correctement son image. Sourire est souvent d’une très grande aide avant une situation stressante : astuce de professionnels de l’audio-visuel !

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#3 Adaptez-vous à votre public.

Même si vous vous conformez à certains paramètres fixés par le rôle que vous jouez, vous devez être adaptable. Beaucoup de grands dirigeants ou politiques passent maîtres dans l’Art de s’exprimer différemment en fonction de leurs audiences. A des ouvriers ils ne parleront pas de la même manière qu’à des cadres, des investisseurs ou des syndicats. Ils apprennent à connaître et comprendre leurs différents publics ou parties-prenantes et à s’adapter par leurs signaux verbaux ou vestimentaires. Attention, il s’agit souvent de donner une image assez neutre, en même temps qu’une certaine ouverture d’esprit – pas d’excès d’enthousiasme ou de fébrilité. Là aussi pour les premières approches, le sourire fait miracle : un sourire détendu et un contact visuel direct peuvent abaisser les résistances naturelles.

#4 Enveloppez-vous d’un certain mystère

A l’heure où tout le monde partage tout en direct sur les réseaux sociaux, travailler sa part de mystère en tant que leader peut paraître anachronique et pourtant, c’est aussi possible que nécessaire. Des dirigeants imprédictibles ont plus d’attention en général que ceux qui sont toujours présents ou dont on connait tout de la vie privée. Ce qui questionne en général la presse et le public, ce sont les contradictions des leaders (voire leurs parts d’ombre) – pas leurs vérités ou tout ce que l’on sait d’eux. Une personnalité comme Bill Gates ou Elon Musk continuent de fasciner pour ces raisons-là. On sait tout et rien d’eux-mêmes à la fois : beaucoup de zones d’ombre subsistent sur eux et leur vie. Les gens n’ont pas besoin de tout savoir de vous. Apprenez à retenir l’information, à être moins prévisibles et à pratiquer l’art de la présence et de l’absence à bon escient.

gérer son image

#5 Jouez sur l’effet de surprise et le mystère.

Cela implique de maîtriser l’art de la présence et de l’absence. Si vous êtes trop présent, si les gens vous voient trop souvent ou peuvent prédire exactement ce que vous allez faire, ils vont rapidement se lasser de vous. Vous devez choisir soigneusement les moments où vous vous absentez et contrôler la fréquence de vos apparitions pour vous faire désirer. Enveloppez-vous d’un certain mystère en affichant quelques qualités subtilement contradictoires. Les gens n’ont pas besoin de tout savoir de vous. Apprenez à retenir l’information. Veillez à rendre vos apparitions et vos comportements moins prévisibles.

#6 Soyez à l’image de vos valeurs

Cela suppose évidemment que vous connaissez les 3 ou 4 valeurs cardinales qui vous animent profondément en tant que leader et que vous les incarniez profondément dans vos actions, vos dire et vos décisions. Mais cela signifie aussi que vous devez afficher votre foi inébranlable dans ces valeurs. Après tout, elles vous singularisent et polarisent l’énergie des autours de vous. La vie est difficile pour tout le monde mais tout le monde n’a pas la faculté d’inspirer aux autres l’envie de se dépasser et de se transformer. Un leader a ces facultés et les travaillent. « Être à l’image de vos valeurs » signifie pour vous que vous devez inspirer un modèle de réussite aux autres et que, quelles que soient les épreuves que vous traversez ou les échecs que vous rencontrez, vous gardez foi dans le succès sur le long terme. Cela n’appelle aucune démonstration de force ou un manque d’humilité. Cela réclame simplement une force intrinsèque que vous devez cultiver en vous chaque jour.

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Echanger c’est l’avenir

57% des managers et dirigeants attribuent leur réussite professionnelle à leurs qualités relationnelles en interne mais seulement 14% admettent développer leur réseau professionnel. En cause : des qualités de communicant insuffisantes selon la plupart des leaders interrogés, ainsi que la peur que cela soit contre-productif si leurs démarches étaient jugées opportunistes. Que ce soit pour leurs activités professionnelles ou pour leur devenir de leader, les cadres supérieurs et dirigeants doivent apprendre de plus en plus à étendre et animer leur réseau professionnel. Voici quelques conseils et astuces pour réseauter naturellement et en prenant du plaisir.

D’après de nombreuses études, les réseaux professionnels permettent d’augmenter les opportunités d’emploi et d’affaires, d’accroître ses propres connaissances ou de les approfondir au contacte de l’expérience des autres professionnels multi-sectoriels. Cela permet aussi d’augmenter sa capacité d’innovation et de faire reconnaître son autorité. Réseauter améliore également la qualité du travail et la satisfaction au travail car cela permet de prendre de la hauteur et d’avoir plus d’idées pour faire évoluer toutes les situations.

Dans un monde où l’algorithme et l’IA vont progressivement dominer diverses fonctions marketing et les relations clients, l’Homme conserve une force bien à lui, celle de la communication entre pairs qui permet de construire ensemble des initiatives, de trouver des solutions originales, d’innover ou même de donner du sens aux actions des équipes. Pour cela il faut aimer entrer en relation avec l’autre, l’inconnu, sans se sentir dans l’imposture ou dans une démarche qui manquerait de naturel. 83% des cadres dirigeants se disent désarmés face à la communication, quoi qu’ils réussissent bien par leurs qualités relationnelles en interne. Qu’ils soient d’un naturel introverti ou extraverti ne change apparemment rien à l’affaire, puisque leur réticence à développer leur réseau professionnel repose avant tout sur la peur d’être mal perçus par leurs interlocuteurs, de manquer d’authenticité et de donner l’impression de faire du porte-à-porte. Evidemment vu sous ce jour, nul n’a vraiment envie de progresser, sauf à comprendre qu’il ne s’agit pas de quémander son interlocuteur mais au contraire, de lui apporter de la valeur tout en s’ouvrant à son expérience. Ce qui peut être rassurant c’est de savoir que réseauter n’est naturel pour personne au départ, même pas pour ceux qui semblent à l’aise a priori. Réseauter cela s’apprend tout simplement et voici quelques conseils pour commencer à vous entraîner. Ne cherchez pas à tout faire à la fois. Testez un des conseils ci-dessous, progressez et passez seulement ensuite à un autre conseil.

conseils pour réseauter

1. Ayez une vision large

Un des facteurs qui affecte l’intérêt et l’efficacité des leaders pour le réseautage est qu’il manque d’une vision ou d’un objectif clair pour aborder leurs interlocuteurs. Résultat : ils s’abstiennent et/ou comptent sur les hasards des situations événementielles, pour se rapprocher. Pourtant une manière très efficace de réseauter est d’aborder un interlocuteur avec un désir d’échanger sur des objectifs collectifs ou sectoriels ou sur une vision que l’on cherche à approfondir, en se nourrissant de l’expérience de l’autre. C’est le meilleur moyen de se sentir authentique et surtout de trouver des points communs.

2. Trouvez des points communs

La rencontre avec un nouvel interlocuteur qui ne nous connait pas, ne devrait jamais être abordée avec l’idée que l’on a peu de temps et que l’on doit aller à l’essentiel. C’est le meilleur moyen de rendre la relation totalement stérile et de faire que votre interlocuteur vous oublie rapidement. Pour qu’une relation soit fructueuse sur le long terme, il faut passer 70% de votre première rencontre à trouver des points communs qui vous relient. Une fois que l’autre se sent relié à vous, vous êtes certain qu’il retiendra l’essentiel de ce que vous avez à échanger ensemble. La clé ? Prenez le temps de le faire parler de lui.

 

J’ai participé à de très nombreuses rencontres entre dirigeants et journalistes ou lobbyistes pendant des années. La presse et les analystes arrivent toujours en déclarant qu’ils ont peu de temps pour vous écouter et vous font comprendre ainsi qu’ils veulent aller à l’essentiel. Pourtant parmi mes clients les plus talentueux, j’ai remarqué que statistiquement ceux qui passaient plus de temps à chercher au début de leur rendez-vous, des points communs avec leurs interlocuteurs, étaient aussi ceux à qui la presse et les analystes accordaient plus de temps et d’écoute. Le rendez-vous pouvait souvent se prolongeait au-delà de l’heure prévue, quand les autres se terminaient au bout de 45 minutes, sans avoir le sentiment que le lien était réellement tissé.

apprendre à réseauter

3. Ecoutez

Accueillez l’expérience de votre interlocuteur. « Parlez moi de moi, il n’y a que cela qui m’intéresse », disait Sacha Guitry. Ce qui se cache derrière cette ironie n’est pas le côté nombriliste de votre interlocuteur, quel qu’il soit, mais son goût pour partager son expérience. Les gens s’écoutent peu entre eux dans le milieu professionnel, à tous les niveaux. Or beaucoup ont une expérience intéressante et des retours qu’ils partagent peu et qui sont pourtant très enrichissants pour notre propre conduite des affaires ou de la gestion. Prendre ce temps avec chacun, en posant par exemple une question simple : « j’ai l’intention de faire ceci… en avez-vous fait l’expérience ? Que me recommanderiez vous ? », change tout le cours d’une rencontre et laisse un souvenir impérissable de vous, à votre interlocuteur. Plus important encore, cela vous évite toutes les chausse-trappes du « mauvais » réseautage qui consiste soit à faire « votre promotion », soit à « subir » l’exercice parce que vous vous sentez obligé de le faire. Ecoutez l’expérience de l’autre vous en apprendra toujours énormément sur les pistes que vous n’avez pas encore vu ou sur les risques à éviter et aussi sur vous-même. Une manière de progresser sans faire de développement personnel !

4. Anticipez l’étape suivante

Le réseautage est un véritable travail en soi. Cela ne se fait pas au doigt mouillé. Nous l’avons dit, il est essentiel d’aborder vos interlocuteurs avec une vision large à échanger ensemble et non centrée sur une demande ou une obligation. Une fois que vous avez tissé le lien personnel avec votre interlocuteur et échanger sur son retour d’expérience en relançant aussi souvent que possible vos questions sur ce sujet pour montrer votre intérêt réel, vous êtes alors en mesure d’échanger sur des informations à partager et même de glisser de votre côté quelques objectifs que vous avez en tête. Cependant le plus important est de laisser la porte ouverte à votre interlocuteur, pour lui permettre de digérer votre entretien et de vous rencontrer à nouveau avec un objectif partagé la fois suivante. Si vous sentez que votre interlocuteur ne pourra pas vous apporter plus pour le moment (partant du principe que chacun sait ce qu’il a à faire et que les gens qui sont intéressés par vous et vos démarches sauront vous recommander ou vous solliciter le cas échéant), pensez néanmoins à lui poser la question : « pensez-vous à quelqu’un en particulier que j’aurais intérêt à rencontrer et à qui vous pourriez éventuellement me recommander ? ». Le réseautage est en effet un exercice permanent. Il ne cesse jamais. Et chacun aime recommander l’autre lorsqu’il sent que cela le met en valeur ou mieux, que cela peut faire avancer une cause à laquelle il adhère pleinement. Beaucoup de personnes en entreprise sont difficiles d’accès. Un interlocuteur qui vous apprécie et vient de passer un bon moment à échanger avec vous, sera toujours heureux de partager ses relations avec vous. Cela se fait naturellement. S’il n’a personne à vous recommander tout de suite, gardez la porte ouverte. Il y pensera plus tard.

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 5. Une rencontre ne suffit pas !

Faire du réseautage c’est aussi entretenir la relation en apportant de la valeur à votre interlocuteur. S’il vous a confié son retour d’expérience, des informations intéressantes, des contacts… pensez aussi à le tenir au courant de vos démarches suivantes et du résultat que vous avez retiré. Pensez à rebondir sur ce qu’il vous a dit, en lui apportant d’autres informations par rapport à ce que vous avez entendu par ailleurs. L’idée n’est pas d’être dans l’indiscrétion de ce que d’autres vous confient (cela s’appelle de la manipulation et bien évidemment il ne s’agit pas de cela) mais de poursuivre le partage d’idées. Ainsi, lors d’un coup de fil ou d’un email de remerciement, pensez à des formules du genre : « je vous remercie de votre mise en contact avec untel. Lors de mes échanges avec untel, cela m’a fait repenser à ce que vous me disiez au sujet de … et je voulais justement vous apporter une information (ou une réflexion) à ce sujet… ». Cela vous permet d’engager à nouveau la conversation sur un sujet de prédilection de votre interlocuteur tout en lui montrant que vous l’avez écouté attentivement.

6. Préparez vos approches

C’est le B.A.B.A. de toute relation. Aujourd’hui chacun laisse une emprunte numérique suffisamment abondante via les réseaux sociaux pour savoir à qui vous vous adressez et les sujets qui intéressent chacun. Souvent vous pouvez découvrir les points communs avec vos interlocuteurs à partir de cette recherche. Lorsque vous prenez contact, soyez précis et factuel sur les raisons pour lesquelles vous souhaitez rencontrer votre interlocuteur mais un bon moyen de gagner son attention est de faire référence à un sujet qui va le toucher. Exemple : « j’aimerais vous rencontrer au sujet de … Cela fait un petit moment que je vous suis sur le réseau … Hier j’ai lu attentivement votre post sur … auquel j’ai d’ailleurs apporté un commentaire… Il me semble que nous aurions des informations intéressantes à partager. Au plaisir de vous rencontrer prochainement, etc. ». N’en faites pas trop pour autant : « le mieux est toujours l’ennemi du bien ». Exprimez vous vis-à-vis des autres, comme vous aimeriez que l’on s’exprime vis-à-vis de vous, sans vous flatter excessivement mais en montrant un intérêt réel pour ce que vous faites.

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7. « Et si cela se passe mal ? »

C’est une question que beaucoup se pose secrètement et qui évidemment empêche de réseauter en dehors d’un périmètre “maîtrisé”. Aller vers les autres peut représenter un risque, surtout lorsque l’on se sent en déficit d’expérience sur un sujet ou faisant partie d’une minorité. Les seuls cas où vous devez cesser de donner suite à vos relances ou à une relation, c’est lorsque la personne vous fait sentir de prés ou de loin que « vous n’êtes pas… » (vous n’êtes pas assez ceci ; ou vous ne comprenez pas que ; ou vous n’avez pas atteint tel niveau…). Ces personnalités là ont des problèmes à résoudre avec elles-mêmes et ne seront pas d’une grande aide pour vous. Cependant elles ne représentent que 1% des risques de vos rencontres donc rassurez vous. D’une façon générale, des études montrent que les personnes ayant le plus d’expérience, d’ancienneté ou de retour d’expérience dans un domaine donné, trouvent beaucoup de plaisir à communiquer avec les autres. Adressez vous à celles-là en particulier et faites vous recommander d’elles pour rencontrer des personnalités moins faciles d’accès. Le réseautage est encore une fois une question de temps : cela se fait dans la durée pas par à-coups. En étant déterminé, vous ferez le tour des principaux influenceurs ou des personnes qui peuvent prendre part à vos projets et faire avancer vos ambitions.

8. Être avant tout curieux

Si vous montrez un véritable appétit en général pour comprendre le monde, les manières de faire autrement que dans votre entreprise ou votre secteur d’activité ou encore, comment vivent les jeunes générations… vous aurez toujours des valeurs et des intérêts communs à partager avec tous vos interlocuteurs. Ceux-ci sentiront en vous un désir de vous remettre en question, de rester éveillé aux tendances ou aux évolutions du monde, à ne pas juger et à innover avec vos compétences. Ils se sentiront eux-mêmes en confiance et désireux de prendre part à ce qui vous unit en commun en termes de valeurs et d’intérêt. Soyez donc avant tout vous-même, avec un discours clair sur ce qui vous anime, votre vision du travail et de la vie, votre vision pour vos fonctions et votre secteur ou encore sur des considérations plus générales. On s’ouvre d’autant plus aux personnes qui ne jugent pas et qui sont à même de vous apporter à leur tour un regard constructif sur vos propres actions. Pensez que, quelles que soient les forces et les compétences de votre interlocuteur, il a aussi toujours ses propres doutes. Sentir que votre démarche est ouverte et avant tout curieuse, est rassurant. Sentir que vous ne demandez rien de personnel mais plutôt de global ou collectif fonctionnera toujours mieux. Enfin savoir que vous êtes reconnaissant(e), sans emphase, pour les informations que votre interlocuteur vous a communiquées et qui vous ont permis de progresser, sera toujours hautement apprécié. Sachez faire preuve de savoir-être dans toutes les circonstances. Après tout, nous sommes tous humains !

Sources : CEGOS

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Comment résoudre un conflit ou une rivalité

Comment résoudre un conflit ou une rivalité

Comment résoudre les conflits professionnels de manière constructive ?

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Introduction

Beaucoup de personnes rencontrent aujourd’hui des conflits passifs ou actifs dans leur vie professionnelle, qui malheureusement n’ont fait que se renforcer avec le confinement lors de la pandémie COVID-19. J’avais déjà réalisé une vidéo que vous trouverez dans cet article pour montrer comment transformer des rivalités, en relations constructives mais je vois le phénomène s’accélérer et ce n’est pas pour me surprendre malheureusement. Dans les périodes de fortes mutations, il faut s’attendre à des crises importantes et surprenantes qui balaient toutes les certitudes de chacun. Les conflits qui peuvent se résoudre plus ou moins facilement en temps normal, prennent tout à coup, un caractère excessif, sur fond de peur du changement et la perte de repères habituels. Voici 6 stratégies pour sortir d’un conflit professionnel de manière constructive. Ce n’est pas évident, admettons-le. Des conflits, j’en ai connu tout au long de ma vie professionnelle et entrepreneuriale et nous ne sommes jamais aguerris à 100%. Ces 6 stratégies ont pour but de nous aider à traverser nos conflits avec plus de conscience et de courage, sachant qu’à la clé, il y a toujours quelque chose d’intéressant à apprendre sur la nature humaine. Pensez que c’est chaque fois l’occasion de développer votre intelligence émotionnelle, votre leadership ou même votre charisme.

Les tensions sont une source de croissance personnelle et professionnelle

Un bon leader n’évite pas le conflit. Il l’affronte avec courage et transforme les tensions en étincelles créatives.

Un conflit n’est jamais bon ou mauvais : c’est la vie des affaires, des équipes et des relations humaines ! L’idée est qu’un conflit ne détériore pas outre mesure votre vie ou celle de votre environnement professionnel ou d’équipe…tant qu’il n’atteint pas nos valeurs personnelle et la culture d’une équipe de travail. Si je traite aujourd’hui ce sujet, c’est aussi parce qu’à l’issue d’un conflit qui tourne mal, beaucoup de personnes pensent avoir perdu du sens dans leur travail, alors que la question est ailleurs. Les conflits maintiennent la vie de l’équipe et des organisations. Croyez-moi, même en travaillant de manière indépendante, vous trouverez les mêmes problèmes à affronter mais côté recruteur ou leadership cette fois ! Ce sera votre rôle de les gérer. Vous vous rendrez vite compte qu’une équipe où tout va bien est aussi une équipe qui a peu d’idées neuves, peu d’envie d’apprendre et d’innover, peu de croissance et de capacité à s’adapter. Nous sommes cependant d’accord que le conflit ne doit pas dégénèrer. Autant dire que j’ai du mal à adhérer à 100% à la culture du bonheur au travail. Il me semble qu’il y a comme un malentendu entre la recherche d’épanouissement personnel qui est nécessaire pour chacun ou pour l’équipe et la dynamique professionnelle qui repose nécessairement sur une certaine tension ou même sur des dissonances cognitives. Mais là n’est pas le sujet. Le sujet est de transformer un conflit, incontournable dans une vie professionnelle, en opportunité de croissance pour les protagonistes et pour vous-même en premier lieu. Voici des pistes pour faire que les frictions qui créent de l’énergie, conduisent à plus de créativité.

N’évitez pas les conflits. Restez créatif.

Le silence est l’ennemi de toute bonne relation ou collaboration.

85% de personnes cherchent à éviter les conflits professionnels parce que ce n’est ni admis facilement par l’encadrement ni une qualité reconnue. L’idée n’est pas de laisser libre cours à des attitudes de soupe-au lait ou colériques. L’idée est plutôt d’apprendre à admettre qu’une relation empêche de trouver un terrain d’entente et un mode de fonctionnement adéquate. Gérer un conflit n’est facile pour personne : gérer différentes perspectives, tensions ou divergences peut être cependant source de créativité. Le silence en revanche cause des dégâts personnels et professionnels très long terme : rancœurs personnelles,  prudence excessive pour proposer de nouvelles idées ou initiatives, individualisme galopant, perte de repères, état d’esprit négatif endogène, croyances limitantes, sentiment de ne créer aucun impact… Face à un conflit, demandons-nous individuellement en quoi celui-ci nous défie dans notre mode de fonctionnement préféré, et collectivement, en quoi nous portons des lunettes qui obscurcissent une partie du marché. Si vous êtes un leader dans votre équipe, il n’y a aucun intérêt pour vous à porter excessivement les conflits des membres internes ou externes. Pour le bien de votre équipe et pour le vôtre, agissez avant de créer des effets secondaires durables.

01/Argumenter doit devenir une pratique naturelle

Si vous ne voulez pas faire partie de toutes ces personnes qui au prétexte d’éviter le conflit, n’aborde jamais la question qui fâche, apprenez à nommer vos conflits même avec vos supérieurs. L’idée n’est pas de dire agressivement « je ne suis pas d’accord… » ou « vous ne me respectez pas… » ou « vous ne comprenez pas… »… L’idée est d’aborder la question en parlant avant tout de vos besoins pour réaliser votre fonction correctement. Plus vite vous vous emparez des tensions, plus vite vous pouvez y faire face et les résoudre. La chose la plus importante est de ne pas incriminer votre adversaire. Le conflit deviendrait alors personnel et chacun se sentirait agressé. Si vous êtes un leader et que deux personnes ou deux personnes s’affrontent, donnez-leur l’occasion d’exprimer chacun leur point de vue, en fixant les règles de respect mutuel et de s’en tenir à la sphère professionnelle et non personnelle. Le travail relationnel ou le travail d’équipe est un sport de contact.

02/ Instaurer une relation de confiance et de respect

Pour résoudre un conflit, il est nécessaire d’emmener votre adversaire sur un terrain neutre (autre que le bureau, la salle de réunion, les couloirs…). L’idée n’est pas de se jeter à la figure des paroles qui auraient forcément des conséquences sur la relation ou le reste du groupe (collègues, partenaires de travail…). Le respect est la première chose importante, qui fonde votre capacité à résoudre le problème. Même si votre adversaire fait preuve de manque de respect, ne suivez pas son exemple et souvenez-vous que le respect n’a pas la même signification pour tout le monde –nous sommes sur un terrain avant tout émotionnel. Rappelez simplement à votre interlocuteur qu’il n’est pas question de perdants ou de gagnants mais d’une situation à laquelle vous cherchez une issue favorable pour chacun. Si la personne persiste dans son attitude, proposez-lui de poursuivre la conversation dans un moment plus favorable. Botter en touche est de la stratégie, pas de la faiblesse. Restez patient. Un conflit est une situation émotionnelle donc irrationnelle. Ce n’est pas la logique qui va résoudre la situation mais de vous occuper des besoins de votre interlocuteur et de faire connaître les vôtres (voir ma recommandation en 3 étapes dans la vidéo ci-dessus).

03/ Soyez capable de détecter le vrai problème

C’est évidemment le plus difficile mais souvenez-vous qu’un conflit repose d’abord sur un manque de compréhension et de communication autour des besoins et attentes de l’autre partie. Les émotions deviennent alors des jugements. Beaucoup de conflits professionnels naissent d’une déception émotionnelle, d’un manque de reconnaissance du travail accompli, et surtout d’une peur de l’avenir. Sachez recadrer d’où viennent vos tensions et celles de vos interlocuteurs. Occupez-vous d’abord de vos émotions et ensuite de celles de vos interlocuteurs. N’émettez surtout pas de jugement par anticipation : c’est le pire (du genre « si je ne peux compter sur toi aujourd’hui, comment le pourrai-je à l’avenir face à … »).

04/ Focalisez-vous sur l’aspect professionnel à résoudre et non sur la personne

Les conflits tournent à la guerre et aux rivalités lorsque l’on en fait un problème personnel. Les idées et les personnes se confondent alors. Encouragez l’esprit de curiosité. Concentrez le débat sur l’idée, la tâche ou le projet. Évitez de le faire – ou de le prendre – personnellement. Gardez la discussion sur les faits, les logiques et les événements, pas sur les personnes – même si c’est tentant ! Formez-vous à séparer votre identité de vos points de vue. Que quelqu’un n’aime vos idées, ne signifie pas qu’ils les attaquent. Accordez aussi à vos adversaires le bénéfice du doute : tout va très vite dans le milieu professionnel.

05/ Encouragez la diversité

C’est bien connu des naturalistes aujourd’hui : les populations et les espèces vivantes qui respectent le plus la diversité, survivent mieux que les autres. Chacun a quelque chose à apporter dans le cadre du travail. Même si nous nous laissons abuser par nos biais cognitifs, sous de multiples formes, souvenons-nous qu’ils nous rendent aveugles et trop sûr de nous. Ils ont pour rôle de nous faire répéter les succès passés or la situation réclame une ouverture d’esprit et de cœur différente. Agir en tenant compte de la diversité des points de vue et des attentes, est un véritable talent. Cela exige de développer son sens critique, y compris vis-à-vis de soi-même.

Auteur

Isabelle Cham

Fondatrice de Spark Life Success

Programme de leadership

06/ Restez humble

Le meilleur moyen de resté coincé dans un conflit est de chercher à avoir raison. Les discussions tournent au conflit de position ou de posture. Résoudre les tensions ne consiste pas à gagner un argument, mais à trouver la meilleure réponse à un problème. Il faut de la sagesse pour intégrer des points de vue opposés et cette sagesse est un entraînement permanent, pas seulement lorsque nous en avons besoin. Prenez de la hauteur en lisant des philosophes, des auteurs, en regardant la nature et les saisons… bref toutes formes d’activités qui vous rappellent que nous ne sommes que ce que nous sommes, c’est à dire des êtres parfaitement imparfaits, toujours en devenir.

A retenir

Si vous vous sentez dans un conflit depuis trop longtemps et que vous perdez votre énergie au travail, c’est que le moment n’est pas forcément venu de tout remettre en question pour vous et de chercher ailleurs. Le travail n’est pas un endroit de calme et de sérénité absolue. C’est un endroit de tensions où naissent des conflits qui font normalement avancer une structure, même s’il s’agit simplement de l’empêcher de tourner en rond. A travers votre réflexion, essayez de déterminer quel est le véritable problème qui vous empêche de progresser aujourd’hui. Est-ce le signal d’une fin de cycle où vous pensez avoir fait le tour de la question dans votre univers professionnel ? Est-ce un changement économique ou sectoriel, qui menace votre fonction actuelle ou vous demande d’acquérir de nouvelles compétences ? Est-ce une expérience que vous avez à présent et qui demande que vous lui donniez un nouveau défi ? En gros ne confondez pas les vrais problèmes qui méritent que vous redeveniez créatif pour votre métier, des problèmes que vous ne pouvez pas changer, sauf à modifier votre point de vue.

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8 attitudes clés pour être créatif et s’adapter

8 attitudes clés pour être créatif et s’adapter

8 ATTITUDES CLES POUR ÊTRE CRÉATIF ET S’ADAPTER RAPIDEMENT

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Introduction

Si nous pouvions zoomer notre vie ou celle des personnes que nous connaissons bien, nous nous rendrions compte que nous pouvons réussir presque tout ce que nous avons à l’esprit, en peu de temps. Mais comme une grande majorité de personnes, nous nous limitons avec divers freins que nous nous fixons tout seuls. Cela s’exprime souvent par « je n’ai pas assez de temps pour accomplir ceci… » ou par « Je ne suis pas doué pour cela… » ou encore « J’ai plus à perdre qu’à gagner à essayer de … ». Nous le sentons pourtant : la vrai raison est ailleurs ! Manque de confiance, peur l’humiliation en cas d’échec, incertitude face à l’avenir… Alors dans cet article, je vous propose de commenter 8 attitudes que vous pouvez cultiver pour accomplir sans délais ce que vous désirez réellement et arrêter de douter de vous ou de procrastiner.

rester créatif

01/ Stop aux ambitions absurdes

Ce que j’entends par là, c’est d’abord de se fixer des objectifs qui ne sont pas véritablement les vôtres. Vous savez : ce fameux chant de l’environnement qui depuis votre enfance sait mieux que vous ce que doit être votre avenir et votre bonheur. Vous n’êtes pas ici sur terre pour faire plaisir à qui que ce soit. Vous êtes ici c’est tout, en devant affronter diverses situations liées à notre époque. En prime vous avez hérité d’un ADN et d’un milieu d’origine qui tous deux, vous ont permis de développer des capacités et des réponses à votre environnement. Il est compliqué de s’en désolidariser à 100% mais il n’est pas impossible au cours de votre vie, de prendre le recul nécessaire pour investir totalement ce qui vous apporte le sentiment d’être à votre place, plein de ressources et heureux d’agir au quotidien. Certes nous ne faisons pas tous ce que nous avons rêvé de faire enfant mais ce n’est pas un problème en soi. Nos idées à l’origine n’étaient pas enrichies de notre expérience actuelle et nous ne menions pas nos réflexions avec toutes les contraintes que nous avons aujourd’hui. De nos jours, nous sommes bombardés d’informations via les réseaux sociaux, qui nous conduisent à rêver d’un autre nous-même, plus fort, plus audacieux, plus valeureux, parcourant la planète et créant de l’impact partout où nous posons les pieds. Revenons à la raison ! Chacun est différent et chacun a des problèmes sur lesquels il n’a pas de prise. Nous créons et organisons notre vie aussi avec ce nous sommes et c’est souvent déjà très courageux. Ne nous rajoutons pas de fardeaux en cherchant même inconsciemment à pousser nos limites au dehors de ce pour quoi nous sommes véritablement doué. Les personnes que vous admirez et qui peut être vous inspirent certaines ambitions personnelles, ont aussi leurs contraintes au départ. Elles cultivent leurs ambitions à partir de celles-ci. Faites-en de même. Ne vous laissez pas influencer par des modèles ou des idées irréalistes.

02/ Recadrez vos modèles

Je le répète très souvent : nous ne sommes pas responsables des émotions des autres mais nous sommes responsables des nôtres. Cela passe très souvent par une exploration de nos modèles subconscients, qui ont l’art de se manifester lorsque nous nous y attendons le moins – c’est-à-dire lorsque nous sommes en décalage avec ce que nous désirons ou lorsque nous connaissons un échec. Cela peut être à l’occasion d’une épreuve, d’une déception, ou encore d’une rencontre qui ne nous apporte pas le sentiment d’être bien ou encouragé dans nos efforts. Cela arrive souvent lorsque nous sommes en situation de créativité. Si nous ne pouvons pas éviter le problème à 100%, nous pouvons en revanche mieux nous connaître et accepter nos limites. C’est l’effort d’une vie ! Rien n’est jamais acquis dans ce domaine mais on progresse tout de même et certains signes nous mettent sur la voie. Le plus important est qu’en travaillant sur notre subconscient, nous libérons plus facilement notre créativité et nos facultés d’adaptation.

03/ Pratiquez la contre intuition

Apprenez à travailler dans des environnements contre intuitifs. J’aime l’adage chinois qui dit “lorsque tu tourne en rond, brise le cercle !”. Nous pouvons le comprendre de différentes façons mais j’aime à le mettre en perspective avec l’idée que lorsque l’on ne réalise pas nos rêves et nos projets, c’est que nous tournons nous aussi en rond, au milieu du même environnement et des mêmes habitudes de pensées. J’ai moi-même fait cette expérience à plusieurs reprises dans ma vie, notamment en cherchant à créer ma société. Tant que je pensais comme une salariée que j’étais, je ne pouvais faire le pas vers l’entrepreneuriat. Le jour où j’ai commencé à fréquenter des entrepreneurs, j’ai démystifié beaucoup de mes craintes et je me suis mise au travail. En évoluant dans un milieu qui ne fonctionnait pas avec mes paradigmes habituels, cela a rendu ma réflexion bien plus créative. Le prix est toujours l’inconfort : c’est donc ce qu’il faut admettre et dépasser. Il en va de même pour tous les grands créateurs de tous les temps. Leur intuition et leur imagination prennent leur envol lorsqu’ils quittent un milieu qui les astreint trop à penser selon un schéma directeur établi. C’est parfois en voyageant, en travaillant avec des environnements professionnels différents. Il arrive que cela se produise aussi au fond d’une geôle (réf. Nelson Mandela) ou au cours d’une crise personnelle (Réf. Edison, Jung, Ghandi, ML King…). Sans en arriver là, l’idée est de comprendre que nous sommes nourris dans notre créativité, lorsque les choses ne sont pas exactement à la place où nous les mettons habituellement. Dont acte !

Auteur

Isabelle Cham

Fondatrice de Spark Life Success

Programme de leadership

04/ Ne vous comparez pas

Comparez votre processus à celui de ceux qui réussissent. Ne vous comparez pas, pour autant à eux ou à leurs choix. Si vous avez des enfants autour de vous, c’est sans doute quelque chose que vous avez pu déjà observer. Lorsque vous montrez à un enfant comment réaliser quelque chose, il va le faire à sa manière avec succès. Si vous lui montrez le résultat que vous attendez, il va perdre pied. C’est exactement la même chose au cours de notre vie. Lorsque nous sommes orientés « processus », c’est-à-dire comprendre ce qui fonctionne le mieux pour obtenir ce que l’on désire, nous réussissons vite, avec nos moyens et nos talents propres. Lorsque nous cherchons à obtenir le même résultat que quelqu’un qui nous sert d’exemple, nous échouons lamentablement, parce que généralement nous projetons sur cette personne les qualités que nous aimerions avoir et qui ne sont pas notre point fort. Le processus est toujours sous notre contrôle et conduit au résultat. Le résultat des autres n’appartient qu’à eux-mêmes. Ne vous laissez pas submerger par leur exemple. Lorsque vous étudiez le processus de ceux que vous cherchez à imiter, n’essayez pas de tout faire. Chacun a sa propre stratégie. Même ceux qui sont au sommet de votre domaine ont des stratégies imparfaites. Trouvez les modèles qui fonctionnent chez eux et les choses clés que vous devez maîtriser. Maîtrisez-les au départ mais ensuite, innovez au-delà de ces modèles lorsque vous êtes prêt, de sorte que votre processus dépasse celui de ceux que vous admirez. Cela s’applique naturellement aux parcours et programmes que je propose ici. A partir de la méthodologie que je vous propose au départ pour trouver votre voie ou gérer votre défi actuel, cherchez ensuite au delà de vous approprier la méthode, de faire encore mieux avec vos propres ressources et expériences.

05/ Apprenez pour appliquer

La clé du succès n’a jamais reposé sur une connaissance encyclopédique mais sur la capacité à matérialiser ce que nous apprenons. Nous apprenons d’ailleurs d’autant mieux que nous appliquons rapidement nos connaissances. C’est un principe aujourd’hui admis communément. Petite, on me répétait que si je voulais mémoriser définitivement un nouveau mot, je devais m’exercer à le placer au moins 3 fois dans une phrase différente, au cours des jours qui suivaient. Cela donnait parfois des choses cocasses mais j’ai appris la leçon rapidement. L’important est de transférer vos nouvelles connaissances dans le monde réel, sans quoi, elles restent subjectives. Je ne peux que vous encourager moi-même à vous cultiver et vous former régulièrement. Je suis une adepte de la formation continue depuis toujours. Même entrepreneure, j’ai toujours consacré un temps suffisant à me former dans divers champs d’application. Cependant il est aussi important d’intégrer une connaissance en l’adaptant à notre domaine d’action. Cela la rend réellement intelligente et opérante. Nous obtenons aussi grâce à cette attitude, un retour d’expérience qui fait évoluer cette connaissance, en véritable expertise.

06/  CREEZ POUR MIEUX CHOISIR

C’est une idée fausse que de penser que l’on choisit mieux en réduisant dès le départ le nombre de choix possibles. Nous devons cette croyance à une idéalisation de la rationalité, qui conduit à adopter la première bonne idée qui passe, sans quoi nous serions « des éternels hésitants ». En fait, tout au long de notre existence, nous ne cessons de nous adapter à notre environnement, en combinant de nombreuses options possibles. Plus nous apprenons à penser et agir selon ce processus, plus nous ouvrons le champ des possibilités. Certains diront que c’est difficile de choisir entre trop d’idées. Il suffit de s’entrainer au discernement et à l’écoute de la sagesse de son coeur. Cela incite à ne pas agir sans cesse dans l’urgence. Tout cela s’apprend. Tous les créateurs de la Terre ont produit 10 fois, parfois 100 fois plus d’idées que leurs chefs d’œuvre. La quantité d’idées est le meilleur chemin vers la qualité. Plus vous produirez d’idées, plus vous en aurez. Certaines seront innovantes, d’autres originales. Peu importe. N’arrêtez jamais de créer.

être créatif

07/Une priorité à la fois

Comprenons-nous bien : si vous aimez comme moi faire plusieurs choses à la fois, ce n’est pas un problème. Cependant exercez-vous à n’avoir qu’une priorité à la fois et beaucoup d’organisation personnelle. Si vous ressentez trop de pression, recentrez-vous sur une seule chose essentielle pour faire avancer vos projets. Pratiquez la fameuse matrice d’Eisenhower ! Vous en trouverez des tas d’exemples sur internet. Pratiquez aussi la célèbre règle dite de Pareto, en identifiant les 20% d’activités qui produisent 80% des résultats que vous recherchez. A partir de là, intensifiez vos efforts sur ces 20% et prenez la peine de mesurer vos résultats pour les améliorer sans cesse. Quand on mesure la performance de nos actions, on le sait aujourd’hui, nos progrès s’accélèrent. Souvenez-vous du jour où vous vous êtes relevé la première fois, alors que vous marchiez à 4 pattes. Peut-être êtes-vous tombés plusieurs fois mais en concentrant vos efforts sur votre recherche d’équilibre, vous avez appris à marcher rapidement, puis à vous déplacer, puis à courir, puis à gagner peut être un marathon !

08/ Multipliez par trois vos objectifs

Démarrer quelque chose de nouveau dans notre vie nous donne toujours, qui que nous soyons, le sentiment que la tâche est démesurée pour nous seul. Nous avons beaucoup de choses à apprendre et il faut l’avouer, ce n’est pas le moment le plus opportun pour avoir confiance en soi. Tout créateur (même de sa vie !) souffre au départ d’un déficit de confiance en lui. Vous ne faites pas exception. Ce qui permet à certains de se dégager de ce sentiment, c’est à la fois de s’entourer correctement – parfois de savoir rester seul quelques temps pour protéger son idée – ; C’est aussi de travailler à détecter les bons processus chez ceux qui leur servent d’exemple, dixit ce qui a été dit précédemment ; C’est aussi leur capacité à évaluer leurs perspectives un peu plus haut ou plus long terme que ce qu’ils prévoient au départ. Sans cette méthode, le risque est de refaire à l’infini ce que l’on sait déjà faire à la perfection et donc de faire du sur-place. Progresser c’est avancer sous la contrainte mais si peu de gens comprennent le terme « contrainte » de la bonne manière. Il n’est pas question de devenir esclave d’une situation ou d’être persécuté par quelqu’un d’autre ou encore de faire des choses à contre cœur. Il s’agit de trouver en nous les ressorts nécessaires pour viser plus haut et se donner des ailes. C’est un savant mélange d’ambitions raisonnées (pour éviter ce que nous avons vu au point n°1) et de capacités à entretenir notre propre motivation. Souvenons-nous que la motivation repose sur trois facteurs : 1) savoir quelle valeur nous accordons à votre but final ; 2) croire que certaines de nos habitudes et attitudes contribuent à notre succès ; 3) croire que nous pouvons réussir à appliquer ces habitudes et attitudes avec une vision à long terme. Dans le cas contraire, faites-vous aider. Il n’y a rien d’anormal à cela et il faut savoir accepter l’aide d’un mentor, d’un accompagnateur du changement, d’un parent ou amis bienveillant (à condition qu’il ne projette pas ses angoisses sur vous). Essayez aussi la force du travail collectif. A plusieurs, on est souvent plus créatifs et plus réactifs, même en travaillant chacun sur son propre projet. C’est en tout cas comme cela que nous concevons les choses au sein de Spark Life Success.

En résumé, souvenez-vous simplement, que l’Etre humain est fortement adaptable et capable de beaucoup plus qu’il ne le croit généralement. Ce qui l’aide à progresser, c’est à la fois de ne pas avancer avec son seul point de vue et d’avoir une pensée latérale, extensible, en exerçant davantage sa créativité.

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Pourquoi ne créez vous  pas d’impact

Pourquoi ne créez vous pas d’impact

Pourquoi vous ne créez pas d'impact ?

Vous êtes probablement au milieu d’un projet !

Le “milieu” d’un projet est toujours une période difficile à gérer. Voici pourquoi et comment vous pouvez tirer partie de cette situation.

Vous ne parvenez pas à développer de l’impact face à un projet sur lequel vous travaillez depuis un moment ou même face à votre propre transformation de vie ?
Au début, vous aviez l’enthousiasme pour votre projet, qui vous le savez de toutes les façons,  est un projet long terme. Plus tard, lorsque vous commencerez à voir la ligne d’arrivée, vous redoublerez alors d’efforts. Par contre, toute la période intermédiaire [le milieu] ressemble souvent à une traversée du désert interminable et vous êtes précisément dans cette période. Une période où nous nous demandons souvent pourquoi subir tout cela,  pourquoi tant d’embûches, d’échéances ou de tâches aussi stressantes que répétitives ?  “Pourquoi” – au point de remettre en question notre engagement de départ ou nous retrouver dans le brouillard épais de nos réelles motivations. Il en faut de peu pour abandonner, victime de ce que l’on prend alors pour nos illusions. La mauvaise nouvelle, c’est qu’il n’y a aucun moyen d’éviter cette période. La bonne nouvelle en revanche, c’est que l’on peut s’équiper du kit de survie et faire face un certain temps. Le cadeau ? A la sortie de cette zone intermédiaire, on constate que l’on est devenu plus fort et plus armé pour réaliser la percée désirée.

A quoi servent les périodes intermédiaires ?

Se focaliser sur les progrès

Quand faire une pause ?

Auteur

Isabelle Cham

Fondatrice de Spark Life Success

Programme de leadership

Cinq étapes pour mémoriser et maîtriser ce que vous lisez.

Cinq étapes pour mémoriser et maîtriser ce que vous lisez.

lecture

Cinq étapes pour  mémoriser et maîtriser ce que vous lisez.

Il y a des livres, je vous l’accorde, que vous lirez deux ou trois fois dans votre vie, tant ils recèlent de leçons essentielles que nous ne pouvons capter en une seule lecture. Cependant il y a aussi des centaines de livres que vous aimeriez avoir lu, ne serait-ce que pour en retirer les 3 ou 4 clés qui vous aident à progresser ou que vous pouvez appliquer ensuite dans votre création de contenu pour travailler votre marque entreprise ou votre marque professionnelle #professionalbranding. Voici comment les lire en une fois et en retirer un maximum de valeur.

Lecture

Comment retirer 10 fois plus de valeur de vos lectures

Commençons par reconnaître l’évidence : compte tenu du volume industriel  de non-fictions éditées aujourd’hui, les auteurs ont acquis des méthodes pour garnir leurs ouvrages et justifier d’un prix au-delà de 23€. La plupart du contenu est pratiquement superflu. Personnellement, lire l’expérience de l’auteur sur des dizaines de lignes m’exaspère toujours. Pourtant je sais que c’est recommandé par l’éditeur pour rendre le propos plus « émotionnel » et touché le cerveau du lecteur plus surement. La vérité c’est que cela m’intéresse lorsque je connais l’auteur personnellement. Sinon je passe. Il en va de même pour les anecdotes, les exemples qui se répétent et les explications redondantes. Cela peut être en effet utile pour mieux comprendre un concept compliqué ou si vous découvrez totalement le sujet, surtout si l’exemple s’applique à des situations réelles. Cependant la plupart du temps, les concepts ou méthodes sont assez bien expliqués ou détaillés. Tout le reste ne sert qu’à convaincre de leur bien fondé. Alors comment retenir l’essentiel  de vos lectures ?

01/ Avant de commencer la lecture

Si c’est la première fois que vous suivez ce processus, prenez cinq minutes pour créer une structure de dossiers simple sur votre ordinateur (type Evernote) ou prenez un bloc papier assez grand. Créez des dossiers sur votre ordinateur/Evernote ou sélectionnez plusieurs pages de votre bloc papier, en mettant un titre sur chacune d’elles : « A retenir » ; « Idées » ; « Chiffres & données » ; « Concepts utiles » ; « Citations à retenir » ; « Méthodes » ; « Marketing » ; « Management »… Votre classement dépend de ce que vous voulez apprendre et retenir. Là où une application comme Evernote sur PC devient plus intéressante que le bloc papier, c’est que vous pouvez créer aussi des sous-dossiers pour organiser de manière plus fine vos recherches. Vous pouvez aussi en créer plus tard et répartir vos informations différemment après réflexion. Peu importe cependant : en toute honnêteté, je pratique les deux, selon que je suis étendue sur un transat ou assise, consciencieusement pour lire mon livre. C’est tout ce dont vous avez besoin pour commencer. Ne vous inquiétez pas de négliger des catégories. Vous pouvez toujours en rajouter plus tard.

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02/ Lisez et marquez

Je ne suis pas adepte de la lecture rapide entre les lignes. Je lis suffisamment vite depuis le temps pour m’apercevoir d’un coup d’œil où va l’auteur et aller vite à l’essentiel. Question d’entraînement : vous pouvez y arriver aussi. Par contre et contre l’opinion de tous les puristes du genre, je stabylote et souligne tout ce qui m’intéresse dans un livre (aujourd’hui sur les liseuses c’est encore plus facile). Évidemment, cela ne s’applique pas au roman, à la poésie ou à mes auteurs préférés ! Pour eux je réécris religieusement leurs phrases sacrées mais pour le reste des ouvrages non littéraires que je lis, à mes yeux, ce sont des livres avant tout vivants. Ils sont comme un dialogue avec l’auteur, à qui je pose les questions qui m’intéressent, en surlignant ou soulignant certains passages. J’ajoute même des petits marque-pages autocollants. Concentrez-vous sur l’essentiel. Dans chaque chapitre il y a rarement plus d’une idée importante. C’est un vrai travail de synthèse : c’est bon aussi pour le cerveau.

 

03/ Organisez

A la fin de votre lecture complète, créez un nouveau document avec le titre du livre et son auteur. Reprenez vos notes, marquages et surlignages. Lorsque vous arrivez à un passage marqué ou en surbrillance, relisez-le. Cela vous semble encore important ? Consignez-le dans votre dossier thématique (ou dans votre sous-dossier directement) ou sinon sur votre bloc papier organisé à cet effet. Petite astuce, avec l’utilisation de Kindle : tous vos passages surlignés au cours de la lecture, peuvent être exportés dans un document que vous vous envoyez par email. De là vous avez tous vos passages importants. Il s’agit maintenant de relire et de garder l’essentiel. Vous allez vite vous rendre compte en parcourant vos notes que la plupart des passages ou informations que vous avez voulu garder, sont similaires à d’autres passages ou supérieurs à ceux que vous avez déjà notés. C’est systématique dans tous les livres de non-fiction. Les auteurs se répètent, expliquent les concepts de différentes manières et utilisent différentes analogies. Dans ce cas, supprimez l’ancien enregistrement et remplacez-le par le nouveau. Si vous n’êtes pas sûr, enregistrez les deux. Vous modifierez plus tard. Dans la perspective de réutiliser ces notes plus tard, pour faire face au facteur oubli, n’omettez pas d’inscrire des numéros de pages ou des numéros de chapitres ou l’horodatage pour les livres audio,  afin de pouvoir retrouver facilement vos informations et les passages qui les encadrent.

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04/ Appropriez-vous

A ce stade vous avez déjà en soi le livre à l’état pur, sans fioriture, sans redondance, sans propos inutile. Lisez alors « le résumé de votre lecture » une ou deux fois à quelques jours d’intervalles (d’où l’intérêt que votre résumé ne fasse que trois pages : vous me suivez ?!). Vous pouvez commencer à lire un autre livre dans l’intervalle : votre résumé suffit pour avancer à cette étape. A cette étape, il s’agit en fait maintenant de vous approprier les principales démonstrations de l’auteur. C’est à vous maintenant à reformuler ses propos avec vos propres mots mais surtout, c’est le moment de vous servir de cette nouvelle connaissance pour l’intégrer dans votre vie quotidienne, dans votre approche, vos relations, etc. Plus jeune on me répétait que pour retenir le sens d’un mot, il fallait l’écrire très vite soi-même ou l’utiliser verbalement, dans au moins trois contextes différents. C’est un peu la même chose ici. Articulez votre nouvelle connaissance d’au moins trois manières différentes dans les semaines qui suivent votre lecture. L’idée clé à ce stade, est de comprendre que vous devez restituer cette nouvelle connaissance, comme si vous vouliez l’enseigner à quelqu’un d’autre. Cette connaissance deviendra vôtre, définitivement et vous n’aurez jamais l’air d’un pédant. Juste de quelqu’un qui a compris et progresser.

 

05/ Catégorisez

Vous allez très certainement appliquer cette technique lors de vos prochaines lectures. Au bout de quelques mois, vous aurez donc plusieurs résumés d’ouvrages à votre service. Allez-vous les lire régulièrement ? Je ne le pense pas ! C’est pour cela que vous avez intérêt à aller encore un peu plus loin, en créant la crème de la crème de vos lectures. L’intérêt d’avoir fait des catégories au départ, en lisant chacun de vos ouvrages, c’est de pouvoir maintenant disposer d’une synthèse pour chacune d’elles. Ainsi vous résumez les meilleurs propos de l’ensemble de vos lectures pour obtenir une synthèse par exemple sur : « quels sont les meilleurs conseils pour tirer parti 10 fois plus de valeur de chaque lecture ». Là encore, essayez de garder un document de trois pages maximum et relisez-le régulièrement. Il s’agit d’une anthologie, vous l’avez compris. Cela a l’avantage de vous aider à déclencher une mémoire mnémotechnique sur l’ensemble des ouvrages que vous avez lus et annotés. Avec le temps et la pratique, vous allez vous sentir de plus en plus à l’aise avec ces techniques. Elles n’auront rien de fastidieux parce que vous aurez le sentiment de progresser et surtout de pouvoir réutiliser avantageusement tout le contenu essentiel. En tout cas, je vous souhaite bonne lecture et de profiter de l’essentiel de chaque auteur, en cessant de regarder sur votre étagère, tous les livres qu’il vous reste encore à lire !

 

Que retenir

Vous le savez maintenant, j’ai passé une partie de ma vie professionnelle dans la communication et on ne se refait pas. Cependant je crée des articles comme celui-ci parce qu’il est essentiel, pour réaliser vos projets d’avenir, d’investir un minimum dans l’acquisition de compétences autour de votre propre communication. Cela peut concerner la création d’un blog mais aussi plus communément, vote capacité à créer du contenu expert pour votre employeur ou votre secteur d’activité, ou encore à travailler votre marque professionnelle personnelle, dans la perspective d’accueillir des changements futurs dans votre statut professionnel. Tout cela prend du temps et vous devez apprendre petit à petit, les techniques essentielles. J’espère à ce titre que cet article vous aidera dorénavant à gérer vos lectures de manière active, dans l’idée de créer du contenu de valeur.

>> > Cet article est rédigé dans le cadre des ressources que je fournis au delà de la méthode CLEAR© pour concrétiser vos ambitions professionnelles en tant que jeune cadre dirigeant ou cadre dirigeant.

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L’équilibre de vie est sans doute la question que l’on se pose toute son existence en tant que dirigeant, sans trouver pour autant de bonne réponse. Et pour cause, l’équilibre ne pourra jamais exister entre l’un et l’autre, du moins selon la conception que nous en avons, c’est-à-dire de tenter d’en faire autant pour l’un et l’autre, comme sur les plateaux d’une balance. Bon courage si vous voulez persévérer. Alors voici de quoi faire évoluer aujourd’hui votre perception des choses. 

équilibre de vie

ssonL’équilibre de vie ne rime pas avec compétition entre perso et pro

La réponse la plus simple réside dans le fait qu’en prenant le problème de cette façon, nous entrons dans un rapport de mesure qui oppose sans cesse vie personnelle et vie professionnelle. C’est automatiquement une manière de les opposer alors que l’une comme l’autre sont tout simplement la vie. La vie professionnelle d’un leader occupe de plus en moyenne 60% de son temps de vie. En opposant vie perso et vie pro, le risque est d’opposer inconsciemment « plaisir » d’un côté et « obligations » de l’autre. Ce n’est évidemment pas le sens de la vie pour la plupart d’entre nous. Travailler pour se payer des loisirs ne signifie pas grand-chose pour beaucoup d’entre nous. La question qui se pose donc, c’est comment puis-je avoir une belle vie qui ressemble à ce que je suis, en termes de capacités naturelles, de goûts, de désirs et d’expérience. Ensuite, comment puis-je jongler entre mes différentes priorités, sans stress, avec une certaine organisation personnelle et en en tenant sur le long terme. Tout le monde peut aspirer à un travail qu’il aime, dans un environnement qui lui convient et qui lui laisse assez de temps pour profiter de sa vie personnelle, familiale, réaliser des activités créatives ou physiques… Pendant longtemps j’ai pensé que cela était le privilège de plus astucieux que moi. Jeune cadre, je me souviens, avoir eu une discussion un jour avec des collègues et leur décrire à peu de choses près, la vie que j’ai aujourd’hui. Je me voyais vivre entre une grande ville et un bout de campagne plus calme. Je me voyais écrire le matin tôt à la fraîche, travailler ensuite sur mes consultations jusqu’à environ 17 heures, puis m’octroyer un temps de ressourcement physique, avant de continuer quelques heures encore. Je me voyais travailler beaucoup car j’aime produire et créer. Cela ne m’a jamais dérangé de travailler beaucoup. La seule chose qui était claire pour moi à l’époque, était que je ne voulais pas faire un travail qui n’ait aucun impact par rapport à mes valeurs. J’étais alors une jeune cadre, vivant dans un milieu difficile et compétitif, et ne voyais vraiment pas comment cela pourrait se produire un jour. Pour tout vous dire, je désespérais un peu à l’époque.

01/ Pour rechercher l’équilibre de vie, commencez par accepter vos besoins… ils ne ressemblent à aucun autres !

La première chose pourtant qu’il est nécessaire de comprendre lorsque l’on veut percer, c’est qu’il faut avoir le courage de dresser le tableau de nos besoins. Nous savons au fond de nous quels sont -ils, ainsi que nos désirs. Nous n’avons pas besoin de ressembler à qui que ce soit pour cela. Notre vision de la vie et du travail doivent nous suffire à nous guider intérieurement mais surtout à accepter notre besoin et nos différences.

02/ L’équilibre de vie ce n’est pas tout concilier

Lorsque nous avons cette image inspirée et inscrite en nous de la vie que nous désirons réellement, il est déjà plus simple de faire des choix et d’éviter de s’éparpiller dans tout. Cependant cela ne suffit pas. Beaucoup de mes clients arrivent avec des plans ultra remplis qu’ils veulent réaliser pour les 3 ou 5 prochaines années, en se disant qu’avec les bonnes méthodes, ils arriveront à tout concilier. Il est, tout à fait possible de mener leurs différents plans et même parfois d’aller au-delà de ce que leur imagination. Cependant ils doivent d’une part apprendre à faire des choix et définir où ils veulent mettre leurs priorités aujourd’hui. Demain, après-demain, dans un an, ces priorités changeront mais entre-temps ils auront gardé toute leur énergie pour se consacrer à ce qui les appelle aujourd’hui. A vouloir tout faire au même rythme et avec la même attention on s’expose à deux erreurs courantes : le surmenage d’une part, l’incapacité à accueillir des événements dans notre vie qui peuvent pourtant nous aider à voir plus loin. Le stress et le surmenage entraînent en effet fréquemment un manque de perspicacité et de lucidité sur les situations vécues, qui se soldent par des décisions prises dans l’urgence avec toutes leurs conséquences néfastes pour notre motivation et notre estime de nous-même.

Auteur

Isabelle Cham

Fondatrice de spark Life Success

Programme de leadership